Eccl. 1 ; Conform. 113 b
4. Vers 1224, les Frères Mineurs voulurent se rapprocher et construisirent près des murs de Paris dans les terrains appelés
elle fut smgulièremeQt féconde, puisqu'elle leur permit d'attaquer, peu d'années plus tard, l'Angleterre avec un plein succès.
François passa l'année suivante (121 8) à des tournées d'évangélisation dans la Péninsule : il est naturellement impossible de le suivre dans ces voyages, dont ritinéraire était fixé d'après ses inspirations journalières, ou sur des indications aussi fantaisistes que celle qui l'avait jadis déterminé à aller à Sienne. Bologne, ^ l'Aiverne, la vallée de Rieli, le Sacro-Speco de saint Benoît à Subiaco^, Gaëte^, Saint-Michel au mont Gargano^ l'ont peut-être reçu à cette époque; mais les indications sur sa présence dans ces endroits, sont trop éparses et trop vagues pour qu'on puisse les faire entrer dans un cadre historique.
II est bien possible aussi qu'il ait fait alors un séjour à Rome : ses rapports avec Hugolin ont été bien plus
Vauvert ou Val vert (aujourd'hui jardin du Luxembourg) un vaste couvent (Eccl. iO Cf. Top. hist. du vieux Paris par Berty et Tisserand, t. IV, p. 70). En 1230 ils reçurent à Paris, des Bénédictins de Saint-Germain-des-Prés, un certain nombre de maisons in parocchia SS, Cosmœ et Damiani infra muros domini régis prope portam de Gibardo {Chartularium Universitatis Parisiensis, n<* 76. Cf. Topographie historique du vieux Paris : Région occid. de Vuniv. p. 95; Félibien, Histoire de la ville de Paris, I, p. 115. Enfin saint Louis les installa dans le célèbre couvent des Gordeliers, dont le réfectoire existe encore, transformé en musée Dupuytren. Les Dominicains, arrivés à Paris le 12 sept. 1217, allèrent droit au centre de la ville, en l'Ile, près de Tévôché, et le 6 août 1218 s'installèrent au couvent Saint-Jacques.
1. Fior. 27 ; Spec. 148 b; Conform, 71 a et 113 a 2; Bon. 482.
2. Les traces du passage de François y sont nombreuses. Un frère Eudes y peignit son portrait.