CHAPITRE PREMIER
. , Charité (le saint Vincent de Paul. — S^n * amour envers Dieu,, son obéissance et sa\à‘ signationit , ' '
' ' ’ Quand one nomriM saint Vincent , ü est bien
difliciie de ne pas parler tout aussitôt de sa > charité; c’est aussi par là que^nouscouînienceroiis ce petit ti^aîlé. • * .
^ « Le précepte, d'aimer son prochain est , 44 fort , avoit-il coutume de dire , que qinconque J’observe accon>plit la loi de Dieu , parce que .
. tous les préceptes de cette loi se rapporteni'à cet amour du prochain, selon la > doctrine du , . . saint apôtre , qui diligit^ proæimum *
. plevit. Donnez-moi , s’écrioit-il un jour en pari» lant à^sa congrégation , une pei^onnç qui borné son amour en Dieu ; une âme élevée en cpir- ' lemplation , mais qui ne so mette en\aUcune . peinc’'d’aîmer son prochain , et une autre qui , dure et grossière/dans l’amour de Dieu , aime son prochain inhuiment : eh bien ! je préférerai le second, parce qu’il ^accomplit mieux la loi de Dieu. O Jésus ! dites-noes'; s’il vous plaît , qu’est-ce qui vous a fàit^descendreRu ciel pour souffrir les malédictions de la terre , si ce n’esl une charité admirable , une charité infinie ? * On rapporte' diverses actions ’de saint Vincent qui peuvent faire' connoitre la;, manière dontll entendoit ce précepte. 11 passqit*un.'j;Our dans le faubourg Saint-Martin; il vit dans la
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rue six ou sept soldais rpii poursuivoient iin pauvre artisan pour le tuer; ils l’avoient même déjà blessé , son sang couloit d’une large plaie : tout le monde fuyoil devant cette troupe furieuse. Saint Vincent ne craignit pas d’exposer sa vie pour sauver celle d’un frère : il marcha vers ces soldats, et , se jetant au milieu des épées, il fil comme un bouclier de son corps pour couvrir le malheureux cju’ils alloienl frapper; les soldats s’arrêtèrent étonnés. Saint Vincent prit alors la parole et leur montra le triste efTel de leurs ressentimens; en l’écoutant, leur colère tomba comme d’elle-même.
Ses principes à l’égard des pauvres respirent un véritable enthousiasme pour la charité. Nous sommes Ici pour évangéliser les pauvres, disoit-il sans cesse , nous sommes les prêtres des pauvres ; Dieu nous a choisis pour eux , c’est là notre capital , le reste n’est qu’accessoire. Je suis en peine souvent pour notre compagnie ; mais en vérité elle ne me touche point à l’égal des pauvres. Si nous étions menacés de la misère , nous en serions quittes pour demander du pain à nos autres maisons; mais pour les pauvres que feront-ils ? oii pourrontils aller? J’avoue que c’esl-là mou poids et ma douleur. On m’a dit qu’aux champs les pauvres gens disent au milieu de leurs misères, que tant qu’ils auront des fruits ils vivront , mais qu’après cela ils n’auronl qu’à faire leurs fosses et s’enterrer tous vivans. ü Dieu ! quelle exlrérailé de misère ! El le moyen d’y remédier ?
