LE JARDIN DE GETHSÉMANI
LÉGENDE
Le Jardin de Gethsémani a été entouré d’un mur, en 1848, par les Pères de Terre-Sainte et transformé en un parterre de fleurs. Les Pèlerins s’estiment heureux d’emporter quelques-unes de ces! fleurs épanouies en ces lieux sacrés, et les Francis- | cains se font un plaisir d’en distribuer le plus possible, afin que, rentrés dans leurs foyers, ces visiteurs privilégiés puissent satisfaire les pieux désirs de leurs! amis qui n’ont pas eu comme eux le bonheur de vénérer Jérusalem (Guide Indic.).
VIEUX OLIVIERs.—Ces arbres sont les plus vénérables qui existent, après l’arbre de la Vraie Croix ! Selon la tradition, ils existaient du temps de Notre-| Seigneur. Ainsi, ils auraient été les témoins muets | des prières, des soupirs, des larmes, des douleurs, de la sueur de sang, de lAgonie de l’'Homme-Dieu, la nuit lugubre qui précéda sa mort. Quoi qu’il en soit, ces arbres ont toujours été l’objet d’une grande vénération dans tout le cours des siècles. Ils sont | mentionnés dans nos anciennes archives et dans les relations de nos vieux Pèlerins. On en comptait 9 autrefois : le 9e a péri depuis, par suite de la dévotion indiscrète des Pèlerins. Leurs troncs sont énormes : le plus gros a plus de vingt-six pieds de circonférence.
Les Pèlerins, surtout ceux de France et du Canada, acceptent, avec une sainte avidité, une parcelle du bois de ces arbres, ou un chapelet fait avec les noyaux de leurs olives.
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peuple étant donc assemblé, Pilate dit : Lequel voulezvous que je vous délivre, Barabbas où Jésus, qui est appelé Christ ? Car il savait que c’était par envie qu'ils l'avaient livré. Or, pendant qu'il siégeait sur son tribunal, sa femine lui envoya dire: Qu'il n’y ait rien entre toi et ce juste; car j'ai beaucoup souffert aujourd’hui dans un songe à cause de lui. Mais les princes des prêtres et les anciens persuadèrent au peuple de demander Barabbas, et de faire périr Jésus. Le gouverneur done prenant la parole, leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ? Ils répondirent : Barabbas. Pilate leur demanda: Que ferai-je done de Jésus, qui est appelé Christ? Ils s’écrièrent tous : Qu'il soit crucifié. Le gouverneur leur répartit: Quel mal a-t-il fait? Mais ils criaient encore plus, disant : Qu'il soit crucifié. Pilate voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau et se lava les mains devant le peuple, disant : Je suis innocent du sang de ce juste: voyez vous-mêmes !. Et tout le peuple répondant, dit: Son sang sur nous et sur nos enfants! Alors il leur délivra Barabbas ; mais Jésus,
après l'avoir fait flageller, il le leur livra pour être
1—Les païens aussi se lavaient les mains, soit dans les alliances, soit dans les sacrifices qu'ils offraient eux dieux supérieurs, soit enfin pour expier un meurtre où se purifier d'un sang répandu même à la guerre: mais on pense généralement que Pilate a voulu dans cette circonstance se conformer à l'usage des Juifs pour leur être agréable.
crucifié 1, AuSsitôt les soldats du gouverneur menant Jsus dans le prétoire, rassemblèrent autour de lui toute la cohorte ?, et l'ayant dépouillé, ils l’enveloppèrent d’un manteau d’écarlate ; puis, tressant une coue ronne d’épines, ils la mirent sur sa tête, et un roseau dans la main droite ; et, fléchissant le genou &Gevant lui, ils le raillaïent, disant : Salut, roi des-Juifs. Et crachant sur lui, ils prenaient le roseau, et en frappaient sa tête. Après qu'ils se furent ainsi joués de lui, ils lui otèrent le manteau, le couvrirent de ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. Or, comme ils sortaient, ils
rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon ; ils le contraignirent de porter sa croix. Et ils vinrent au lieu appelé Golgotha, qui est le lieu du Calvaire. Là, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé avec du fiel ; mais lorsqu'il eût goûté il ne voulut pas boire. Après qu'ils leurent crucifié, ils partagèrent ses vêtements, jetant le sort; afin que fût accomplie la parole du prophète disant : Ils se sont partagé mes vêtements, et sur ma robe ils ont jeté le sort. Puis, s'étant assis, ils le | gardaient. Et ils mirent au-dessus de sa tête sa con- | damnation ainsi écrite : Celui-ci est Jésus, le roi des 1—Le supplice de la croix était la peine des esclaves, des | voleurs, mais surtout des séditieux, suivant les lois romaines. Les Hébreux, selon Maimonide, ne crucifiaient régulièrement
pas les hommes en vie, mais après leur mort ; ils les attachaient au poteau et les en détachaient avant le coucher du solcil,
| * 2—La cohorte romaine se composait de six cent vingt-cinq
| hommes.
