‹ Vie de N.-S. Jésus-Christ [microforme]Chapitre 63 sur 154 · MES · texte numérisé non relu

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ce lui.

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se ville pour une pécheresse, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfams : et se tenant par derrière à ses pieds, elle commença à les arroser de ses larmes ; et les essuyant avec ses cheveux, elle les baisait et les oignait de parfums. Ce que voyant, le pharisien qui l'avait invité dit en lui-même : Si celui-ci était prophète, il saurait certainement qui est, et ce qu’est la femme qui le touche : il saurait que c’est une pécheresse.

Alors Jésus, prenant la parole, lui dit : Simon, j'ai quelque chose à te dire. Il répondit : Maître, dites. Un créancier avait deux débiteurs ; l’un lui devait cinq cents deniers et l’autre cinquante. Comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit la dette à tous deux. Lequel done l’aïñne le plus ? Simon répondit : Celui, je pense, à qui ilale plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé. Et se tournant vers la femme, il dit à Simon : Voiïs-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d’eau pour mes pieds : elle, au contraire, elle les a arrosés de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as point donné de baïser ; maïs elle, depuis qu’elle est entrée, elle n’a cessé de baïser mes spieds. Tu n’as pas oint ma tête d’huile ; mais elle, elle a oint

mes pieds de parfums. C’est pourquoi je te le dis :

Beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a

beaucoup aimé. Maïs celui à qui on remet moins

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aime moins. Alors il dit à cette femme : Vos péchés vous sont remis. Ceux qui étaient à table avec lui commencèrent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci, qui remet même les péchés ? Mais Jésus dit à la femme : Votre foi vous a sauvée : allez en paix.

Et il arriva ensuite que Jésus parcourait les villes et les villages, prêchant et annonçant le royaume de Dieu ; et les douze étaient avec lui, ainsi que quelques femmes, qu'il avait délivrées des esprits malins et de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine, de laquelle sept démons étaient sortis ; Jeanne, femme de Chusa, intendant d’'Hérode; Suzanne, et beaucoup d’autres qui l’assistaient de leurs biens.

XIV.— GUÉRISON D'UN POSSÉDÉ, AVEUGLE ET MUET (Marr,, XII.— Marc., IIL.), ,

Ils vinrent dans une maison, et la foule s’y assembla ; de nouveau, en sorte q''ils ne pouvaient pas même manger du pain. Ce qu'ayant appris, les siens vinrent pour se saisir de lui, car ils disaient : il a perdu l'esprit !. Alors on lui présenta un démoriaque, aveugle et muct, etille guérit, en sorte qu’il parlait et voyait. -Et tout le peuple, frappé de stupéfaction, disait : N'est-ce point là le Fils de David ? Et les scribes qui étaient venus de Jérusalem, disaient : Il

1—C'étaient ceux de ses parents dont saint Jean dit qu'ils ne croyaient point en lui.

és est possédé de Béelzébub; et c’est par le prince des lui démons qu’il chasse les démons.

Su Mais, Jésus connaissant leurs pensées, leur dit : la Tout royaume divisé contre lui-même sera ruiné, et : toute ville ou maison divisée coatre elle-même ne ad subsistera pas. Que si Satan chasse Satan, il est divisé me contre lui-même ; comment donc son royaume subsisues tera-t-il ? Et si moi je chasse les démons par Béelzédo bub, par qui vos enfants les chassent-ils ? C’est pouratlé quoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si je chasse Asa, les démons par l'esprit de Dieu, le“royaume de Dieu dus est donc parvenu jusqu’à vous. D'ailleurs, comment quelqu’uu peut-il entrer dans la maïson du fort et enlever ce qu’il possède, si auparavant il ne lie le fort ? IL.— C’est alors qu’il pillera sa maison A Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec bla moi, disperse ?. C’est pourquoi je vous dis : Tout me péché ettout blasphème sera remis aux hommes; mais rent le blasphème contre l'Esprit ne sera point remis. Et rdu quiconque aura parlé contre le Fils de l’homme, il lui \ ét sera remis ; mais si quelqu'un à parlé contre l’Esprit- | t et 1— Le fort, ou le fort armé, comme l'appelle saint Lue [XI, 21], | ion, était latriensis des anciens, c’est-à-dire un officier fidèle et vail- | dus lant à qui l’on confiait la garde d’une maison. rl 2—Jésus-Christ parle ici à des pharisiens, qui, par le seul ; des plus fortes à la prédication de l'Evangile. Car, comme ils us ne

étaient les plus accrédités des Juifs, leur exemple empéchait

refus qu’ils faisaient de croire en lui, formaient une opposition | | un grand nombre de conversions. |

Saint, il ne lui sera remis, ni en ce siècle, ni dans le siècle à venir : mais il sera coupable d’un péché éternel 1, Ou estimez l'arbre bon et le fruit bon ; ou estimez l’arbre mauvais et le fruit mauvais ; car c’est par le fruit qu'on connaît l'arbre. Race de vipères ?, comment pouvez-vous dire de bonnes choses, puisque vous êtes mauvais ? C’est, en eftet, de l’abondance du eœur que la bouche parle. L’homme bon tire du bon trésor de bonnes choses, et l’homme mauvais tire du mauvais trésor de mauvaises choses, Or, je vous dis que toute parole oïiseuse que les hommes auront dite,

1—Insulter, injurier Fhumanité du Sauveur, comme l'avaient fait auparavant les pharisiens, c'était un crime qui pouvait encore laisser quelque place à l’indulgence, mais s'en prendre directement à sa divinité et à l’Esprit-Saint, dont il faisait évidemment les œüvres, attribuer au démon des miracles manifestes et incontestablement divins, ce sont des actes d'une méchanceté, d’une mauvaise foi et d’une opiniâtreté tellement diaboliques, qu’ils laissent peu d'espoir de retour et de pardon, quoiqu'il n’y ait pas de péché irrémissible, [Mgr Gaume|.

