‹ Vie de S. Camille de LellisChapitre 40 sur 237 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

fut si grande, qu'il leur fit donation d'un immeuble, dont le prix s'éleva à environ cinq cents écus. Et, quelques années après, Maurice ayant échangé la triste vie de ce monde contre une vie meilleure, il les institua héritiers de tous ses biens, ce qui leur fut trèsutile dans ces commencements. Il laissa en particulier à Bernardin, à cause de la grande affection qu'il avait pour lui, sa riche masse d'argent, dont le prix fut mis en commun.

C'est ainsi que Celui qui orne les lis des champs et nourrit les oiseaux du ciel, comblait de trésors ces hommes pauvres et délaissés qui, quelques jours auparavant, avaient à peine trois nattes , pour y prendre un peu de repos après leurs fatigues.

Avec ce secours, Camille maintint la congrégation jusqu'à l'époque où elle fut confirmée par le Saint-Siège, qui lui permit alors de recueillir des aumônes dans Rome.

Les nouveaux membres de la Congrégation choisirent pour père spirituel Octavien Capelli, jésuite, ce qui a fait croire à Pancerolo qu'il en était le fondateur. Mais le livre de ce dernier, les Trésors cachés dans l'âme, édition de Kome, où il soutient cette erreur, fut saisi par l'ordre des supérieurs ecclésiastiques. Le Révérend Père Sanzio Cicatelli, dans la préface de la Vie de Camille, et le Père Cosmo Lenzo, dans les préliminaires des Annales, sous le n° 64, ont longuement réfuté l'ae sertion erronée de Pancerolo.

Page 1