XVI.—MANIÈRE DE PRIER (Lvc., XI
Il arriva que, comme il priait en un certain lieu, un de ses disciples lui dit, après qu’il eut fini : Seigneur, enseignez-nous à prier, comme Jean lui-même la enseigné à ses disciples. Et il leur dit : Quand vous priez, dites : Père, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour. Et remettez-nous nos péchés, puisque nous remettons nous-mêmes à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous induisez point en tentation.
Et il leur dit encore : Si quelqu'un de vous a un ami, et qu'il aille le trouver pendant la nuit, et lui dise Mon ami, prête-moï trois pains, parce qu'un de mes amis est arrivé chez moi de voyage, et que je n’ai rien à lui offrir ; et si celui-là, répondant de dedans sa maison, disait : Ne mimportune pas ; ma porte est déjà fermée, et mes enfarts sont au lit avec moi ; je ne puis me lever et t'en donner. Si cependant l’autre continue de frapper, je vous le dis, quand celui-ci ne se lèverait point pour lui en donner, parce qu’il est son ami ; cependant à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu’il en a besoin. Et moi je» vous dis aussi : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira, Car quiconque demande reçoit ; et qui cherche trouve, et l’on ouvrira à celui qui frappe. Si quelqu'un d’entre vous demande du pain à son père,
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lui donnera-t-il une pierre ; ou si un poisson, lui donnera-t-il au lieu du poisson, un serpent ! ? Ou s’il lui demande un œuf, lui présentera-t-il un scorpion ? Si done vous, qui êtes mauvais, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes ; combien, à plus forte raison, votre Père céleste donnera-t-il un esprit bon à ceux qui le lui demanderont ?.
XVII.—POSSÉDÉ MUET DÉLIVRÉ ET GUÉRI : TOUT ROYAUME DIVISÉ NE PEUT SUBSISTER : REPROCHES DE JÉSUS, CONTRE LES PHARISIENS (Luc., XI.).
Or, Jésus chassait un démon, et ce démon * était muet ; et lorsqu'il eut chassé le démon, le muet parla, et le peuple fut dans l'admiration. Mais quelquesuns d’entre eux dirent : C’est par Béelzébub, prince des démons, qu’il chasse les démons. Et d’autres, pour
1—Ou si un poisson. Cette traduction, qui est de Bossuet, rend plus fidèlement qu'aucune autre la concision énergique du texte, sans pourtant nuire à la clarté. :
2—+Pèlerins et Touristes vont visiter, sur le Mont des Oliviers, l'établissement du Paler, élevé à l'endroit même où, d’après la Tradition, Notre-Seigneur a enseigné, une seconde fois, cette divine Prière à ses disciples. (Voir les différents Guides des Pèlerins en Terre-Sainte.)
3—S, Matthieu fait mention de deux différents possédés muets que Jésus-Christ délivra (Matt, IX. 32—XII. 22.),.et après la délivrance desquels les pharisiens firent entendre les mêmes blasphèmes que nous lisons ici dans S. Luc. Ce dernier peut avoir en vue l’un ou l’autre des deux ; mais, il est probable aussi que ce soit une toute autre histoire; car il est hors de doute que les pharisiens, aussi bien que Jésus, répétaient leurs propos en diverses occasions (D'Allioli.\.
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LÉGENDE
De Jéricho ! au Jourdain, il y a 1 heure et 40. minutes de marche. Tous les Pèlerins se rendent à : l'endroit du Fleuve où la Tradition place le baptème de Notre-Seigneur. Autrefois, en ce lieu vénérable, et dans le Fleuve même, s'élevait une Croix de bois, ! et les personnes qui y recevaient elles mêmes le. baptême ou qui en renouvelaient les vœux, descenduient dans l’eau en s’approchant de la Croix, par des degrés de marbre. |
On aime à se baigner, par dévotion, dansles eaux du Jourdain : mais le fond du Fleuve est très désa- | gréable aux baigneurs ; car les endroits qui ne sont | pas couverts de cailloux, sont remplis de vase.
