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LÉGENDE Notre Gravure représente un des Lieux les plus augustes du monde, où l’on ne doit monter qu’avec de saintes pensées, et que l’on visite dans un profond recueillement : elle nous montrela partie supérieure du Golgotha, ou Calvaire proprement dit.
Le Golgotha que l’on a taillé à dessein, servit de noyau à un édifice distinct qui fut englobé dans la Basilique au temps des Croisades. Il en occupe la partie Sud-Est, et s'élève à la hauteur de 15 à 16 pieds au-dessus du sol. On y monte par deux escaliers très raides, dont l’un a 18 marches, et l’autre 19.
L'Eglise ou Sanctuaire du Calvaire est établie, pour un quart environ, sur la surface du rocher et pour les trois autres, sur une plate-forme artificielle. Le Calvaire est sensiblement carré et mesure environ cinquante pieds, sur chacun de ses côtés.
Le côté droit, en montant, renferme le Lieu du dépouillement des Vêtements et du Crucifiement : le fond laisse voir un autel monumental en bronze, et une série de lampes qui brûlent jour et nuit : c’est l’Autel de la Crucifixion.
Le côté gauche renferme le Lieu de la Plantation de la Croix, que la Gravure laisse voir aussi trèsvisiblement.
Ces deux Chapelles parallèles partagent ainsi le sommet du Calvaire : deux piliers massifs les séparent. Adossé au pilastre du fond, entre les deux Chapelles du Calvaire, se trouve l Autel du Stabat Mater. C’est l'endroit précis où Marie, la Mère des douleurs, reçut dans ses bras le corps inanimé de son Divin Fils !
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bandé les yeux, ils le frappaient au visage, et l’interrogeaient, disant : Prophétise qui est celui qui t’a frappé. Et blasphémant ainsi, ils faisaient beaucoup d’autres choses contre lui. Lorsque le jour se fit, les anciens du peuple, les princes des prêtres et les scribes s’assemblèrent, et le firent venir dans leur conseil, disant : Si tu es le Christ, dis-le-nous. Il leur répondit: Si je vous le dis, vous ne me croirez pas. Et si je vous interroge, vous ne me répondrez pas, nine me renverrez. Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. Alors ils dirent tous: Tu es donc le Fils de Dieu? Et Jésus répondit: Vous le dites, je le suis. Et eux repartirent : Qu’avons-nous besoin d’autre témoignage ? Car nous-mêmes nous l'avons entendu de sa propre bouche. Ettoute l’assemblée se levant, ils le menèrent à Pilate. Et ils commencèrent à l’accuser, disant: Nous avons trouvé celui-ci pervertissant notre nation, défendant de payer le tribut à César, et disant qu’il est Christ roi. Or, Pilate l’interrogea, disant : Es-tu le roi des Juifs? Jésus répondant, dit: Tu le dis. Alors Pilate dit aux princes des prêtres et à la multitude: Je ne trouve aucune cause de mort en cet homme. Mais eux insistaient, disant : Il soulève le peuple, enseignant par toute la Judée, commençant par la Galilée jusqu'ici. Pilate entendant nommer la Galilée, demanda si cet homme était Galiléen. Et dès qu’il sut qu’il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya à Hérode, qui était
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lui-même à Jérusalem en ces jours-là. Hérode, voyant Jésus, s’en réjouit beaucoup, car il désirait depuis longtemps de le voir, parce qu’il avait entendu dire beaucoup de choses de lui, et qu’il espérait lui voir faire quelque miracle. Il lui faisait done beaucoup de ques- . tions ; mais Jésus ne lui répondait rien. Cependant se trouvaient là les princes des prêtres et les scribes, l’aceusant sans relâche. Mais Hérode avec sa cour le méprisa ; il se joua de lui après lavoir revêtu d’une robe blanche et il le renvoya à Pilate. Et Hérode et Pilate devinrent amis ce jour-là même ; auparavant ils étaient ennemis l’un de l’autre. Or Pilate ayant convoqué les princes des prêtres, les magistrats et le peuple, leur dit: Vous m'avez présenté cet homme comme soulevant le peuple ; et voilà que, l'interrogeant devant vous, je n’ai rien trouvé en lui de ce dont vous l’accusez, ni Hérode non plus : car je vous ai renvoyés à lui, et on ne l’a convaincu de rien qui mérite la mort. Je le renverrai done après l’avoir fait châtier. Car il était obligé de leur remettre un prisonnier pendant la fête. Mais la foule tout entière cria : Otez celui-ci du monde, et délivrez-nous Barabbas. (Lequel, à cause d’une sédition qui s'était faite dans la ville, et d’an meurtre, avait été mis en prison.) Pilate leur parla de nouveau, désirant renvoyer Jésus. Mais eux redoublaient leurs clameurs, disant : Crucifiez-le, crucifiez-le ! Et Pilate, pour la troisième fois, leur dit : Mais quel mal a fait celui-ci? Jene trouve aucune cause de mort en lui;
