PRÉFACE XXXVII
<|ue par goût. Quand on ne s'en servit pas pour la plagier \ on se plut à relever les inexactitudes biographiques et à insinuer que Beyle avait été la dupe des plaisanteries et des vantardises de Rossini *. Les admirateurs de Rossini lui repro- -chèrent les critiques qu'il ne ménageait pas à leur idole et les détracteurs s'étonnèrent qu'il ait paru •le prendre au sérieux '.
■la 1'^ et la 2® édition aurait-il fait brocher quelques exemplaires en trois ou quatre tomes ? Peut-être les doléances <lu critique sur le prix élevé du volume doivent-elles s'expli- •quer par le fait qu'il avait payé le prix de l'ouvragée complet pour les 80 premières pages environ. D'après son analyse, la Vie de Rossini s'arrête après le triomphe de Tancrède.
1. Gherardini, en 1827, s'est beaucoup servi du livre de Stendhal pour son étude : Rossini e la sua Musica ossia amena hiografia musiccUe. Almanacco per Vanna 1827. Milano. Page 43, il avoue en note : a Avrei citato Waltev Scott, come ha fatto l'Autore francese che ha suggerita al mio testo tal felice simili tudine... » (à propos de Tancrède),
2. Dans une intéressante critique de la Vie de Rossini, publiée en 1824 dans le journal italien Cenni siorici e spet- 'tacoli ieatrali, l'auteur se plaint de ce que Stendhal a cru sur parole Rossini : < Ce qui concerne Rossini a été tiré par 4'auteur des récits inexacts et exagérés des Ciceroni ou de ce que Rossini a pu lui raconter sur son propre compte. Nous -qui connaissons bien son caractère joyeux et plaisant et qui savons combien il aime à « conter des bourdes » (piantar -quakhe caroia) selon son expression, surtout aux étrangers, nous savons aussi quel fond l'on peut faire sur ce qu'il dit parmi les plaisanteries, les farces, les bons mots dont il entremêle ses discours aussi bien lorsqu'il parle de ses •opéras, que de ses bonnes fortunes, ou du mérite des chanteurs et des chanteuses. Et tandis que, nous, nous ne le croyons pas, les autres demeurent bouche bée à «eeueillîr les oracles qui tombent de sa bouche... i