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ensuite de l’autre, il dit de même, Et celui-ci répondant, dit : J’y vais, Seigneur, et il n’y alla point. Lequel des deux a fait la volonté du père ? Ils lui dirent : Le premier. Jésus leur répliqua : En vérité, je vous dis que les publicains et les femmes de mauaise vie vous précèderont dans le royaume de Dieu. Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice et vous n'avez pas cru en lui ; mais les publicains et les femmes de mauvaise vie ont cru en lui; et vous, ayant vu cela, vous n’avez pas même eu de repentir ensuite, de manière à croire en lui.
Ecoutez une autre parabole : Il y avait un homme, père de famille, qui planta une vigne et l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour ; il la loua ensuite à des vignerons, et partit pour un voyage. Or, lorsque le temps des fruits approcha, il envoya ses serviteurs aux vignerons, pour en recevoir les fruits 1, Mais les vignerons s'étant saisis de ses serviteurs, déchirèrent ? l’un de coups, tuèrent l’autre et en lapidèrent un autre. Il envoya encore d’autres serviteurs
en plus grand nombre que les premiers, et ils leur
1— t Saint Mare et saint Luc en rapportant ici la même parabole disent que le maître de la vigne envoya un serviteur ; puis un autre ; puis encore un autre..Saint Matthieu emploie le pluriel et dit : Il envoya ses serviteurs.
2—Ils déchirèrent, ete. C’est le vrai sens du texte ; car le mot employé par la Vulgate signifie fuire tomber, couper, trancher, tailler en pièces ; et celui du Grec, écorcher, arracher, enlever la peau.
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firent pareillement, Enfin, ayant un fils unique qui lui était très-cher, il le leur envoya le dernier, disant : Ils respecteront mon fils. Mais les vignerons voyant le fils dirent en eux-mêmes : Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et nous aurons son héritage. Et après l’avoir pris, ils le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Lors donc que viendra le maître de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons ? Ils lui répondirent : Il fera mourir misérablement ces misérables, et il louera sa vigne à d’autres vignerons qui lui en rendront le fruit en son temps. Jésus leur demanda : N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures : La pierre rejetée par ceux qui bâtissaient, est devenue un sommet d'angle. Ceci est l’œuvre du Seigneur et elle est admirable à nos yeux. C’est pourquoi je vous dis que le royaume de Dieu vous sera Ôté, et qu’il sera donné à un peuple qui en produira les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre, se brisera ; et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera.
Or, lorsque les princes des prêtres et les pharisiens eurent entendu ses paraboles, ils comprirent que c'était d’eux qu’il parlait. Et cherchant à se saisir de lui, ils craignirent le peuple, parce qu’il le regardait comme un prophète. Jésus reprenant, leur parla de nouveau en paraboles, disant : Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit les noces de son fils. Or, il envoya ses serviteurs appeler les conviés anx noces ; maïs ils ne voulurent point venir. Il envoya encore d’autres
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alliance avec l'humanité tout entière par l'établissement de
serviteurs, disant : Dites aux conviés : Voilà que j'ai préparé mon festin, mes bœufs et les animaux.engraissés ont été tués ; tout est prêt, venez aux noces. Mais ils n’en tinrent pas compte, etils s’en allèrent, l’un à sa maison des champs, et l’autre à son négoce. Les autres se saisirent des serviteurs, ct après les avoir outragés, ils les tuèrent. Or, lorsque le roi l’eut appris, il en fut irrité ; et ayant envoyé ses armées, il extermina ces meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : Les noces ont été préparées, mais ceux qui avaient été conviés, n’en ont pas été dignes. Allez donc dans les carrefours, et tous ceux que vous trouverez, appelez-les aux noces, Et ses serviteurs s'étant dispersés sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, bons et mauvais, et la salle des noces fut remplie de convives. Or le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut un homme qui n’était point revêtu de la robe nuptiale. I lui dit : Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir la robe nuptiale ? Et celui-ci resta muet. Alors le roi dit à ses serviteurs : Liez-lui les pieds et les mains et jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là sera le pleur et le grincement de dents. Car beaucoup sont appelés, mais peu élus !.
1—Car beaucoun sont appelés, ete. Ces paroles sont la conclusion naturelle € {x parabole, d'après laquelle beaucoup de ceux qui avaient été invités au festin des noces ne s’y rendirent pas.