RaPIDITÉ DE soN Cours.—La différence de niveau | entre le Lac de Tibériade (que le Jourdain traverse | dans toute sa longueur) et la Mer Morte, où le Fleuve a son embouchure, est de 716 pieds. La distance est d’environ 30 lieues, ce qui donne vingt-| quatre pieds de pente par lieue ! De là la grande | rapidité du Fleuve, Sa plus grande profondeur ne | dépasse pas 16 pieds ; et sa plus grande largeur. v’atteint pas au delà de 150 à 200 pieds. Les eaux. du Jourdain sont poissonneuses, blanchâtres, boueuses, mais néanmoins agréables à boire. |
AMÉNITÉ DE SES Rives.—Les Rives du Jourdain sont l’'Eden de la Palestine. On rencontre là, aux ! abords de ce Fleuve (auquel s’attachent tant de.
| souvenirs), toujours un frais ombrag’ et une agréable
verdure : on y entend, en toute saison, le doux
| gazouillement des oïseaux dans le feuillage. ...en!
an mot, on y trouve un printemps perpétuel.
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le tenter, lui demandaient un prodige dans le ciel. Mais Jésus ayant vu leurs pensées, leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même sera désolé, et une maison tombera sur une autre maison, Que si Satan est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? Car vous dites que c’est par Béelzébubl que je chasse les démons. Et si moi je chasse les démons par Béelzébub, vos fils, par qui les chassentils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges 1. Mais si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, c’est que le royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous. Lorsque le fort armé garde l’entrée de sa maison, ce qu’il possède est en sûreté. Maïs si un plus fort que lui survenant, en triomphe, il emportera toutes ses armes dans lesquelles il se confiait, et il distribuera ses dépouilles. Qui n’est pas pour moi, est contre moi ;et qui n’amasse pas avec moi, dissipe. Lorsque l'esprit impur sort de l’homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos ; et n’en trouvant point, il dit: Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti. Et revenant, il la trouve nettoyée de ses ordures, et ornée. Alors il s’en va, et prend avec lui sept autres esprits pires que lui, et, étant entrés dans cette maison, ils y demeurent. Et le dernier état de cet homme devient pire que le premier.
1—En qualité d’exorcistes, certains Juifs chassaient les démons par invocation du Nom de Dieu.
144 VIE DE Ne8,
Or, il arriva que, comme il disait ces choses, une femme, élevant la voix d’au milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées ! Mais Jésus dit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent,
Cependant le peuple s’amassant en foule, il commença à dire : Cette génération est une génération mauvaise ; elle demande un prodige et il ne lu: .era point donné de prodige, si ce n’est le prodige du prophète Jonas. Car comme Jonas fut un prodige pour les Ninivites, ainsi sera le Fils de l’homme pour cette génération. La reine du midi se lèvera au jugement avec les hommes de cette génération et les condamnera; parce qu’elle vint de l'extrémité de la terre entendre la sagesse de Salomon ; et il y a ici plus que Salomon. Les Ninivites se lèveront au jugement avec cette génération, et la condamneront; parce qu’ils firent pénitence à la prédication de Jonas; et il y a ici plus que Jonas. Personne n’allume une lampe pour la mettre en un lieu caché, ni sous le boisseau ; mais on la pose sur le chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière. La lampe de votre corps est votre œil. Si votre œil est simple, tout votre corps sera lumineux ; maïs s’il est mauvais, tout votre corps aussi sera ténébreux. Prenez donc garde que la lumière qui est en vous ne soit ténèbres. Si donc votre corps est tout entier lumineux, n'ayant aucune
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partie ténébreuse, tout sera lumineux et vous serez éclairés comme par la lampe qui brille.
XVIIL.—JÉSUS DINE CHEZ UN PHARISIEN : ANATHÈMES CONTRE TOUT LE CORPS PHARISIEN (Luc., XI.).
