Gel. 3, 23 ; Bon. 98 ; Spec. 17 b ; Conform. 239 a 2 f
3. 2 Gel. 3, 33 ; 1 Gel. 105 est encore plus explicite : c La multitude espérait qu'il mourrait bientôt, et là était le sujet de sa joie. »
et VOUS secoue, plus enthousiaste de sa relique et plus exaspéré de votre froideur qu'un soldat de la vieille garde devant un ennemi de TEmpereuri
Au XIII' siècle, toute TEurope en était là.
On trouvera ici plusieurs traits qu'on pourrait être tenté d'estimer choquants ou même ignobles, si on ne faisait effort pour remettre tout cela dans son milieu.
François fut installé à Tévéché ; il aurait préféré être porté à la Portioncule, mais les frères durent obéir aux injonctions de la foule, et pour comble de sûreté des gardes furent placés aux abords du palais.
Le séjour du Saint y fut beaucoup plus long qu'on ne l'avait présumé. Peut-être dura-t-il plusieurs mois (juillet à septembre). Cet agonisant ne se décidait pas à mourir. Il se rebellait contre la mort: au centre de l'œuvre, ses préoccupations pour l'avenir de l'Ordre, lointaines quelques jours auparavant, étaient revenues plus angoissantes et plus terribles.
J <kI1 faut recommencer, pensait-il; créer une nouvelle famille qui n'oubliera pas l'humilité, aller servir les lépreux, et, comme jadis, se mettre toujours non seulement en paroles, mais en réalité, au-dessous de tous les hommes^, d
Sentir s'accomplir l'implacable travail de la destruction, contre lequel les plus soumis ne peuvent s'empêcher de protester : c Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi? pourquoi m'avez-vous abandonné? 2> Devoir contempler la décomposition plus redoutable encore de son Ordre. Lui, l'alouette, être guetté par des soldats veillant sur
. i.i Gel. 103 et 104.
son padavre ; il y avait bien là de quoi le rendre mortellement triste.
Pendant ces dernières semaines^ tous ses soupirs ont été notés. La disparition de la plus grande partie de la Légende des Trois Compagnons, nous prive certainement de quelques touchants récits, mais la plupart des traits nous ont été cependant conservés dans des documents de seconde main.
Quatre frères avaient été spécialement chargés de lui prodiguer leurs soins: Léon, Ange, RuQn et Masseo. Nous les connaissons déjà : ils étaient de ces intimes de la première heure qui avaient regardé Tévangile franciscain, comme un appel à Tamour et à la liberté. Aussi commençaient-ils à se plaindre de tout et de tous^.
Un jour, l'un d'eux dit au malade : a Père, vous partirez, et vous nous laisserez; indiquez donc, si vous le connaissez, celui auquel on pourrait en toute sécurité confier le fardeau du généralat. »
Hélas ! François ne le connaissait pas le frère idéal capable d'assumer une pareille tâche; mais il profita de la question pour esquisser le portrait du ministre général accompli 2.
Nous avons deux épreuves de ce portrait, celle qui a été retouchée par Celano, et l'épreuve originale, bien plus courte et plus vague, mais qui nous montre François ne voulant pour son successeur qu'une seule arme : un inaltérable amour.
C'est probablement cette question qui lui suggéra ridée de laisser pour ses successeurs, les généraux de