PRÉFACE XXIX
En somme, la Righetti ne tient pas tout ce qu*elle «promet. Elle ne réfute Stendhal que sur un petit nombre de détails biographiques, elle se borne ie plus souvent à contester des points sans importance et à compléter certaines indications trop sommaires. Sa grande préoccupation, c'est de ne pas se laisser oublier, c'est de rappeler qu'elle possède « la plus belle voix qu'on ait jamais entendue à Rome ». Elle ne manque pas de glisser, en outre, ^es allusions à sa beauté et d'insister sur l'admiration sans bornes que lui témoignait Rossini au temps •où elle lui faisait l'honneur d'interpréter ses opéras.
Pendant que l'article du Paris MorUhly Rei^iev? causait tout ce tapage, Stendhal écrivait dans sa chambre d'hôtel un Essai sur Vhistoire de la musique -en Italie de 1800 à 1823. Le succès inespéré de son article l'engageait à publier, en anglais, ce nouvel ouvrage. A la date du 4 décembre 1822, celui-ci était fort avancé puisqu'il écrit à M. Sutton Sharpe, -à Londres, que cette Histoire de la musique au -commencement du XIX^ siècle vient d'être traduite -^n anglais par un de ses amis et doit former un volume d'environ 400 pages in-8^. a II n'y a pas beaucoup d'idées dans ce petit ouvrage, expliquait- -il, mais il est rempli de petits faits qui ont le mérite •d'être vrais ^ : »
un récit de la première du Barbier plus voisin de celui de la •Righetti que de sa première version.