« Ceux qui auront aimé les pauvres pendant leur vie , disoit-il en une autre occasion , n’auront aucune craiutedc la mort. J’en ai fait l’ex-
péricnce plusieurs fois,' et égard s’est toujours vérifiée. .Qilaiid ^Boa8*'alloDS voir les pauvres, nous devons entrer dam leurs sentioiens pour souffrir avec eux » et nous mcltre dans les dispositions.de ce* grand apôtré qui disoit : Omnibus oinnis facitu sum , je me suis fuit tout ^ tous. Demandons donc à Dieu, mes frères, qu’il nous donne cet esprit de couv ]>assion et de misériconlo', qu’il nous .en rem-
f (lisse , qu’il' nous le 'conserve , en sorle'que ce> ui qui verra un missionnaire puisse. dire : voilà un homme plein de, miséricorde. 'Pensez cotobien nous ayons besoin nous-mêmes de'misér> corde et agissons en conséquence. » V Celle charité sans borneà^f^eformoit'pa^^de vains scrupules, de* sècbea êxo^lions <hiQS ses actes. On lui dtsoit uujoûr queles eqfaas troavés.éloienl le plus souvent le produit de crimir nsIs.qihoUrs cl de passions^dépldrahles ^Qu’Io> porte} répondit-il? quelle'foi que ceUo qui distinguo dans ses aumônes ! Je donne toujours *eh fermant les yeux. Si Notre fSeignêur vivoit encore parmi les hommes, et qu’il vil des enfans délaissés, croyez -vous qu’il voulût les abandonner? Ce seroit faire injure à sa bonté. in finie que d’avoir une telle pensée, et nous -serions infidèles à la grâce si ayant été choisis par «a providence pour cette grande œuvre, nous-l’abandonnions sous de vains prétextes., '
Que voire charité ne se lasse jamaisy>âvoît-il coutume de dire , donnez , donnez toujours tant que le pauvre vous demande. Divers autres traits de sa vie ont miscncofeen action *cette bienfaisance inépuisable. ’
, Un jour qu’il retoürnoil de la ville à -Sainl-
,'-nnc Irmihitude de femmes âgées, qui s*étoient réunies sur la porte de la maison , lui iSiéinflndèrenl J'mimône , saint Vincent la leur protnit; mais quand il fut rentré dans sa communauté, la multiplicité des aflaires lui ayant fait oublier sa promesse, on la lui fit rappeler. Toitaqssitét le saint homme sortit , et se précipitant aux genoux» de ces pauvres femmes étonnées, il leur donna l'aumône en leur demaud^nt pardon de les avoir oubliées.
üiî ’p/»u^re charretier ayant perdu ses cliova'ux , eut recours à saint Vinrent ; l’homme de Dieu lui porta lui- même cent écus pour réparer ce désastre qui le ruinoit.
‘Un laboureur étant mort h la suite d’une expropriation , laissa une veuve et deux enfans dans la plus profonde' misère; Vincent de Paul n’hésita pas à prendre auprès de lui les deux orphelins qui furent élevés et nourris à Sainb- Lazare.
Un vieux soldat criblé do blessures se pré>sMta à lui pour demandér l’hospitalité ; celui-ci s© jeta à ses pieds, en lui disant : O mon frère , venez , venez demeurer avec raoû Aussitôt il lui fit donner que chambre , lui assigna un do- ' mostique pour le servir, çt durant une longue maladie qu’éprouva ce malheureux, saint Yii>- Gcnt le soigna lui-même; il ne quitta pas le chevet do son lit. On a toujours remarqué que le saint homme aimoit ardemment les soldats, il avoit contracté le besoin de les servir durant ces longues prédications des camps, lors des missions de la Champagne et de la Lorraine. .
Quand le saint homme voyoit de pauvres in-
irmcs couchés le long des rues ou des cho- mins, il ne passoit jamais sans interroger leurs souffrances; il leiw deinaiidoil quels étoient leurs maux , s’offroit de les soulager; s’ils manifesloient le moindre désir d’aller à l’IIûtel- Dicu , tout aussitôt il appcloit des porteurs et les faisoit conduire danseelte maison , où lui-même alloit les recommander. On rapporte qu’un jour, ayant rencontré dans son chemin un malheureux couvert de plaies, il le prit dans son propre carrosse , et le conduisit à la maison de Saint-Lazare.
On demandera comment la fortune modeste de saint Vincent de Paul et les revenus de sa maison pouvoient suffire h do si grandes dépenses; nous répondrons que sa charité éloit aussi industrieuse qu’infinie. Autour d’un homme de bien se forment comme d’elles-mcmcs mille ressources. Dieu n’abandonne jamais ceux qui le servent; il multiplie les moyens, et rien ne manqua jamais, il faut ici le dire , au bienheu*reux directeur de Saint-Lazare (29).
