‹ Vie de s. François d'AssiseChapitre 209 sur 257 · Gel. 1. 16 ; Spec. 100 a-lOl b · texte numérisé non relu

Gel. 1. 16 ; Spec. 100 a-lOl b

révélait pas rinanité de tous les sophismes par lesquels OD lavait enlacé.

c N'osant se présenter dans les appartements d'un si grand prince^ il resta dehors devant la porte et attendit patiemment que le pape vînt à sortir. Quand il sortit, saint Franççis lui fit la révérence et lui dit: «Père Pape, que Dieu vous donne la paix. » — « Que Dieu te bénisse, mon fils, répondit-il ». — « Seigneur, lui dit alors saint François, vous êtes grand et souvent absorbé par de grandes affaires; de pauvres frères ne peuvent pas venir vous trouver et vous parler aussi souvent qu'ils en auraient besoin; vous m'avez donné beaucoup de papes, donnez-m'en un seul auquel je puisse m'adresser quand besoin sera, et qui à votre place écoute et discute mes affaires et celles de mon Ordre. » — € Qui veux-tu donc que je te donne, mon fils?» — «L'évêque d'Ostie ». Et il le lui donna ^.

Les conférences avec Hugolin recommencèrent donc; il accorda tout de suite à François quelques satisfactions: le privilège octroyé aux Clarisses fut rapporté; Jean de Gonpello fut avisé qu'il n'avait rien à espérer de la curie ; enfin on laissait à François la liberté de composer lui-même la Règle de son Ordre. On ne lui épargna naturellement pas les conseils à ce sujet, mais il fut un point sur lequel la curie ne pouvait pas attendre, et dont elle exigea l'application immédiate: l'obligation pour les postulants d'un an de noviciat.

En même temps fut lancée une bulle qui n'était pas seulement destinée à publier cette ordonnance, mais surtout à marquer d'une façon solennelle le commence-

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