Gel. 13; 3 Soc
% 1 Gel. 13; il est possible qu'à cette époque il eût reçu les ordres mineurs et qu'ainsi il fût du for de V Église pour parler lelangage du droit canon.
qui les débarrassait d'une délicate affaire, ils renvoyèrent le plaignant à Tofficialité diocésaine^.
Devant un tribunal ecclésiastique, la question changeait de face ; il était inutile de songer à demander à Tévêque de prononcer le bannissement, puisque son rôle était de sauvegarder la liberté des clercs. Bernardone ne pouvait plus que déshériter son fils ou l'amener à renoncer de lui-môme à toute succession. Ce ne fut pas difficile.
Appelé à comparaître devant le tribunal épiscopaP, François en eut une vive joie; ses fiançailles mystiques avec le Crucifié allaient donc recevoir une sorte de con- ' sécration officielle. A ce Jésus qu'il avait si souvent blasphémé et trahi par ses paroles et par sa conduite, il allait pouvoir promettre tout aussi publiquement obéissance et fidélité.
On devine sans peine le retentissement de tout cela dans une petite ville comme Assise, et la foule qui au jour fixé se porta vers la place de Sainte-Marie-Majeure où l'évêque rendait ses jugements^:
On trouvait sûrement François insensé, mais on savourait d'avance la honte et la colère de ce Bernardone que chacun détestait et dont l'orgueil était si bien châtié.
L'évêque exposa d'abord l'affaire, et conseilla à François de renoncer purement et simplement à ses biens. Mais au grand étonnement de la foule, on vit