‹ Vie de Rossini, suivie des Notes d'un dilletanteChapitre 40 sur 122 · FIN DE LA VIE DE ROSSINI · texte numérisé non relu

FIN DE LA VIE DE ROSSINI

NOTES D'UN DILETTANTE

AVANT-PROPOS

Le 17 décembre 1824, Beyle, encouragé par le succès de la Vie de Rossini écrivait à de Mareste : V J'ai l'idée de réunir les articles... sur l'opéra buffa insérés dans le Journal de Paris ». Ce que n'avait pu faire Stendhal, fut accompli par Colomb qui, en 1867, publia dans les Mélanges d^art et de littérature sous le titre : Notes d'un dilettante, treize chroniques datées de septembre à fin décembre 1824, augmentées d'un feuilleton sans intérêt d'ailleurs, du 23 février 1826.

En collationnant le texte des Notes d^un dilettante sur le Journal de Paris, nous avons constaté que Colomb n'avait pas seulement commis de nombreuses erreurs (omissions, fautes d'impressions, etc.) mais qu'il avait laissé de côté quatorze chroniques pour l'année 1825, douze pour l'année 1826 et six pour 1827, la collaboration de Stendhal au Journal de Paris ne prenant fin qu'avec la publication de ce périodique à la fin de juin 1827. Tous ces feuilletons sont également signés de l'initiale : M.

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L'intérêt de ces chroniques ^ est très supérieur à celui des articles de 1824. On y trouve des comptes rendus de premières fort importants : Viaggio a Reims, Semiramide, Zelmira. Beaucoup de ces feuilletons sont autant de chapitres à ajouter à la Vie de Rossini, à laquelle Stendhal lui-même souhaitait de pouvoir joindre quelques renseignements sur les opéras dont il n'avait pu parler et sur les artistes qui illustraient le théâtre italien.

Nous avons pu compléter la réunion des chroniques musicales de Stendhal par un article sur la Semiramide paru sans signature dans le tome XI du Mercure du XIX^ siècle (6 décembre 1825) et qu'un billet de Beyle à H. de La Touche nous a permis d'identifier avec certitude ^.

L'ensemble de ces chroniques présente un vif intérêt pour l'histoire de l'opéra italien en France. On y voit Stendhal se faire, plus encore que dans la Vie de Rossini, le champion de Madame Pasta. Il rompt des lances en faveur de la musique italienne et défend l'administration du Théâtre italien. On sent très bien que toutes ces chroniques furent rédigées sur un coin de table dans le salon même de Madame Pasta et que Beyle y recueillit l'écho de conversations entre la diva et ses familiers.

1. Nous avons publié les chroniques de l'année 1825 dans la Revue Hebdomadaire^ 13 et 30 août 1921, et celles de l'année 1826 dans la Revue Musicale d'août 1921.

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