Gel. 2 ; Bon. 6 ; Vit. sec. apud A. SS. p
plus se séparer d'eux, et dès qu'il entendait leurs appels, il quittait tout, sans que rien pût le retenir^.
Pendant ce temps, l'Ombrie et l'Italie voyaient les événements politiques se précipiter : après une lutle formidable, les républiques alliées avaient forcé l'Empire à les reconnaître. Par l'immortelle victoire de Legnano (29 mai 1176) et la paix de Constance (25 juin 1J83), la ligue lombarde avait arraché à Frédéric Barberousse presque toutes les prérogatives du pouvoir, l'empereur n'en conservant guère que les insignes et les apparences.
D'un bout à l'autre de la Péninsule, des visions de liberté faisaient battre les cœurs. Il sembla un instant que l'Italie tout entière allait retrouver conscience de son unité, se lever comme un seul homme pour jeter l'étranger hors des frontières, mais les rivalités des cités étaient trop éveillées pour leur laisser voir que la liberté locale, sans l'indépendance commune, était précaire et illusoire. Le successeur de Barberousse, Henri VI (1183—1196), Et peser sur l'Italie un joug de fer, et peut-être aurait-il réussi à assurer à l'Empire la domination, s'il n'avait été arrêté brusquement par une mort prématurée.
Il n'avait pourtant pas pu enchaîner les idées. Le mouvement communal qui ébranlait le nord de la France, se répercutait au delà des Alpes.
Quoique cité secondaire, Assise n'était pas restée en arrière dans les grandes luttes pour l'indépendance^. Elle fut durement châtiée, perdit ses franchises et dut