X.—JÉSUS RESSUSOITE LE FILS DE LA VEUVE DE NAIM (Luc, VII
Il arriva qu’il s’en alla ensuite dans une ville appelée Naïm ; et ses disciples l’accompagnaient, ainsi qu’une foule nombreuse. Or, comme il approchait de la porte de la ville, voilà qu’on emportait un mort, fils unique de sa mère ; et celle-ci était veuve, et beaucoup de
personnes de la ville l’accompagnaient. Lorsque le
Seigneur l’eut vue, il fut touché de compassion pour
elle et lui dit: Ne pleurez point. Alorsil s’approcha, toucha le cercueil (ceux qui le portaient s’arrêtèrent), et il dit : Jeune homme, je te le commande, lève-toi. Et celui qui était mort se mit sur son séant, et commença à parler ; et Jésus le rendit à sa mère. Et tous furent saisis de crainte ; et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète s’est élevé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. Et le bruit s’en répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour. Et les disciples de Jean lui rapportèrent toutes ces choses.
XI—JEAN-BAPTISTE ENVOIE DEUX DE SE3 DISCIPLES À JÉSUS (Marr., XI.—Luc, VII).
Or, Jean, quand il eut appris dans la prison les
œuvres de Jésus-Christ, appela deux de ses disciples
demandait par la bouche de ceux qu'il avait royés, et de même c'était lui qui s’approchait de Jésus en la personne de ceux qui venaient de sa part. On verra quelque chose de semblable dans la demande des fils de Zébédée, par la bouche de leur mère (Bible de Vence).
JÉSUS-CHRIST 77 et les envoya vers Jésus, disant : Etes-vous celui qui doit venir, ou est-ce un autre que nous attendons ? Etant done venus vers lui, ces hommes lui dirent : Jean-Baptiste nous a envoyés vers vous pour vous demander : Est-ce vous qui devez venir, ou est-ce un autre que nous attendons ? (A cette heure même
Jésus guérit un grand nombre de personnes afligées
de maladies, de plaies et d’esprits malins, «‘ rendit lu vue à beaucoup d’aveugles.) Et répondart lleur dit:
Allez annoncer à Jean ce que vous avez entendu et vu : Que des aveugles voient, des boiteux marchent, des lépreux sont purifiés, des sourds entendent, des morts ressuscitent, des pauvres sont évangélisés : et bienheureux est celui qui ne sera point scandalisé de
moi.
Et lorsque les envoyés de Jean furent partis, il commença à parler ainsi de Jean au peuple: Qu'êtesvous allés voir au désert ? un roseau agité par le vent ? Mais encore qu'êtes-vous allés voir ? un homme vêtu avec mollesse ? Or, ceux qui portent des vêtements
précieux et vivent dans les délices habitent les maisons.
des rois. Qu’êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et plus qu’un prophète : C’est celui dont il est écrit : Voici que j’envoie mon ange devant votre face, pour préparer votre voie devant vous. Car, je vous le dis : Entre ceux qui sont nés des femmes, nul n’est plus grand prophète que Jean-Baptiste ; mais
le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand
que lui !. Or, depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux souffre violence, et ce sont des violents qui le ravissent. Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean. Et si vous voulez le comprendre, il est lui-même Elie qui doit venir Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.
1—De tous les hommes qui sont nés,et qui sont restés en dehors des conditions de salut que je viens établir, il n’en est aucun de plus grand que Jean-Baptiste; mais un citoyen quelconque du royaume des cieux, qui a reçu dans sa plénitude la grâce de la sanctification, comme elle y est communiquée, est dans un rang plus élevé que lui. [Maldonat—$S, Cyrille— 8. Isidore de Péluse]. Jean s'arrêta sur le degré de la préparation, dans la vie de pénitence, comme s'y arrôtèrent en général tous les saints de l’Ancien Testament ; et quoiqu'il eût été justifié dès le sein de sa mère, il ne fut pas proprement disciple du Seigneur, et, par conséquent, il ne fut ni entièrement éclairé de la lumière de sa doctrine, ni brûlant du feu de sa charité. Ce privilège était résc:"é aux petits du royaume des cieux, qui, pour cette raison, s0::. plus grands que Jean, durant sa carrière mortelle. Car naturellement il n’est point ici question du rang qu’il occupe depuis auprès de Dieu. [Bible d’Allioli]. On donne des paroles ci-dessus une autre explication moins naturelle, - {Voir Corn. à Lap. Comm. in Matth., XI, 11.].
2—La prophétie de Malachie [IV. 5, 6.], dont l’objet littéral £gst l'avènement personnel d’Elie, qui doit précéder le dernier avèncment, se trouve aussi vérifiée dans un premier sens moins littéral en la personne de Jean-Baptiste, qui fut suscité dans l'esprit et dans la vertu d’'Elie [Luc I, 17], pour précéder le Messie, au temps de son premier avènement. Les Juifs qui confondaient ce double avènement du Messie, attendaient alors ÆElie même en personne.
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VUE DE NAÏM
LÉGENDE
Le village de Naïm situé au pied Nord du Petit Hermon, à deux lieues sud-est de Nazareth, se compose de quelques misérables maisons habitées par une centaine d'individus de l’aspect le plus sauvage,
mais qui néanmoins ne sont nullement à craindre.
L’unique chose qui intéresse à Naïm est le Lieu
où Notre Seigneur a ressuscité le fils de la veuve. Sur le lieu du miracle, situé tout près du village, les Pères Franciecains possédaient, autrefois, un oratoire que les Musulmans convertirent plus tard en mos-
quée.
En 1880, le gouvernement territorial rendit aux Franciscains leur ancien oratoire : sur ses ruines ils élevèrent une belle chapelle, où les Pèlerins Prêtres peuvent célébrer la sainte messe en tout temps, et les simples fidèles faire leur prière dans un entier recueillement, sans aucune crainte d’être troublés par la présence des schismatiques qui n’ont absolument aucun droit dans ce précieux Sanctuaire auquel
le Saint Siége a attaché une Indulgence Plénière !
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Et tout le peuple qui l’écoutait et les publicains | reconnurent la justice de Dieu, s’étant fait baptiser du |
baptême de Jean. Mais les pharisiens et les docteurs
de la loi méprisèrent le dessein de Dieu sur eux, ne
s’étant point fait baptiser par Jean. Le Seigneur dit
encore : À qui done comparerai-je les hommes de
cette génération? et À qui sont-ils semblables ? Ils
sont semblables À des enfants assis dans la place, se
parlant l’un à l’autre, et disant : Nous vous avons
joué de ia flûte, et vous n'avez point dansé : nous
avons entonné des chants lugubres, et vous n’avez
point pleuré. Car Jean est venu, ne mangeant point
de pain, et ne buvant point de vin, et vous dites : Il a un démon en lui. Le Fils de l’homme est venu,
mangeant et buvant, et vous dites : C’est un homme
de bonne chère, et qui aime le vin, ami des publicains
et des pécheurs. Mais la sagesse a été justifiée par
tous ses enfants.