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renvoyer vos femmes ; mais au commencement il n’en fut pas ainsi.
Dans la maison, ses disciples l’interrogèrent encore sur le même sujet, Et il leur dit : Quiconque renvoie sa femme, si ce n’est pour cause d’adultère !, et en épouse une autre, commet un adultère ; et celui qui épouse une femme renvoyée, se rend adultère. Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l’homme à l'égard de sa femme, il n’est pas bon de se marier. Jésus leur dit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais ceux à qui il a été donné. Car il y a des eunuques qui sont nés tels dès le sein de leur mère : il y en a que les hommes ont fait ennuques ; et il y en a qui se sont eux-mêmes rendus euuques, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre, com-
prenne ?, XXVII.-LE MAUVAIS RICHE ET LAZARE (Luc, XVI).
Il y avait un homme riche qui était vêtu de pourpre et de fin lin ; et il faisait chaque jour une splendide
1—Jésus-Christ permet à un mari, en cas d’adultère, de se séparer de sa femme, mais non pas d’en épouser une autre du vivant de la première.
2—Tl y en a qui se sont rendus, ete. Ce sont ceux qui ont renoncé pour toujours aux plaisirs des sens, pour servir avec une plus grande liberté de cœur Dieu et la justice et mériter ainsi le bonheur éternel.
—La virginité et la continence parfaites sont plus excellentes que le mariage. Que celui qui est appelé corresponde fidèlement à la grâce, il se conservera pur (Mgr Gaume.),
ore roie en qui disame rier.
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chère, Il y avait aussi un mendiant, nommé Lazare, lequel était couché à sa porte, couvert d’ulcères, désirant se rassasicr des miettes qui tombaient de la table du riche, et personne ne lui en donnait ; maïsles chiens venaient et léchaïent ses ulcères. Or, il arriva que le mendiant mourut et fut porté par les anges dans le sein d'Abraham !. Le riche mourut aussi, et fut enseveli en enfer. Or, levant les yeux, lorsqu'il était dans les tourments, il vit de loin Abraham et Lazare dans son sein : et s’écriant il dit: Père Abraham, ayez pitié de moi, et envoyez Lazare, afin qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau pour rafraîchir ma langue ; car je suis tourmenté dans cette flamme. Et Abraham lui dit : Mon fils, souviens-toi que pendant ta vie tu as reçu les biens, de même que Lazare, les maux ; or, maintenant il est consolé, et toi tu es tourmenté. De plus, entre nous et vous, il y a pour jamais un grand abîme, de sorte que ceux qui voudraient passer d’ici à vous, où de là venir iei, ne le peuvent pas. Et le riche dit : Je vous prie donc, père, de l'envoyer dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères, afin qu’il
1--Le sein d'Abraham, c’est-à-dire le lieu de repos des Âmes des saints, jusqu'à ce que le Sauveur eut ouvert le ciel par sa mort. —Le sein d'Abraham, dit saint Augustin,est un lieu de repos, où étaient reçus, après ln mort, et où sont encore reçus aujourd'hui tous les imitateurs de la foi et de la piété d'Abraham. C'était, avant le Christ, le limbe des Pères : aujourd’hui c’est le ciel, c'est-à-dire Le paradis des Bienheureux (De anima et ejus origine : L. IV-C, 16,
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