‹ Vie de Monseigneur de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 51 sur 118 · TIB DE M0K8B16NIU11 DE SIMONT · texte numérisé non relu

TIB DE M0K8B16NIU11 DE SIMONT

dangereux, cet amour-propre, cette vanité secrète qu'il est si difficile de surmonter, qui nous fait renoncer avec peine à une opinion et nous rend si pénible Faveu d'une erreur. La deuxième, c'est que de même que quand nous voyons la lumière du soleil, nous ne doutons pas que cet astre n'éclaire notre horizon, lors même que quelque obstacle nous empêche de le voir; de même, quand une vérité sera solidement établie, que les preuves seront sans réplique, nous ne prétextions pas quelques obscurités, indépendantes de

ces preuves pour nous empêcher de l'admettre

Notre esprit est. trop borné pour que rien ne lui échappe; il lui suffit de voir clairement la liaison nécessaire de la vérité qu'il conçoit avec celle qu'il ne peut concevoir, pour les admettre toutes deux sans crainte d'erreur.... »

M. de Villers fut sensible aux avances que lui faisait M. de Simony. Il ne put s'empêcher d'y voir, nonseulement une nouvelle preuve de son amitié, mais un préjugé favorable à une religion qui lui inspirait un zèle aussi tendre que désintéressé. Il prit l'engagement de répondre à toutes les lettres de M. de Simony, de lui soumettre franchement ses difficultés, et d'embrasser la vérité aussitôt qu'elle lui apparaîtrait. A quelque temps de là, M. de Simony lui écrivait :

« J'ai très-bien compris, mon cher frère, les raisons de votre silence , et je vous savais trop occupé d'ailleurs pour attribuer à l'indifférence le défaut de vos lettres; de plus, votre amitié m'est trop bien connue pour que rien puisse désormais en affaiblir la persuasion en moi. J'ajouterai encore que je serais bien fâché que notre correspondance fût une affaire de

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