POUR LE DÉBUT DE M^^^ GARCIA
C'est dans la solitude qu'on a joué jeudi dernier Ricciardo e Zoràide. M^^® Blasis chante assez bien, mais sans se départir d'une sage médiocrité qui n'est pas faite pour rappeler la foule au théâtre Favart. Donzelli a bien chanté, Bordogni luimême a mis quelque chaleur dans son jeu.
On s'attendait à revoir JVP^^ Garcia dans Torçaldo e Dorliska. Rien de plus singulier que ce qui est arrivé le premier jour à cette chanteuse extrêmement distinguée. Elle a chanté supérieurement bien sa cavatine ; ensuite son talent s'est peu à peu éclipsé, et, à la fin du second acte, son chant n'était guère supérieur à celui des cinq ou six débutantes que nous venons de passer en revue depuis un an. Pour avoir une opinion arrêtée sur NP^^ Garcia, il faut la voir une seconde fois.
]\|iie Garcia est Espagnole ; elle n'est point parente du célèbre ténor de ce nom qui chante actuellement à New- York. M}^^ Garcia a quitté Madrid il y a quatre ans ; elle a eu de grands succès en Italie ;