XXXIV STENDHAL ET ROSSINI
au mois d'avril 1824, qu'il dut donner le bon à tirer de la Vie de Rossini. Durant son voyage, il n'avait d'ailleurs cessé de s'en occuper et écrivait encore^ au mois de décembre, à son ami de Mareste de lui rédiger un chapitre nouveau sur Vhiaioire de Véta-^ blissemerU de Vopéra bouffe à Paris, de 1800 à 1823. Il n'y aura qu'à attribuer en note cette étude à « M. Adolphe de Besançon ». De Mareste pourra de la sorte dénoncer les agissements des Paer et consorts contre la musique de Rossini. a Si vous ne faites pas ce chapitre, écrit Beyle, il me donnera une peire du diable à moi qui, ayant été absent, n'ai nulle mémoire des faits. Vous aurez à épancher votre bile sur les sottises de l'administration de M"^® Catalani et à montrer votre génie en esquissant un projet de constitution pour cet opéra. Le bon Barilli \ qui vous voit de bon œil, vous donnera tous les plus petits renseignements dont vous pourrez avoir besoin, entre deux fottre au pharaon »,. et Beyle continuait en exposant ses idées sur la constitution idéale d'un théâtre d'opéra italien à Paris. Nous les retrouverons au chapitre xviii
1. L'excellent chanteur Luigi Barilli, après avoir fait les délices des Parisiens durant de longues années, dut se résigner à renoncer au chant. Administrateur du Théâtre itiUien en 1809, il se ruina presque, fut employé par M™® Catalani» perdit le 24 octobre 1813 sa femme qui était à Tapogée de son talent et successivement ses trois enfants. Régisseur de l'Opéra italien en 1820, il se cassa la jambe en 1824 et mourut d'apoplexie le 26 mai 1824.