Il résulte du contexte même que le péché contre le Saint- Esprit, dont il est ici parlé, consiste à attribuer an démon les miracles du Sauveur. Or, ce péché est dit irrémissible, parce qu’il est moralement impossible d'en obtenir la rémission, attendu qu'il y a une malice intrinsèque naturellement opposée au pardon, Il faudrait pour cela un miracle de la grâce que Dieu n’accorde pas selon le cours ordinaire de sa providence. D'un autre côté, e’est un dogme de la foi catholique qu’il n’y : aucun péché absolument irrémissible, l'Eglise ayant reçu le pouvoir de remettre tous les péchés sans exception, et Dieu, dans sa miséricorde, pouvant toucher le cœur du pécheur le plus endurei.—Voir aussi dans Corn. à Lap. : in Matth. XII, 31, le sentiment des Pères et des Théologiens.

2— A cause de la malignité et du venin de leurs discours,

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SOLE 4 JÉSUS-CHRIST, 85 À MU Lee + 2 iUe LE À CRAN RÉEL VERRE RENE TE a ïe À ils en rendront compte au jour du jugement. Car c’est à de ? par tes paroles que 2 seras justifié, et par tes paroles ALES) ‘ que tu seras condamné, ères ?, 4 XV.—SIQNE DE JONAS: INCRÉDULITÉ DES JUIFS (Marr., XII). sr bé 1 Alors quelques-uns des scribes et des pharisiens 1e qu % prirent la parole après lui, disant : Maître, nous vou- U:ben l 3 lons voir un miracle de vous. Jésus, répondant, leur de ‘0 | 4 | dit : Une génération méchante et adultère demande R ue L un miracle, et il ne lui sera donné d’autre miracle que dite, ï celui du prophète Jonas. Car, comme Jonas fut trois tn CD 1 1 jours et trois nuits dansle ventre du poisson, ainsi le | pouvait À Fils de l’homme sera dans le sein de la terre trois ue ,. jours et trois nuits Les Ninivites se lèveront au s mani- s jugement avec cette génération et la condamneront, ne 1 parce qu’ils firent pénitence à la prédication de Jonas, xardon, et cependant il y a ici plus que Jonas. La reine du el. Midi se lèvera au jugement avec cette génération et ac la condamnera, parce qu’elle vint des extrémités de la , parce terre écouter la sagesse de Salomon ; et cependant il y asRGn, a ici plus que Salomon.

pposee Rs Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, ii s’en Inya va errant en des lieux arides, cherchant du repos, et ue il n’en trouve point. Alors il dit : Je retournerai Va CTE dans ma maison d’où je suis sorti, et y revenant, il la CI, 31, trouve libre, purifiée de ce qui la souillait, et ornée. di Alors il va et prend sept autres esprits plus mauvais

que lui, ct entrant, ils y demeurent ; et le dernier état

de cet homme est pire que le premier. Aïnsi en sera-

t-il de cette génération perverse,

XVI.—LA MÈRE ET LES FRÈRES DE JÉSUS-CHRIST VIENNENT POUR LUI PARLER (Marr., XII.—Manc., IV.—Luc,, VIIL).

Lorsqu'il parlait encore au peuple, voilà que sa mère et ses frères ! étaient dehors, cherchant à lui parler ; et ils ne pouvaient l’aborder à cause de la foule. Or, la foule était assise autour de lui, et on luidit : Voilà dehors votre mère et vos frères qui vous cherchent. Et leur répor at, il dit : Qui est ma mère et qui sont mes frères ? gardant ceux qui étaient assis autour de lui : Voici, dit-il, ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère ?.

XVII. —PARABOLE DE LA SEMENCE ET AUTRES PARABOLES (Marr., XIII.—Manc., IV —Luc., VIIT.).

Ce jour-là, Jésus étant sorti de la maison, s’assit sur le bord de la mer. Et il s’assembla près de lui une

grande foule, de sorte que, montant sur la barque, il

1—$es frères : voir les Notes du N° 26 du Livre premier.

2—La réponse du Sauver signifie, selon l'explication des Pères, que quand il s’agit de la gloire et des intérêts de Dieu, on ne doit considérer ni parents, ni amis; pas plus qu'on ne doit considérer la chair et le sang, dès qu’ils s'opposent à ce que Dieu demande de nous. Enfin Jésus-Christ nous apprend par 1à qu’il préfère aux parents et aux amis selon la chair, ceux qui lui sont attachés selon l'esprit, ceux qui l’écoutent, qui l’aiment et qui lesuivent. Ainsi sa réponse n'avait nullement pour but de montrer du mépris pour sa Mère et ses parents.

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