V. Règle de 1221, cap. 7. Cf. 1 Gel. 38 et Bon
les circoDStances où se trouvait la ville, lui apparut tout à coup comme une indication providentielle. Soo institut devait s'appeler l'Ordre des Frères Mineurs.
On devine l'impression que produisit cette détermination : le Sainte car déjà ce mot magique avait éclaté sur son passage ^, le Saint s'était prononcé. C'était lui qui allait pacifier la cité, servir d'arbitre entre les deux partis qui la divisaient.
On possède encore le document de cette paix civile, exhumé en quelque sorte des archives communales d'Assise par le savant et pieux Antonio Cristofani ^. Eu voici les premières lignes :
€ Au nom de Dieu I
«Que la grâce suprême de l'Esprit saint nous assiste! A rhonneur de notre Seigneur Jésus-Obrist^ de la bienheureuse Vierge Marie, de l'empereur Othon et du duc Léopold.
€ Voici le statut et Taccord perpétuel intervenu entre les Majores et les Minores d'Assise.
« Sans le consentement commun ils ne feront jamais aucune eHpèce d'alliance ni avec le pape et ses nonces ou ses légats, ni avec l'empereur ou avec le roi, ni avec leurs nonces ou leurs légats, ni avec aucune ville ou cité, ni avec aucune personne importante, mais d'un commun accord ils feront tout ce qui sera à faire pour l'honneur, le salut et l'avantage de la commune d'Assise. »
La suite est digne du commencement. Les seigneurs» moyennant une légère redevance, renonçaient à lous
i. 1 Cel. 36.