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je le châtierai donc et le renverrai.. Mais ils insistaient avec de grands cris, demandant qu’on le crucifiât ; et leurs cris devenaient de plus en plus forts. Et Pilate ordonna que ce qu’ils demandaient fût exécuté, Ainsi il leur délivra celui qui avait été mis en prison pour cause de sédition et de meurtre et qu’ils demandaient, et il abandonna Jésus à leur volonté. Or, comme ils l’'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et le chargèrent de porter la croix derrière Jésus. Or, une grande foule de peuple et de femmes le suivaient, se frappant la poitrine et se lamentant sur lui. Mais Jésus, se tournant vers elles, dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. Car voici que viendront des jours où l’on dira : Ieureuses les stériles et les entrailles qui n’ont pas engendré et les mamelles qui n’ont point allaité. Alors ils commenceront À dire aux montagnes : Tombez sur nous ; et aux collines : Couvrez-nous. Car, si l’on fait ainsi au bois vert, que sera-t-il fait au bois sec? On conduisait aussi avec lui deux autres hommes qui étaient des malfaiteurs, pour les mettre à mort. Et lorsqu'ils furent arrivés au lieu qui est appelé Calvaire, ils le crucifièrent, et les voleurs aussi, l’un à sa droite et l’autre À sa gauche. Mais Jésus disait : Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. Partageant ensuite ses vêtements, ils y jetèrent lesort. Et le peuple était là, regardant, et les chefs le raïllaient
VIE DE N-8, avec le peuple, disant : Il a sauvé les autres ; qu’il se sauve, s’il est le Christ, l’élu de Dieu ! Les soldats mêmes, s’approchant, l’insultaient, lui présentant du vinaigre, et disant : Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi, Il y avait aussi au-dessus de lui une inscription où était écrit en caractères grecs, latins et hébreux : CELUI-cI EST LE ROI DES JUIFS, Or, l’un des voleurs qui étaient suspendus en croix le blasphémait, disant : Si tu es le Christ, sauve-toi toi-mâme, et nous aussi. Mais l’autre, répondant, le reprenait, disant : Ne craïns-tu point Dieu, quand tu subis la même condamnation ? Encore pour nous, c’est avec justice ; car nous recevons ce que nos actions méritent; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il disait à Jésus : Seigneur, souvenez-vous de moi quand vous serez arrivé dans votre royaume. Et Jésus lui dit: En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. Il était environ la sixième heure, et les ténèbres couvrirent toute la terre jusqu’à la neu-
vième heure. Et le soleil s’obscureit, et le voile du
temple se déchira par le milieu. Alors, criant d’une
voix forte, Jésus dit : Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains. Et disant cela, il expira. Or, le centurion voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, disant : Vraiment cet homme était juste. Et toute la multitude de ceux qui assistaient à ce spectacle, et qui voyaient ce qui se passait, s’en retournaient, frappant leur poitrine. Tous ceux de la connaissance de Jésus, et les femmes qui l'avaient suivi de Galilée, se tenaient à
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l'écart, considérant toutes ces choses. Maïs voilà qu’un décurion nommé Joseph, homme bon et juste, qui n'avait consenti ni au dessein, ni aux actes des autres, et qui était d’Arimathie, ville de Judée, et attendait lui-même le royaume de Dieu,-vint vers Pilate, et lui demanda le corps de Jésus. Et l'ayant détaché de la croix, il l’enveloppa d’un linceul, et Je mit dans un sépulere taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis.
LA PASSION DE NOTR3 SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, SELON &. JEAN (Joax., XVIII, XIX.).
Lorsqu'il eut dit ces choses, “ Jésus s’en alla avec ses dissiples au-delà du torrent de Çé dron, où il y avait un jardin dans lequelil entra, lui et ses disciples. Or Judas, qui le trahissait, connaissait aussi ce lieu, parce que Jésus y était venu souvent avec ses disciples. Judas ayant donc pris la cohorte et des archers des pontifes et des pharisiens, vint là avec des lanternes, des torches et des armes. Mais Jésus sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança et leur demanda : Qui cherchezvous? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit: C’est moi. Or, avec eux se trouvait aussi Judas, qui le trahissait. Mais dès qu’il leur eut dit : C’est moi, ils furent renversés et tombèrent par terre. Il leur demanda done de nouveau : Qui cherchez-vous ?
Ils répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus reprit : Je