‹ Vie de N.-S. Jésus-Christ [microforme]Chapitre 57 sur 154 · PAR · texte numérisé non relu

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Bienheureux, à pauvres ! parce qu’à vous appartient le , La royaume de Dieu. Bienheureux, vous qui maintenant

avez faim, parce que vous serez rassasiés. Bienheureux,

vous qui pleurez maintenant, parce que vous rirez.

Vous serez heureux lorsque les hommes vous haïront,

vous éloigneront, vous injurieront, et rejetteront votre

nom comme mauvais, À cause du Fils de l’homme.

Réjouissez-vous en ce jour-là, et tressaillez d’allégresse,

parce que votre récompense est grande dans le ciel ; car

c’est ainsi que leurs pères faisaient aux prophètes.

Cependant, maïheur à vous, riches, parce que vous avez

votre consolation. Malheur à vous qui êtes rassasiés,

parce que vous aurez faim. Malheur.à vous qui riez

maintenant, parce que vous gémirez et vous pleurerez !.

Malheur, quand les hommes vous loueront, car c’est

ainsi que leurs pères faisaient aux faux prophètes.

Mais je vous dis, à vous qui écoutez : Aïmez vos

ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.

Bénissez ceux qui vous maudissent, et priez pour ceux

qui vous calomnient. À quiconque vous frappe sur

une joue, présentez encore l'autre. Et pour celui qui

vous prend votre manteau, laissez-le prendre aussi votre

tunique. Donnez à quiconque vous demande ; et ne

. . . . . redemandez point votre bien à celui qui vous le ravit.

1—Depuis la chute, on ne peut prétendr: à.deux paradis, l’un ici, l’autre dans le ciel. Aimer d’un amour de préférence les biens du temps, c'est, par le fait, renonce: à ceux de l’éternité. (Mgr Gaume\.

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Comme vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le-leur pareillement. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel est votre mérite ? puisque les pécheurs aimént aussi ceux qui les aiment. Et si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quel est votre mérite ? puisque les pécheurs même le font. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel remerciment méritez-vous ? car les pécheurs aussi prêcent aux pécheurs, pour en recevoir un pareil avantage. Mais vous, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez, sans en rien espérer, et votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut ; Jear il est bon pour les ingrats même et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez point, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis. Donnez, etil vous sera donné ; on versera dans votre sein une bonne mesure, pressée, bien remuée et débordante. Car on usera pour vous de la même mesure dont vous aurez usé pour les autres.

Il leur faisait aussi cette comparaison : Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans une fosse ? Le disciple n’est point au-dessus du maître ; mais tout disciple sera parfait, s’il est comme son maître, Pourquoi voyez-vous la paille dans l’œil de votre frère, et n’apercevez-vous point la poutre qui est dans votre œil? Ou, comment pouvez

Lee puit manie

JÉSUS-CHRIST vous dire à votre frère: Mon frère, laisse-moi ôter la paille de ton œil, ne voyant pas toi-même la poutre qui est dans le tien ? Iypocrite, Ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras à ôter la paille de l’œil de ton frère, || Un arbre n’est pas bon s'il produit de mauvais fruits, et un arbre n’est pas mauvais s’il produit du bon fruit, Car chaque homme se connaît par son fruit. On ne cueille point de figues sur des épines, et on ne vendange point du raisin sur des ronces. L'homme bon tire le bien du bon trésor de son cœur, et l’homme mauvais tire le mal du mauvais trésor. Car la bouche parle de l'abondance du cœur, Mais pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur, et ne faites point ce que je dis ? Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vous montrerai à qui il est semblable. Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé très-avant et en a posé le fondement sur la pierre : l’inondation survenant, le fleuve s’est brisé contre cctte maïson, et n’a pu l’ébranler, parce qu’elle était fondée sur la pierre. Mais celui qui écoute et ne pratique point, est semblable à un homme qui à bâti sa maison sur la terre, sans fondement : le fleuve s’est brisé contre elle, et elle s’est écroulée aussitôt ; et la ruine de cette maison a été grande.

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