—En s’unissant à notre nature, le Fils de Dieu a voulu faire
0 j'ai XX.—PHARISIENS ET RHÉRODIENS, ENDRE À CÉSAR CE QUI EST
À CÉSAR. RÉSURRECTION DES MORTS. VIE ANGÉLIQUE. (| Gra1s- SADDUCÉENS CONFONDUS, AMOUR DE DIEU ET DU il Mais PROCHAIN. LE CHRIST, FILS ET SEIGNEUR DE Lt DAVID (Marr,, XXI. —Manc., XIL.—Lue, XX.). | 1 à sa | Ve Fé.à : k (4 utres Alors les Pharisiens s’en allant, se concertèrent pour | ‘agés, le surprendre dans ses paroles, afin de le livrer au fl n fut magistrat et au pouvoir du gouverneur, Ils envoyèrent | PES 4 : ic [il 14 CCS donc des gens qui feignatent d'être justes, leurs disciples | ser vi- Re ST N d son Eglise, Au festin des sont servis la doctrine, Îles M
t qui exemples, les sacrements, la personne même de Jésus-Christ. Il th donc La dernière et éternelle consommation de cette divine alliance H , : : s : , A (nl REA s’'accomplira dans le ciel, Malheur à qui refuse de se rendre à L' [SFres l'invitation ! Mais ce n’est pas assez de venir: il faut se dépouil- | )ersÉS ler du vieil homme et se revêtir du nouveau (Mgr Gaume.). |
-Les rois d'Orient ont coutume d'envoyer à ceux à qui ils veulent faire honneur, ou qu'ils invitent à leur table, des habits aplie de fête avec lesquels ils doivent paraître en leur présence,
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aient Ainsi, quelque pauvre que fût celui qui avait été invité, on * avait droit d'attendre de lui qu'il parût au festin avec l'habit >vetu nuvtial : car le roi le lui avait envové. Ceci trouve une belle ptial ; car le roi le lui avait envoyé, Ceci trouve une bellt
es-tu . application. Dans le baptême, où nous sommes admis dans l'Eglise chrétienne, nous sommes revêtus de l’habit d'innocence et de justice, Cet habit, nous devons le conserver pur, ou le 1i les purifier de nouveau dans le sacrement de pénitence, quand nous avons eu le malheur de le souiller ; car ce n’est qu'avec cet habit que nous pourrons être agréables au Roi du ciel et de la ents. terre, quand au jour du jugement nous paraîtrons devant lui pour prendre part à son banquet céleste, Ainsi, il est ici question du royaume de Dieu dans la consommation : car nul ne peut entrer dans ce royaume si ce n’est le juste (D’Allioli.).
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. —Pauci vero electi ; peu d'élus : Parce que d’abord sont rejetés jrent tous les premiers invités et qui ne voulurent pas venir; c’est-
à-dire, tous les Juifs qui ne crurent point en Notre-Seigneur : faire et c’est à eux proprement que s'adresse cette parabole. Ajoutez
à ces premiers, cet homme seul qui, parmi les autres invités
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avec des hérodiens !, disant : Maître, nous savons que vous êtes vrai, que vous enseignez la voie de Dieu dans la vérité et que vous n'avez égard à qui que ce soit ; car vous ne considérez point la face des hommes ?. Dites-nous donc ce qui vous en semble : HEst-il per’nis de payer le tribut à César, ou non? Mais Jésus, leur malice connue, dit : Hypocrites, pourquoi me tentezvous ? Montrez-moi la monnaie du tribut. Et eux lui présentèrent un denier. Jésus leur demanda : De qui sont cette image et cetteinscription ? Ilslui répondirent : De César. Alors il leur répliqua : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce quiest à Dieu. Ce
qui se rendirent, entra, lui aussi, mais sans être revêtu de la robe nuptiale : il représente tous les mauvais chrétiens. Mais comme Naire-Seigneur n'avait pas directement l'intention de les désigner ici, il se contente d'indiquer en passant, par l'exemple de ce seul invité, que ceux qui vinrent ou qui crurent en Notre-Seigneur, ne seraient pas tous sauvés, mais seulement ceux qui (au jour du jugement,) se trouveraient revôtus de la robe nuptiale, c’est-à-dire de 1x charité et des saintes œuvres qui l’accompagnent. Zta Glossa, Maldonatus et alii. (Corn-à-Lup.),
1—Par les hérodiens dont il est ici question, les uns entendent des membres d’une secte de ce nom, les autres de simples partisans d’'Hérode qui étaient, comme la secte elle-même, pour les Romains, et par conséquent opposés aux pharisiens ; de sorte que, de quelque manière que le Sauveur répondit, il ne pouvait manquer d'être accusé par l’un ou l’autre parti, Mais il sut éluder leur dersnnde et éviter ainsi le piège qu’ils lui tendaient.
2— La face des hommes, c'est-à-dire leur qualité, leur condition. Le sens de ce passage est que le Sauveur ne faisait acception de personne.
