Gel. 97 et 98; 2 Gel. 3, 137; Bon. 205 et
3. Richard de S. Germano ann. 1225. Cf. Potthast 7400 ss. 4. 1 Gel. 98 et 99; 2 Gel. 8, 137 ; Fior. 19.
entre les mains du Père céleste. Qu'est-ce que la souffrance pour une âme qui est fixée en Dieu ^ ?
Élie finit cependant par le convaincre, et le départ fut décidé; mais auparavant François voulait aller prendre congé de sainte Glaire et se reposer un peu auprès d*elle.
Il s'arrêta à Saint-Damien bien plus longtemps qu'il ne l'avait projeté^ (fin juillet — commencement de septembre 1225). Son arrivée dans le cher monastère avait été marquée par une recrudescence terrible de ses maux. Pendant quinze jours, sa cécité fut si complète qu'il ne distinguait même pas la lumière. Les soins qu'on lui donnait n'amenaient aucun résultat, depuis qu'il passait chaque jour de longues heures à pleurer. Larmes de pénitence, disait-il, mais aussi de regret'. Ah! qu'elles étaient différentes de ces larmes des instants d'inspiration et d'émotion qui coulaient sur son visage tout illuminé de joie. On l'avait vu, dans ces moments, ramasser deux morceaux de bois, et s'accompagnant sur ce violon rustique^ improviser en français des cantiques, où il déversait le trop plein de son cœur ^.
Mais ce rayonnement de génie et d'espérance avait disparu. Rachel pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus. Il y a dans les larmes de François ce même quia non sunt pour ses fils spirituels.
Mais s'il y a des douleurs irrémédiables, il n'y en a point qui ne puissent à la fois s'exalter et s'adoucir,