Pendant que Jésus parlait, un pharisien le pria de dîner chez lui. Etant donc entré, il se mit À table. Or, le pharisien, pensant en lui-même, commença à demander pourquoi il ne s'était point lavé avant le repas. Et le Seigneur lui dit : Vous autres, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat; mais ce quiest au-dedans de vous est plein de rapine et d'iniquité. Insensés ! celui qui à fait le dehors n’a-t-il pas fait aussi le dedans ? Toutefois, faites l’aumône de ce que vous avez et tout sera pur pour vous. Mais malheur à vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l'amour de Dieu ! il fallait faire ces choses et ne pas omettre les autres. Malheur à vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques ! Malheur à vous, parce que vous êtes comme les sépuleres qui ne paraissent point : les hommes marchent dessus sans le savoir 1,
1—Le contact des tombeaux était une souillure lézale; on avait donc soin de les marquer d’un signe extérieur, afin que personne n’en approchât. Les pharisiens étaient des sépulcres pleins d'infection, mais ils n'étaient pas marqués; on s’en approchait sans défiance (Mgr Gaume.).
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Alors un des docteurs de la loi prenant la parole, lui dit : Maître, en disant celu vous nous faites injure À nous aussi, Mais Jésus dit : Et à vous aussi, docteurs de la loi, malheur ; parce que vous imposez aux hommes des charges qu'ils ne peuvent porter, et que vous-mêmes ne touchez pas les fardeaux du bout du doigt ! Malheur à vous, qui bâtissez des tombeaux aux prophètes, et vos pères les ont tués! Certes, vous témoignez bien que vous consentez aux œuvres de vos pères ; car eux les ont tués, et vous, vous leur bâtissez des sépulcres !. C'est pourquoi la sagesse même de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, et ils tueront les uns et persécuteront les autres: afin qu’on redemande à cette génération le sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde; depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zaclarie, qui périt entre l’autel et le
temple. Oui, je vous le dis, il sera redemandé à cette « génération. Malheur à vous, docteurs de Ja loi, parce | | que vous avez pris la clef dela science ; vous n'êtes l pas entrés vous-mêmes, et ceux qui entraient, vous les i en avez empèêchés ! : « Comme il leur disait ces choses, les pharisiens et les L docteurs de la loi commencèrent à le presser, et à ; À
1—Comme les docteurs de la loi ne bâtissaient des tombeaux aux prophètes que par hypocrisie, aux lieu de réparer aux yeux de Dieu les crimes de leurs pères, ils en comblaient plutôt la b, mesure,
l'accabler d’une multitude de questions, lui tendant des pièges, et cherchant à surprendre quelque parole
de sa bouche pour l’accuser,
XIX.—JÉSUS INSTRUIT SES DISCIPLES: IL PARLE AUSST À LA FOULE RASSEMBLÉE AUTOUR DE LUI (Luc., XIL).
Cependant une grande multitude s'étant assemblée autour de lui, de sorte qu'ils marchaient les uns les autres, il commença à dire à ses disciples : Gard vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie. Car rien de caché qui ne se révèle, ni de secret qui ne se sache, Ainsi, ce que vous avez dit dans les ténèbres se dira à la lumière, et ce que vous avez dit à l'oreille, dans les chambres à coucher, sera pablié sur les toits. Or, je vous dis à vous, qui êtes mes amis: Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent plus rien faire. Mais je vous montrerai qui vous devez craindre : Craignez celui qui, après avoir Ôté la vie, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne : Oui, je vous le dis, craignez celui-là. Cinq passereaux ne se vendentils pas deux as, et cependant pas un d’eux n’est en oubli devant Dieu ? Les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point, vous valez plus que beaucoup de passereaux. Or, je vous le dis : Quiconque m’aura confessé devant les hommes, le Fils de l’homme aussi le confessera devant les anges de. Dieu. Maïs qui m’aura renié devant les hommes, sera renié devant les anges de Dieu. Quiconque parle contre
le Fils de l’homme, il lui sera remis ; maïs pour celui qui aura blasphémé contre l’Esprit-Saint, il ne lui sera pas remis 1. Lorsqu’on vous conduira dans les synagogues, devant les magistrats et les puissances, ne vous inquiétez point de quelle manière ou de ce que vous répondrez, ou bien de ce que vous direz. Car l’Esprit- Saint vous enscignera à l’heure même ce qu’il vous
faudra dire.
