Conform. 113 b 2. Cf. A. SS., p
2. 2 Gel. 3, 92 ; Spec. 30 b ; Cf. 2 Gel. 3, 115 ; Conform. 142 b 1 . ^i épisode pourrait à la rigueur se rattacher au retour.
y arrivèrent vers le milieu de juillet^ : C'est sans doute aux environs de cette ville que frère Élie s'était établi depuis un ou deu\ ans. François s'y sépara de quelques-uns de ses compagnons qu'il envoya prêcher de divers côtés, et lui-même, peu de jours après, se rendit en Egypte, où tous les efforts des Croisés se concentraient autour de Damiette.
Dès l'abord il fut navré de l'état moral de l'armée chrétienne. Malgré la présence de nombreux prélats et du légat apostolique, elle était désorganisée par l'indiscipline. Il en fut si affecté que comme on parlait de bataille il crut devoir la déconseiller, annonçant que les chrétiens seraient infailliblement battus. On se naoqua de lui, et le 29 août, les Croisés ayant attaqué les Sarrasins, essuyèrent une terrible déroute^.
Ses prédications eurent un merveilleux succès. Le terrain était, il faut le dire, mieux préparé que tout autre pour recevoir la semence nouvelle; non pas certes que la piété y fut vivante, mais dans ce ramassis d'hommes, venus là des quatre coins de l'Europe, les inquiets, les voyants, les illuminés, les altérés de justice et de vérité, coudoyaient les coquins, les aventuriers, les affamés d'or et de pillage. Capables de beaucoup de bien ou de beaucoup de mal, au gré d'impulsions momentanées, dégagés de ces liens de la famille, de la propriété, des habitudes qui enlacent d'ordinaire la volonté et ne permettent qu'exceptionnellement un complet
1. Avec la manière de* naviguer à ceUe époque, le voyage exigeait de vingt à trente jours. On trouvera le diarium d*une traversée semblable dans Uuillard-Bréholles, Hist. DipL, t. I, 898-901. Cf. Ihid, Introd., p. CGGXXXI.