‹ Vie de N.-S. Jésus-Christ [microforme]Chapitre 50 sur 154 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

Depuis la seconde Pâque célébrée par Notre . Seigneur, après son baptême, jusqu'à la | troisième.

I.—PISCINE PROBATIQUE : GUÉRISON DU PARALYTIQUE : DISCOURS DE JÉSUS AUX JUIFS (Joax., V.).

Après cela se trouvait la fête des Juifs, ! et Jésus

Monta À Jérusalem. Or, il y a à Jérusalem une piscine

obatique appelée en hébreu Bethsaïda, et ayant cinq brtiques, sous lesquels gisait une grande multitude de alades, d’aveugles, de boiteux, de paralytiques,

endant le mouvement des eaux. Car un ange du

igneur descendait en un certain temps dans la piscine, l'eau s'agitait. Et celui qui le premier descendait ns la piscine, après le mouvement de l’eau, était héri de quelque maladie qu'il fût affigé.

Or, il ÿ avait là un homme qui était malade depuis fnte-huit ans. Lorsque Jésus le vit couché et qu’il qu’il était malade depuis longtemps, il lui dit :

1—La féle des Juifs, c'est-à-dire la fête de Pâque, qui était la ande solennité des Juifs.

Veux-tu être guéri? Le malade lui répondit : Seigneur, je n'ai personne qui, lorsque l’eau est agitée, me jette dans la piscine ; car, tandis que je viens, un autre descend avant moi. Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton grabat et marche. Et aussitôt cet homme fut guéri et il prit son grabat, et il marchait. Or, c'était un jour de sabbat, Les Juifs donc disaient à celui qui avait été guéri : C’est un jour de sabbat, il ne t'est pas permis d’emporter ton grabat. Il leur répondit : Celui qui m'a guéri m'a dit Jui-même : Prends ton grabat et marche, Alors ils lui demandèrent : Quel est cet homme qui t'a dit : Prends ton grabat et marche ? Mais celui qui avait été guéri ne savait qui il était ; car Jésus s'était

retiré de la foule assemblée en ce lieu.

Jésus ensuite le trouva dans le temple, et lui dit : Voilà que tu es guéri, ne pèche plus, de peur qu’il ne t’'arrive quelque chose de pis. Cet homme s’en alla ct annonça aux Juifs que c'etait Jésus qui Pavait guéri. C'est pourquoi les Juifs persécutaient Jésus, parce qu'il faisait ces choses un jour de sabbat.

: Mais Jésus leur répondit : Mon Père agit sans cesse, et moi j'agis aussi. Sur quoi les Juifs cherchaient encore plus à le fairemourir ; parce que non-seulement il violait le sabbat, qu’il disait que Dieu était son Père, se faisant ainsi égal à Dieu. Jésus done répondant, leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne

seut rien faire de lui-même, si ce n’est ce qu’il voit peut. ; ;

: Seigneur, e, me jette , un autre prends ton fut guéri et “un jour de ui avait été pas permis elui qui m'a ; et marche.

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répondant, is, le Fils ne

e qu'il voit

JÉSUS-CHRIST que le Père fait; car tout ce que le Père fait, le Fils

le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et lui

montre tout ce qu'il fait ; et il lui montrera des œuvres

encore plus grandes que celle-ci, de sorte que vous en

serez vous-mêmes dans l’admiration. Car, comme Île

Père réveille les morts et les rend à la vie, ainsi le Fils vivifie ceux qu'il veut. Le Père ne juge personne, » mais il a remis tout jugement au Fils. Afin que tous Lhonorent :e Fils comme ils honorent le Père: qui n’honore point ie Fils n’honore point le Père qui l’a

envoyé. En vérité, en vérité, je vous dis que celui

qui écoute ma parole et eroit à celui qui m'a envoyé, a

Aa vie éternelle et ne vient pas en jugement ; inais il

la passé dela mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous le dis, vient une heure, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ecux | Car, comme le Père a na vice en lui-même, ainsi il a denné au Fils d’avoir la wie en

qui l’auront entendue, vivront.

lui-même. Et il lui a donné le pouvoir de

Ne vous en

uger, parce qu'il est Fils de l’homme.

étonnez pas, parec que vient l'heure où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront la voix du Fils de Dieu. Et en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour ressusciter à la vie; mais ceux qui auront fait le

mal, pour ressusciter à leur condamnation. Je ne puis

rien faire de moi-même, Selon que j'entends, je juge ;

et mon jugement est juste, parce que je ne cherche

Ppoint ma volonté, mais la volonté de celui qui n'a

envoyé. Sije rends témoignag: de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai. (C’est un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est véritable. Vous, vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité. Pour moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois témoignage ; mais je dis ceci afin que vous soyez sauvés. Il était la lampe ardente et luisante, et un moment vous avez voulu vous réjouir à sa lumière. Mais moi j'ai un témoignage plus grand que celui de Jean. Car les œuvres que mon Père m'a données à accomplir, ces œuvres que je fais moi-même, rendent témoignage de moi, que le Père m'a envoyé. Et mon Père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi; vous n'avez jamais entendu sa voix ni vu sa figure. Et vous n'avez pas sa parole demeurant en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu'il a envoyé. Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi ; mais vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. Je n'accepte point une gloire venant des hommes.