Alors quelqu’un de la foule lui dit : Maître, dites à mon frère de partager avec moi notre héritage. Mais Jésus lui répondit : Iomme, qui m’a établi juge sur
vous, ou pour faire vos partages ? 2,
Puis il leur dit : Voyez rt gardez-vous de toute avarice ; car dans l’abondance même la vie de chacun
ne dépend point des choses qu’il possède. IL leur dit ensuite cette parabole : Il y avait un homme riche dont le champ rapportait beaucoup de fruits ; or, il
pensait en lui-mëme, disant : Que ferai-je, car je n'ai point où serrer mes fruits ? Et il &it : Voici ce que je ferai : je détruirai mes greniers, et j'en ferai de plus
1—1lne lui sera pas remis; parce qu’il mourra dans l’impénitence finale ; car l'Eglise a le pouvoir de remettre toute sorte de péché à quiconque se convertit sincèrement à Dieu.
2— Jésus était juge de tout le monde; mais il ne voulait pas excercer toujours son pouvoir.
des soins plus importants l’oucupaient et celui qui réclamait son intervention s’en montrait peu digne (Mgr Gaume.).
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Et il dit à ses disciples : C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent ; ils n’ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas plus qu’eux ? Qui de vous, en s’inquiétant ainsi, peut ajouter à sa taille une seule coudée? Si donc vous ne pouvez même pas les moindres choses, pourquoi vous inquiéter des autres ? Considérez les lis comme ils croissent ; ils ne travaillent ni ne filent : :t cependant, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas vêtu comme l’un d'eux. Or, si l'herbe qui est aujourd’hui dans les champs, et qui demain sera jetée au four, Dieu la revêt ainsi, com. bien plus le fera-t-il pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne demandez done point ce que vous aurez à manger
ou à boire, et ne vous élevez pas si haut !, Car ce À sont ces choses que les nations du monde recherchent ; mais votre Père sait que vous en avez besoin. Ainsi, cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice; et toutes ces choses vous seront données par
A surcroit.
Ne craignez point, petit troupeau, parce qu’il a plu à votre Père de vous donner son royaume. Vendez ce que vous avez et donnez l’aumône. Faites-vous des bourses que le temps n’use point, un trésor qui ne vous fasse pas défaut dans les cieux, où le voleur n’approché point, et où les vers ne rongent point ; car où est
votre trésor, là sera aussi votre cœur.
Ceignez vos reins, et ayez en vos mains les lampes allumées, semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces ; afin que lorsqu'il viendra et frappera à la porte, ils lui ouvrent aussitôt,
Heureux ces serviteurs, que le maître, quand il viendra,
trouvera veillant ! En vérité, je vous le dis, il se cein-
dra, et ics fera mettre à table, et passant de l’un à
l’autre, il les servira. Et s’il vient à la seconde veille, et s’il vient à la troisième veille, et qu’il les trouve
ainsi, heureux sont ces serviteurs ! Car sachez bien
que si le père de famille savait à quelle heure le voleur
1— Ne vous élevez pas, c'est-à-dire : n’élevez pas votre esprit jusqu’à ces soins inquiets; ne vous perdez pas dans ccs vaines prévoyances,.
r ce ent ; Ainsi, jus-
par
a plu endez 18 des > VOUS tpprooù est
ampes nt que rsqu'il issitôt, endra, Le ceinl'un à veille, trouve z bien voleur
e esprit 8 vaines
doit venir, il veillerait et ne laisserait point percer sa maison. Et vous aussi tenez-vous prêts ; parce qu’à l'heure que vous ne pensez pas, le Fils de l’homme viendra.
