‹ Vie de s. François d'AssiseChapitre 45 sur 257 · ÉTUDE CRITIQUE DES SOURCES LXXV · texte numérisé non relu

ÉTUDE CRITIQUE DES SOURCES LXXV

Qnoi de plus naturel que de mettre à sa tête Thomas de Celano. Depuis Tapprobatioa de la première légende par Grégoire IX, il paraissait un^ peu l'historiographe oflSciel de l'Ordre*.

Cette manière de voir concorde bien avec le contenu des dix- sept chapitres que renferme la première partie de la seconde légende. Elle se présente dès l'abord comme une œuvre collective. Celano est entouré de compagnons qui l'aident^. Un examen plus attentif montre qu'elle a pour source principale la Légende des Trois Compagnons, que les compilateurs remanient, en complétant quelquefois certains détails ; plus souvent^ en y pratiquant de véritables coupes.

Tout ce qui ne concerne pas saint François est impitoyablement proscrit ; on sent la volonté bien arrêtée de laisser à l'arrière-plan les disciples qui se mettaient si complaisamment au premier^.

L'œuvre des Trois Compagnons avait été terminée le 11 août 1246. Le 13 juillet 1247 le chapitre de Lyon mettait fin aux pouvoirs de Crescentius. C'est donc entre ces deux dates que se place la composition de la première partie de la Seconde Vie de Thomas de Celano *.

1. Une phrase du prologue (2 Gel.) montre que Tau leur a reçu une mission tout à fait spéciale : Placuit . . . vobia . . . parvitati noèirœ injutigere, tandis qu'au contraire les 3 Soc. laissent voir que la décision capitulaire ne les \isait que de fort loin: Cum de mandcUo prœteriti capituli fratres teneantur., visum e$t nobia... pauca de muUie . . . sanctitati veêtrœ intimare. 3 Soc. prol.

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