Mais j'ai reconnu que vous n’avez pas l’amour de Dieu en vous. Je suis venu moi-même au nom de mon Père,

et vous ne me recevez point ; si un autre vient en son nom, vous le recevrez. Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez la gloire l’un de l’autre, et ne cherchez point la gloire qui vient de Dicu seul ? Ne pensez pas

que ce soit moi qui doive vous accuser devant le Père :

ême, mon » qui rend nage qu’il rez CNvoyÉ ité. Pour moignage ; Il était la vous avez oi j'ai un . Car les »mplir, ces oignage de

re qui m'a

moi ; vous re. Et vous € que vous scrutez les Iles la vie oignage de pour avoir >s hommes.

ur de Dieu mon Père, lent en son ous croire, e cherchez pensez pas nt le Père :

celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous espérez.

Car si vous croyiez à Moïse, vous croiriez sans doute à

moi aussi, parce que c’est de moi qu'il a écrit. Mais si

vous ne croyez point à ses écrits, comment croirez-vous

à mes paroles ?

II.—ÉPIS ROMPUS LE JOUR DU SABBAT (Marr., XIT.—Marc., IL. — Luc., VI.).

Or, il arriva qu’un jour de sabbat, second-premier, !

ses disciples

comme Jésus passait par les blés,

arrachaient les épis et en mangeaient, en les froissant

dans leurs mains.

Les pharisiens voyant cela lui dirent : Voilà que vos

disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire aux

jours du sabbat. Mais il leur dit : N’avez-vous point

lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui

étaient avec lui ? Comme il entra dans la maison de

Dieu, au temps du grard prêtre Abiathar, et mange:

les pains de proposition qu’il ne lui était pas permis de

manger, ni à ceux qui étaient avec lui, mais aux

prêtres seuls ? Ou n’avez-vous pas lu dans la loi, qu'aux

jours du sabbat les prêtres, dans le temple, violent le

sabbat et sont sans péché ? Or, je vous dis qu’il y a ici

quelqu'un de plus grand que le temple. Et si vous

compreniez ce que signifie : Je veux la miséricorde et

non le sacrifice, vous n’auriez jamais condamné les

1—Second-premier ; le premier sabbat, après le second jour de la Pique.

innocents, [Il leur dit encore : Le sabbata été fait pour l'homme, et non l’homme pour le sabbat. C’est pourquoi le Fils de l’homme est maître du sabbat même.

IIT.—MAIN ARIDE GUÉRIE LE JOUR DU SABBAT: MANSUÉTUDE DE JÉSUS (Marr., XIT.—Manc., IL.—Luc., VI).

Etant parti de là, il arriva un autre jour de sabbat, que Jésus entra dans leur synagogue ct qu'il y enseignait. Or, il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. Et les scribes et les pharisiens observaient s’il le guérirait le jour du sabbat, afin de trouver de quoi laccuser. Maïs il connaissait leurs pensées ; et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : Lève-toi et tiens-toi là debout au milieu. Et, se levant, il se tint debout. Alors Jésus leur dit: Je vous le demande, est-il permis, les jours du sabbat, de faire du bien ou du mal, de sauver une Îme ou de la perdre? Mais eux gardaient le silence. II leur dit encore: Quel sera l’homme d’entre vous qui, ayant une brebis, si cette brebis tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la prendra pas pour l'en retirer? Or, combien un homme vaut mieux qu’une brebis? Ilest donc permis de faire le bien les jours de sabbat. Alors

les regardant avec colère, et contristé de l’aveuglement

de leur cœur, il dit À cet homme: Etends ta main. Il l’étendit, et sa main devint saine comme l’autre.

Or, les pharisiens étant sortis, tinrent aussitôt conseil

pour

quoi ÉTUDE

1bbat, enseimain isiens fin de leurs dessé- Et, se js Je at, de de la ir dit ayant e jour

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contre lui avec les hérodiens, comment ils le perdraient.

Mais Jésus se retira avec ses disciples vers la mer, et une troupe nombreuse le suivit de la Galilée et de la Judée, de Jérusalem, de l’Idumée et d'au delà du Jourdain ; et une grande multitude des environs de Tyret de Sidon, apprenant ce qu’il faisait, vint à lui. IL dit alors à ses disciples de lui amener une barque, à cause de Ja foule, de peur qu'il n’en fût accablé. Car il en guérissait beaucoup, de sorte que tous ceux qui avaient quelque mal se jetaient sur lui pour le toucher, Les esprits impurs eux-mêmes, lorsqu'ils le voyaient, se prosternaient devant lui et criaient, disant : Vous êtes le Fils de Dieu ; mais il leur défendait avec

de grandes menaces de le révéler.

Et il ordonna aussi aur malades qu'il guérit tous, de ne point le révéler : afin que fût accomplie la parole du prophète Isaïe, disant : Voici mon serviteur que j'ai choisi, l’objet de ma dilection, en qui mon âme a mis toutes ses complaisances. Je ferai reposer mon esprit sur lui, et il annonccra la justice aux nations. I ne disputera point, il ne criera point et personne n'entendra sa voix dans les viaces publiques. Il n’achèvera pas de rompre un roseau à demi brisé, et n’éteindra point une mèche encore famante, jusqu’à ce qu’il assure le triomphe de la justice. Et les nations espèreront en son nom.

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