Or, Pietre lui dit : Seigneur, est ce pour nous que vous dites cette parabole, ou pour tout le monde ? Et le Seigneur dit: Qui, pensez-vous, est le dispensateur fidèle et prudent que le maître à établi sur tous ses serviteurs pour leur distribuer, dans le temps, leur mesure de froment ? Heureux ce serviteur que le maître, lorsqu'il viendra, trouvera agissant ainsi. Je vous dis, en vérité, qu'il l'établira sur tous les biens qu’il possède, Que si ce serviteur dit en son cœur : Mon maître tarde à venir ; et qu’il commence à battre les. serviteurs et les servantes, à manger, à boire, et à s’enivrer ; le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas, et à l'heure qu'il ne sait pas, et il le divisera !, et il lui donnera ainsi sa part avec les infidèeles. Mais ce serviteur qui à connu la volonté de son maître, et ne s’est pas tenu prêt, et de cette manière n'a pas agi selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups. Celui qui ne l’a pas connue et qui a fait des choses dignes de châtiment, recevra peu de
coups. Car à celui à qui on a donné beaucoup, on
1—Et il le divisera, c'est-à-dire il Le fera mourir. Dans l'Ecriture, le mot diviser se met souvent pour séparer l’âme du corps, ôter la vie. Les maîtres d'ailleurs avaient droit de vie et de mort sur leurs esclaves,
demandera beaucoup ; et de celui à qui on a confié
beaucoup, on exigera davantage, , [=] 2
Je suis venu jeter un feu sur la terre, et que veuxje, sinon qu'il s'allume ? Je dois être baptisé d’un baptème ; or, combien je me sens pressé jusqu’à ce qu’il s’accomplisse ! Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous le dis ; mais la division. Car désormais, dans une seule maison, cinq seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois. Seront divisés : le père contre le fils, et le fils contre le père ; la mère contre la fille, et la fille contre la mère ; la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre
sa belle-mère.
Il disait aussi au peuple: Lorsque vous voyez un nuage se former au couchant, aussitôt vous dites : La pluie vient, et il arrive ainsi; et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites : Il fera chaud, et cela arrive. Hypocrites, vous savez juger d’après l'aspect du ciel et de la terre ; mais ce temps-ci comment ne le reconnaissez vous point ? Comment ne discernez-vous pas de vous-mêmes ce qui est juste ? Lorsque tu vas avec ton adversaire devant un magistrat, tâche de te dégager de lui en chemin, de peur qu’il ne te traîne devant le juge et que le juge nete livre à l’exécuteur, et que l’exécuteur ne te jette en prison. Je te le dis, tu n’en sortiras point que tu n’aies payé jusqu’à la dernière obole.
XX.—NÉCESSITÉ DE LA PÉNITENCE : GUÉRISON D’UNE FEMME INFIRME DEPUIS 18 ANS (Luc., XIII).
En ce même temps, quelques-uns vinrent lui annoncer ce qui s'était passé touchant les Galiléens, dont Pilate avait mêlé le sang à leurs sacrifices. Et Jésus répondant, leur dit : Pensez-vous que ces Galiléens fussent plus pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de telles choses ? Non, je vous le dis : mais si vous ne faites pénitence, vous périrez tous de la même manière. Comme ces dix-huit sur qui tomba la tour de Siloé, et qu’elle tua, croyez-vous qu’ils fussent plus redevables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis : mais si vous ne faites pénitence, vous périrez tous de la même
manière,
Il leur disait encore cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne, et il vint y chercher du fruit, et n’en trouva point. Alors il dit au vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point : coupe-le donc ; pourquoi occupe-t il encore la terre ? Mais le vigneron répondant, lui dit: Seigneur, laissez-le encore cette année ; jusqu’à ce que je creuse tout autour, et que j'y mette du fumier : peut-être qu’il
portera ainsi du fruit ; sinon vous le couperez.
