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PRÉFACE. XIX

sous celui de Bonaparte me semble bien plus pure ; mais je l'entends appeler M. Buonaparté, par des gens qui le haïssent, et dont lui seul au monde pouvait protéger les privilèges ; et ce nom si grand en 1797, me rappelle aujourd'hui, malgré moi, le souvenir ridicule des personnages qui affectent de s'en servir en l'altérant.

Je crains bien qu'aux yeux de la postérité, les écrivains du xixe siècle ne jouent un rôle à peu près semblable à celui des contemporains de Sénèque ou de Claudien, dans la littérature latine.

Une des causes de cette décadence, c'est sans doute la préoccupation antilittéraire, qui porte le lecteur à cher- \ cher, avant tout, dans un livre, la religion politique de i l'auteur. Quant à moi, je désire le maintien pur et simple de ce qui est. Mais ma religion politique ne m'empêchera pas de comprendre celle de Danton, de Sieyès, de Mirabeau et de Napoléon, véritables fondateurs de la France actuelle, grands hommes, sans l'un desquels la France de 1837 ne serait pas ce qu'elle est.

AvrU 1837.

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