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qu'ayant entendu, ils furent saisis d’admiration et le laissant, ils s’en allèrent, )
Ce jour-là, vinrent à lui les sadducéens qui disent qu’il n’y a point de résurrection, et ils l’interrogèrent, disant : Maître, Moïse a dit: Si quelqu'un meurt n'ayant pas d'enfant, que son frère épouse sa femme et suscite des enfants à son frère. Or, ii y avait parmi nous sept frères : le premier ayant pris une femme, mourut, et n'ayant point eu d'enfants, il a laissé sa femme à son frère. Pareillement le second et le troisième, jusqu’au septième. ÆEnfin après eux tous la femme aussi est morte. A la résurrection donc duquel des sept sera-t-elle femme, puisque tous l’ont eue pour femme ? Mais, répondant, Jésus leur dit : Vous errez, ne comprenant ni les Bcritures, ni la puissance de Dieu. Les fils de ce siècle se. marient et sont donnés en mariage ; mais ceux qui seront trouvés dignes du siècle À venir et de la résurrection des morts, ne se marieront point et n’épouseront point de femmes ; car ils ne pourront plis mourir ; parce qu’ils sont égaux aux anges, et fils de Dieu, étant fils de la résurrection. Or, que les morts ressuscitent, Moïse le montre à l'endroit du buisson !, quand il appelle le Seigneur, le Dieu d'Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob,
1—A l'endroit du buisson ; c’est-à-dire dans son récit relatif au buisson (Ex. III. 1 et suiv.).
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Or, Dieu n’est point le Dieu des morts, maïs des vivants ; car tous vivent pour lui !,
Quelques-uns des scribes, prenant la parole, lui dirent : Maître, vous avez bien dit. Et on n’osait plus lui faire aucune qu stion. Mais les pharisiens apprenant qu'il avait réduit les sadduüeéens au silence, s’assemblèrent. Et l’un d’eux, docteur de la loi, qui avait entendu es sadducéens l’interroger, et voyant qu'il leur avait si bien répondu, l’interrogea, à son tour ; pour le tenter : Maître, quel est 12 grand commandement dela loi? Jésus lui répoudit : Le premier de tous les commandements est : Ecoute, Israël, le Seigneur ton Dieu est le seul Dieu ; tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton Âme, de tout ton esprit, et de toute ta force. Voilà le premier coinmandement, Le second est semblable à celui-là : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Aucun autre commande-
ment n’est plus grand.que ceux-là.
Et le scribe lui dit : Fort bien, Maître, vous avez , ,
dit en toute vérité qu’il n’y a qu’un seul Dieu, et il n’y
en a point d’autre que lui ; qu’on doit l’aimer de tout
1—-Je suis le Dieu d'Abraham, ete. Avec ces paroles qui sont prises de l’Exode (LIL. G.), Jésus-Christ prouve ici la résurrection des corps par l’immortalité de l'âme, parce que, en effet, ces deux dogmes sont inséparables. L'âme étant immortelle doit nécessairement être un jour réunie à son corps, pour y recevoir la récompense ou la punition qu'elle a méritée dans ce corps même, lorsqu'elle en était revêtue.
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JÉSUS-CHRIST 225 son cœur, de toute son intelligence, de toute son âme et de toute sa force ; et qu'aimer le prochain comme soi-rnême est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices. Jésus voyant qu’il avait sagement répondu, lui dit: Tu n’es pas loin du royaume de Dieu, Et personne m’osait plus l’interroger.
Or, les pharisiens étant assemblés, Jésus les interrogea, disant : Que vous semble du Christ ? de qui est-il fils ? Ils lui répondirent : De David. Il leur répliqua : Comment done David lappelle-t-il, en esprit, son Seigneur, disant : Le Seigneur à dit à mon Seigneur : Asseyez-vous à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de vos ennemis l’escabeau de vos pieds ? Si done David l'appelle son Seigneur, comment est-il son fils ? Et personne ne pouvait lui rien répondre, et, depuis ce jour, nul n’osa plus l'interroger. Et une grande foule l’écoutait avec plaisir.
XXI.—ÉCOUTER CEUX QUI SONT SUR LA CIAIRE DE MOISE. VANITÉ ET HYPOCRISIE DES SCRIBES ET DES PHARISIENS. REPROCHES DE JÉSUS-CIIRIST CONTRE EUX. PRÉDIC- TION CONTRE JÉRUSALEM. VEUVE DONNANT DE SON NÉCESSAIRE. (Mar, XXITI.—Marc., XIT.
—Lue, XX, XXI). À Alors Jésus parla au peuple et à ses disciples, disant : C’est sur la chaire de Moïse que sont assis les seribes et les pharisiens. Ainsi, tout ce qu’ils vous disent, observez-le et faites-le, mais n’agissez pas se'on leurs