PRÉFACE XXVII
«déplorait que Tâme n'y pût trouver de jouissances profondes ; que resterait-il du Barbier de SéviUe quand il aurait seulement Tâge de Don Juan ?
En Italie, l'article apparut aux Rossinistes comme un pamphlet contre leur dieu. La Signora Gertrude Giorgi Righetti, qui avait créé le rôle de Rosine dans le Barbiere di Siviglia et celui de la CenererUola \ se crut personnellement mise en cause, car Stendhal avait oublié de célébrer sa voix en parlant du Barbier. Elle avait quitté les planches •et vivait à Bologne, mariée bourgeoisement, sans tse résigner à l'oubli. Elle prit la plume pour confondre le « giornalista inglese » et réfuter point par point ses assertions mensongères.
La brochure que nous a valu la colère de l'exprima donna s'intitule : Cenni di una donna già 'CanlarUe sopra il Maestro Rossini in riposta a cid •che ne scrisse nello state delV anno 1822 il giornalista inglese in Parigi^ e fu riportafo in una gazzetta di Milano deUo stesso anno '.
C'est un opuscule d'une soixantaine de pages
1. On trouvera des renseignements fort intéressants sur la Oîorgi-Righetti dans la très remarquable étude de M. Alberto Cametti, La Musica teatraU a Ronuif cento anni fa, publiée dans l'Annuaire de l'Académie Sainte-Cécile. Rome, 1916.
2. « Mémoiree d'une ex-cantatrice sur le compositeur Rossini, en réponse à ce qu'il a été écrit à ce sujet durant l'été de 1822 par le journaliste anglais à Paris et qui a été reproduit dans un journal de Milan de la même année n. Cet opuscule de 62 pages, publié à Bologne en 1823, est extrêmement rare. Nous en donnons la traduction intégrale en appendice.