‹ Vie de s. François d'AssiseChapitre 44 sur 257 · VI. Seconde Vie par Thomas de Celano · texte numérisé non relu

VI. Seconde Vie par Thomas de Celano

Fremiire Partie.

A la suite de la décision du chapitre de 1244, on se mit à rechercher de tous côtés les souvenirs des premiers temps de l'Ordre.

\ent cité par les Conformités sous le titre de Legenda Antiqua et reproduit en partie dans le Spéculum.

Les numéros de chapitre, que le Spéculum a gauchement insérés, sans remarquer qu'ils étaient en désaccord avec sa propre division, seraient des vestiges de la division adoptée par Conrad d'Offlda.

Il est hien possible qu'après l'interdiction de son livre et sa confiscation au Sacro-Convento, frère Léon ait repris dans ses rotuli une grande partie des récits déjà faits, si bien que le môme trait pourvût, tout en venant de frère Léon, se présenter sous deux formes différentes suivant qu'il aurait été copié sur le livre ou sur les rotuli.

1. Comparer par exemple 2 Gel. 120 : Vocation de Jean le simple, et Spéculum f» 37 a. Avec le récit de Thomas de Celano, on ne comprend pas ce qui attire Jean vers saint François ; dans le Spéculum tout s'explique, mais Celano n'a pas osé montrer François allant prêcher avec un balai sur l'épaule pour nettoyer les églises sales.

2. Elle a été publiée pour la première fois à Rome, en 1806, par leP. Rinaldi à la suite de la Première Vie (V. plus haut p. LT, i^ote 2 et redonnée en 1880 par l'abbé Amoni : Vita Secunda S- Francisci Assieiensia auctore B, Thoma de Celano eju9 disci-

Devant cette ardeur, oh le zèle pour la gloire de Tinstitut franciscaiu laissait sûrement un peu à l'arrière-plan le souci historique, le ministre général Crescentios fat obligé de prendre certaines précautions.

Bien des morceaux qu'il recevait faisaient double emploi, d'autres pouvaient se contredire ; plusieurs, sous couleur de raconter le Saint, n'avaient d'autre but que d'opposer le présent au .passé.

L'idée de constituer une sorte de commission chargée d'étudier et de coordonner tout cela s'imposa bientôt^.

pulo, Romœ, tipografia délia paee. 1880, in-8o, 152 p. Les citations sont fuites d'après cette dernière édition que j*ai coUationnée à Assise avec le plus important des rares manuscrits connus actuellement: Archives du Sacro-Gonvento. N» 686. Man. sur parchemin de la fin du XIII« siècle, si je ne me trompe, 130 millim. sur 142 ; 102 pages numérotées. A part le fait que le livre est divisé en deux parties au lieu de trois, les deux dernières n'en formant qu'une, je n'ai pas trouvé de différence notable avec le texte publié par Amoni ; les chapitres ne sont sépanés que par un alinéa et une lettre rouge, mais ils ont dans la table qui occupe les sept premières pages du volume les mêmes titres que dans l'édition Amoni.

Cette Seconde Vie a échappé aux recherches des fioUandistes. On ne s'explique pas comment ces savants méconnurent la valeur du manuscrit que le P. Theobaldi, archiviste d'Assise, leur avait signalé et dont il leur offrait une copie (A. SS. oct. t. II, p. 546 f.). Le P. Suysken s'est jeté ainsi dans d'inextricables difficultés et s'est exposé à ne pas comprendre les listes de biographies de saint François dressées par les annalistes de l'Ordre ; il se privait en même temps d'une des plus abondantes sources de renseignements sur les faits et gestes du Saint. — Le *prof. Mûller {Die Anfànge, p. 175-^184) a été le premier à faire une étude critique de cette légende. Ses conclusions me paraissent étroites et extrêmes. Cf. Analecta fr. t. II, p. XVII-XX. Le R. P. Ehrle indique deux manuscrits, l'un au British Muséum, Harl. 47, l'autre à Oxford. Christ GoUege. Cod. 202. Zeitachrift 1883, p. 890.

1. Les 3 Soc. prévoient le cas où leur légende sera incorporée à d'autres documents : quibus (Jegendis) hcBc pauca qum eeribimus poteritia facere inseri, si vestra discretio viderit esse justum* 3 Soc. prol.

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