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menant Juifs. Alors furent crucifiés avec lui deux voleurs, de lui l’un à droite ct l’autre à gauche. Or, les passants le nvelop- blasphémaient, branlant la tête, et disant: Ah! toi qui HA;GOUS détruis le temple de Dieu et le rebâtis en trois jours, OFeBu sauve-toi toi-même. Si tu es le Fils de Dieu, descends ant lui, de la croix. Puareillement, les princes des prêtres euxachant mêmes se moquant de lui avec les scribes et les anciens, À . .
sa, tête. disaient : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver luiè Li . .. LA .
DEérent même : s’il est le roi d'Israël, qu'il descende maintenant EME de Ja croix, et nous croirons en lui : il se confie en Dieu ; ent, ils qu’il le délivre maintenant, s’il veut; car il a dit: Je imon ; suis le Fils de Dieu. Or, c'était aussi l’insulte que r] . » .! . L] LL] . Î MRPARE lui faisaient les voleurs qui étaient crucifiés avec lui 1, j Ivaire, Mais, depuis la sixième heure, les ténèbres se répan- Ë u fiel ; dirent sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure 2, | ’ . ; Q , . Ù L Après Et vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte, À nents, k S arle que d’un seul voleur qui ait i é notre ä u pro- cneT S. Luc ne parle que d unseul VOLE qui “e FOa LH notre a | divin Sauveur sur la Croix. $. Hilaire, S. Chrysostôme et | et sur d'autres Pères pensent que d’abord les deux larrons blasphé- L ils le mèrent contre le Christ; mais que l’un d'eux, voyant ensuite j la patience de Jésus, les ténèbres et les prodiges, rentra en lui- ER même et crut en Notre-Seigneur. D'autres Pères, comme S. oi des Cyprien, S. Ambroise, S. Jérôme, $. Augustin, S. Léon... croient avec plus de vraisemblance que $. Matthieu parle par es, des synecdoque, employant le pluriel pour le singulier, disant : les ro larrons, pour signifier un des larrons; commes, Luce, à son tour, ement dira : les soldats lui présentèrent du vinaigre; pour un des haient soldats... $ AN F JP 2— Depuis la sirième heure..depuis midi jusqu’à trois heures, t-cit —toute la terre ; signifie selon plusieurs la Judée et quelques -cinq
pays voisins,
disant: Æli, Eli, lamma, sabacthani ? c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous délaissé ? Mais suelques-uns de ceux qui étaient là, et qui entendatent, disaient : C’est Elie que celui-ci appelle. Et aussitôt l’un d’eux, courant, prit une éponge, l’emplit de vinaigre, puis la mit au bout d’un roseau, et il la lui présentait à boire. Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Elie viendra le délivrer. Cependant Jésus, criant encore d’une voix forte, rendit l'esprit. Et voilà que le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, et la terre trembla, les pierres se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent et beaucoup de corps des saints qui s'étaient endormis ! se levèrent ; et sortant de leurs tombeaux, après sa résurrection, vinrent dans la cité sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes. Le centurion et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, voyant le tremblement de terre et tout ce qui se passait, furent saisis d’une extrême frayeur, et dirent : Vaiment, celui-ci était le Fils de Dieu. Il y avait aussi à quelque distance de là beauconp de femmes qui, de la: Galilée, avaient suivi Jésus pourleservir. Et parmi lesquelles étaient Marie- Madeleine, et Marie, mère de Jacques etde Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Or, quand il se fit soir, vint un homme riche d’Arimathie, du nom de Joseph, qui,
lui aussi, était disciple de Jésus. Cet homme vint à
1—Qui s'étaient endormis, c’est-à-dire qui étaient morts. Souvent dans l’Ecriture le sommeil est mis pour la mort.
-à-dire :
lélaissé ?
1i enten- Ile. Et l'emplit illalui Laisse, it Jésus, Et voilà lepuis le lerres se coup de yvèrent ; rrection, in grand iétaient ment de is d'une 1 était le tance de ent suivi it Marieph, etla soir, vint ph, qui, e vint à
it morts.
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