Gel. 84-87 ; Bon
dolorosaf Jacopone de Todi, ce franciscain de génie qui passa dans les cachots une partie de sa vie, composa, inspiré par le souvenir de Greccio, un autre Stabat, celui de la joie, Stabat Mater speciosa. Cette hymne de Marie, près de la crèche, n'est pas moins belle que celle de Marie au pied de la croix. Le sentiment y est encore plus intime, et Ton ne s'explique guère son oubli que par un injuste caprice de la destinée.
Stabat Mater speciosa Juxta fœnum gaudiosa, Dum jacebat parvulus.
Quae gaudebat et ridebat Exsultabat cum videbat Nati partum inclyti.
Fac me vere congaudere, Jesulino cobserere Donec ego vixero '.
1 . Ce petit poème a été publié intégralement par M. Ozanam dans le t. V de ses œuvres, p. 184.