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finissait toujours par dire : « Vous verrez qu'un jour je serai adoré par le monde entier^. j>
Durant ces longs mois, François dut éprouver bien des désillusions à Tégard de ces nobles, que de loiii il admirait de si bon cœur. Quoi qu'il en soit, il garda avec eux non seulement son franc parler, mais aussi sa pleine liberté d'action : un d eux, un chevalier, était tenu à Técart à cause de sa vanité et de son mauvais caractère. François bien loin de l'abandonner, lui témoigna de l'affection et eut la joie de le réconcilier avec les autres captifs.
Une transaction intervint enfin entre les comtes et le peuple d'Assise. En novembre 1203, les arbitres désignés par les deux partis prononcèrent leur sentence: la commune d'Assise devait réparer^ dans une certaine mesure, les dommages causés aux biens des seigneurs, et ceux-ci s'engageaient en retour à ne plus faire aucune alliance sans l'autorisation communale 2. Le servage rustique était maintenu, ce qui prouve que la révolution avait été dirigée par la bourgeoisie et à son profit. Il ne devait cependant pas s'écouler dix ans avant que le peuple arrivât, lui aussi, à conquérir sa liberté; là encore nous verrons François combattant du côté des opprimés, et mériter le titre de Patriarche de la démocratie religieuse qui lui a été décerné par un de ses compatriotes ^.
A la suite de cet accord les prisonniers retenus à Pérouse furent relâchés. François rentra à Assise. Il avait vingt-deux ans.