Or, Jésus enseignait dans leur synagogue les jours du sabbat. Et voici venir une femme qui avait un
esprit d'infirmité depuis dix-huit ans ;et elle était
| courbée et ne pouvait aucunement regarder en haut 1, ! « . Q
| Jésus, la voyant, l’appela et lui dit : Femme, vous | êtes délivrée de votre infirmité. Et il lui imposa les | . : he mains, et aussitôt elle se redressa, ct elle glorifiait | . ê é :
| Dieu. Or, le chef de la synagogue prit la parole, s’in- | : ' À à
| dignant de ce que Jésus l’eût guérie pendant le sabbat ; Î
| ct il dit au peuple : Il y a six jours pendant lesquels on doit travailler ; venez donc ces jours-là vous faire guérir, et non pas le jour du sabbat. Mais le Seigneur, lui répondant, dit : Hypocrites, chacun de vous ne délie-t-il pas son bœuf ou son âne de la crèche le jour
du sabbat, pour les mener boire ? Et cette fille d’Abraham que Satan a liée, voici dix-huit ans, ne fallait-il | pas qu’elle fût délivrée de ses liens le jour du sabbat ?
| Lorsqu'il parlait aïnsi, tous ses adversaires étaient | couverts de confusion, et tout le peuple se réjouissait de toutes les choses qu’il faisait avec tant d'éclat.
Il disait donc : A quoi est semblable le royaume de | Dieu, et à quoi le comparerai-je ? IL est sembleble à | un grain de sénevé qu’un homme prit et jeta dans son jardin ; il crût et devint un grand arbre, et les oiseaux du ciel se reposèrent sur ses branches. Et il dit encore : À quoi comparerai.je le royaume de Dieu ? Il est sem.
1—Qui avait un esprit d'infirmité. Elle était possédée d'un démon qui la rendait infirme. Nous voyons dans l’Ecriture une foule de maladies causées par les démons.
blable à du levain qu'une femme prend et mêle dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout soit fermenté. ÆEtil allait par les villes et par les villages, enseignant, et faisant son chemin vers Jérusalem.
XXI.—DU NOMBRE DES ÉLUS : LES GENTILS APPELÉS : LES JUIFS REJETÉS (Luc., XIIL.).
Or, quelqu'un lui demanda : Seigneur, y en a-t-il peu qui soient sauvés ? Il leur répondit : Efforcezvous d'entrer par la porte étroite ; car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer, et ne le pourront pas. Lorsque le père de famille sera entré et aura fermé la porte, vous commencerez par vous tenir dehors et par frapper à la porte, disant : Seigneur, ouvrez-nous; et vous répondant, il vous dira : Je ne sais d’où vous êtes. Alors vous commencerez à dire : Nous avons mangé et bu devant vous, et vous avez enseigné dans nos places publiques. Et il vous dira : Je ne sais d’où vous êtes; retirez-vous de moi, vous tous, ouvriers diniquité. Là sera le pleur et le grincement de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac, Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et vous, chassés dehors. Il en viendra de l’orient, et de l’occident et de l’aquilon, et du midi, et ils auront place au festin dans le royaume de Dieu. Et ce sont les derniers qui seront les premiers, et ce sont les premiers qui seront les derniers,
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Ce même jour, quelques-uns des pharisiens s’approchèrent, disant : Allez-vous-en, retirez-vous d'ici ; car Hérode veut vous faire mourir. Et il leur dit : Allez, et dites à ce renard ! : Voilà que je chasse les démons et guéris les malades aujourd’hui et demain, et c’est le troisième jour que je dois être consommé ?. Cependant il faut que je marche aujourd’hui et demain et le jour suivant, parce qu’il ne peut se faire qu'un prophète périsse hors de Jérusalem. Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes, et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme un oiseau rassemble sa couvée sous ses ailes et tu ne l’as point voulu ? Voilà que votre maison vous sera laissée déserte. Je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’il arrive que vous disiez : Béni celui qui vient au nom du Seigneur !