‹ Vie de NapoléonChapitre 32 sur 40 · BATAILLE DE LA FAVORITE · texte numérisé non relu

BATAILLE DE LA FAVORITE

Le 16 janvier 1797, à cinq heures du matin, Provera attaqua le poste de la Favorite et Wurmser celui de Saint-Antoine; Serrurier réussit à s'y maintenir à l'aide des renforts amenés par le général en chef. Wurmser rentra dans la place.

Provera, attaqué de front par Serrurier, sur sa gauche par la garnison de Saint-Georges, sur sa droite par Napoléon lui-même, à la tête du reste de la division Masséna, se trouvait fort mal mené, lorsque la division Augereau parut sur ses derrières. Il mit bas les armes avec les cinq mille hommes qui lui restaient.

C'était pour la seconde fois, depuis dix mois, que le général Provera avait recours à celte façon do

sortir d'embarras. Quand Napoléon avait complètement deviné un général ennemi et le savait bien médiocre, il ne manquait pas de le louerdans toutes les occasions, comice un adversaire dangereux et qu'il était glorieux de combattre. Au moyen de cette ruse bien simple, on ne manquait pas de lui opposer ce général *.

Pendant que Napoléon gagnait la bataille de la Favorite,Joubert agissait avec une activité digne de son illustre chef.

La destruction du corps de Lusignan et la retraite de Quasdanowich sur Rivalta laissaient sans espoir de secours Alvinzi et son armée du centre. Le 15 janvier, Joubert fit marcher deux colonnes avec une extrême rapidité et réussit à tourner Alvinzi par les deux flancs ; les troupes autrichiennes prévenues sur leur ligne de retraite et adossées aux précipices de laCorona, furent presque entièrement détruites avant d'avoir atteint Ferrara. Près de cinq mille hommes mirent bas les armes.

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