‹ Vie de Rossini, suivie des Notes d'un dilettante;Chapitre 2 sur 87 · STENDHAL ET ROSSINI · texte numérisé non relu

STENDHAL ET ROSSINI

A la mémoire de mon cher ami Michel Psichari,

Beyle se promenait aux Giardini^ à Milan. La musique d'un régiment allemand jouait et Beyle écoutait, en regardant les femmes qui passaient. Sevré depuis quelque temps de la vie ntiilanaise, il se laissait reprendre aux beautés de la nature italienne et des arts, aux charmes des confidences amoureuses, aux voluptés des spectacles et de la musique. Il reconnut une cantilène passionnée de Mozart que a cent cinquante instruments à vent parfaits » exécutaient avec une expression de « mélancolie particulière », et son âme sensible s'émut. Déjà l'orchestre commençait un autre morceau et, cette fois, Beyle s'étonna devant cette

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