Fior, Ily consid
% Les raines du château de Ghiusi sont à trois quarts d*heure de TAlveme.
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quelques-uns de ces secrets qui ne se disent pas, parce qu'ils ne peuvent se dire, et parce que, les dirait-on, ils ne pourraient se comprendre. Sbcrbtcm mecm hihi! Jésus Tavait bien senti: les enivrements du Thabor sont courts; ils ne doivent pas se raconter.
Devant ces mystères de l'àme, les matérialistes et les dévots se rencontrent souvent, et s'accordent à réclamer de la précision dans les choses qui en supportant le moins.
Le croyant demande dans quel coin de rAlveme François reçut les stigmates; si le séraphin qui lui apparut était Jésus ou un esprit céleste; ce qu'il lui dit en les lui imprimant ^, et il ne comprend pas plus cette heure, où François se pâma de douleur et d'amour, que le matérialiste, qui demande à voir de ses yeux et à toucher de ses mains la plaie béante.
Tâchons d'éviter ces excès. Écoutons ce que les documents donnent, et ne cherchons point à leur faire violence, pour leur arracher ce qu'ils ne racontent point, ce qu'ils ne peuvent raconter.
Ils nous montrent François tourmenté pour l'avenir de l'Ordre, et par un immense besoin de faire de nouveaux progrès spirituels.
Il était dévoré par la fièvre des saints, ce besoin dHmmolation qui arrachait à sainte Thérèse le cri passionné: <cou souffrir, ou mourir!» Il se reprochait amèrement de n'avoir pas été trouvé digne du martyre
1. Ftor. IV et V coiuid. Ces deux considérations paraissent être le résultat d'un remaniement opéré .sur un document primitif. Celui-ci comprenait sans doute les trois premières que le continuateur aura interpolées et allongées. Cf. Conform. 231 a 1. Spec. 91 b, 92 a, 97; A. SS., p. 860 ss.
et de n'avoir pu se donner pour Celui qui s'est donné pour nous.
Nous touchons ici à un des éléments les plus puissants et les plus mystérieux de la vie chrétienne. On peut fort bien ne pas le comprendre, il ne faut pas pour cela le nier. Il est la racine du vrai mysticisme^. La grande nouveauté, apportée par Jésus au monde, a été que se sentant en parfaite union avec le Père céleste, il a appelé tous les hommes à s'unir à lui^ et par lui à Dieu : « Je suis le cep et vous êtes les sarments : celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup ^e fruits, car hors de moi vous ne pouvez rien faire. »
Le Christ n'a pas seulement prêché cette union, il en a' donné la sensation. Au soir de sa dernière journée, il en a institué le sacrement, et il n'est peut-être pas de secte pour nier que la communion soit tout à la fois le symbole, le principe et la fin de la vie religieuse. Depuis dix-huit siècles, les chrétiens opposés sur tout le reste, ne peuvent s'empêcher de regarder tous vers celui qui, dans la chambre haute, a institué le rite des temps nouveaux :
La veille de sa mort, il prit le pain, il le rompit et le leur distribua en disant : <r Paenez et mangez , car