La charité de Vincent de Paul , comme toutes ses autres vertus, avoit sa source dans un ardent amour de Dieu , et une foi aveugle dans les vérités du christianisme :« Honorons toujours les perfections de Dieu , disoit-il ; prenons pour but de tout ce que nous avons à faire celles qui sont le plus opposées à nos imperfections , comme sa douceur et sa clémence ; brûlons d’un saint amour pour le Créateur, celui-là qui, d’une seule parole , nous fit tout ce que nous sommes. O mes frères , il n’est rien sans l’amour de Dieu , sans la crainte de ses commandemens : cherchez ppemiè-
( lo? »
rtmerU U royaume de Dieu. Notre Seigneur . nous recommande , par ces paroles, de faire ■ régner Dieu en nous, et puis de coopérer avec lui à étendre cl èi amplilier son royaume dans la conquête des Cieux. N’est-ce pas un grand honneur pour nous que d’être appelés h l'exécution d’un aussi grand dessein P N’cst-ce pas agir comme les anges, qui travaillent incessamment au royaume de Dieu? A quoi tiendra-t-il , mes frères, que nous répondions à une vocation si sainte, si édifiante ? »
La meilleure manière de montrer son amour pour Dieu , c’est d’oLéir avec soumission à sa volonté , s’y conformer en toutes choses, y prendre tout son plaisir ; c’est vivre sur la terre d’une manière toute angélique , c’est vivre do la vie de Jésus-Christ. Le Seigneur est comme . une communion continuelle pour les âmes vertueuses unies h sa très-saijite volonté, et parce que cette obéissance envers Dieu est un moyen assuré d’acquérir la perfection chrétienne, le saint homme, et nous citons ici scs paroles, recommande à tous les fidèles de se la rendre familière, i.* en exécutant tout ce qui nous est commandé et en fuyant soigneusement ce qui nous est défendu , et cela toutes les fois qu’il nous est démontré que tel commandement ou telle défense nous vient de Dieu , ou de nos supérieurs , ou de nos règles et constitutions; a.® entre les choses indilfércntcs qui se présent tent à faire , en choisissant plutôt celles qui répugnent à notre nature que celles qui la sa- . tisfont , si ce n’est que celles qui lui plaisent soient nécessaires; car alors il faut les préférer aux autres, en les envisageant néanmoins.
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non du côté qu’elles déleclent, mais du côté qu’elles sont agréables à Dieu; que si plusieurs clioses indifférentes de leur nature , qui ne sont agréables ni désagréables , se pré^ sentent èi faire en même temps, alors il est à propos de se porter indifféremment à ce qn’on voudra , comme venant de la divine Providence; 3.® pour ce qui est des choses qui nous arrivent inopinément, comme sont les aillictions et les consolations, soit corporelles ou spirituelles, en les recevant toutes avec égalité d’esprit , comme sortant de la main paternelle de noire Sauveur; faisant toutes ces choses-là
par le motif que c’est le bon plaisir de Dieu . et pour imiter en cela , autant qu’il nous est possible. Notre Seigneur Jésus- Christ , qui a toujours fait ces mêmes choses, et pour la même fin , comme il témoigne lui-même par ces paroles rapportées dans l’Evangile: Je fais toujours ces choses selon la volonté de mon père-
J’ai résumé cette espèce de Code de la morale chrétienne, telle que l’a écrit de sa main Vincent de Paul; il contient dans sa belle et courte expression toutes les vertus du chrétien et tous les devoirs qu’il doit remplir ; le saint homme est plein de l’amour do Dieu ; c’est là le mobile qui l’anime , l’unique motif, comme la seule récompense do toutes ses actions.
Une foi ardente, une foi soumise, absolue, formoit aussi le fondement de toutes les vertus., do saint Vincent de Paul; jamais chrétien ne respecta avec plus d’obéissance les vérités du christianisme, les mystères impénétrables de cotte sainte religion; il repoussoit leraisonUG^
tnènt superbe, cet esprit d’examen qui vent pla nersur la volonté de Dieu même et chercher des explications jusque dans le sanctuaire , ou il ne faut qu’adorer : plus on porte les yeux sur le soleil, disoit-il, moins on le voit; de même, plus on s’efforce de raisonner et de porter l’examen sur les vérités de notre religion , Dooins on lés connolt par la foi ; c’est assez , -'disOit-il , que l’Eglise nous les propose, nous ne saurions manquer de les croire et de nous y soumettre. Je remercie Dieu de ce qu’il m’a conservé dans l’intégrité de ma foi au milieu d’ûtt siècle qui a produit tant d’erreurs et d’opinions scandaleuses. Dieu m’a fait la grâce de ne jamais adhérer à aucun sentiment qui fût contraire à celui de l’Eglise, et nonobstant toutes les occasions qui se sont présentées pour Aie détourner du droit chemin , je me suis toujours trouvé , par une protection spéciale de Dieu , du parti de k vérité.
La foif de Vincent de t^aul se montroit si explicite, si complète,, qu’au moindre jugement de l’Eglise , scs doutes et sa^ raison disparoneoient tout-à-fait. t L’Eglise est le royaume de Dieu , lequel iJuspire û ceux qu’il a préposés pdur' la gouverner, la bonne condnite qn’îis tiennent; son saint esprit préside dans les GOO' ciles, et c’est de lui que sont procédées les li>mlères répandues par toute la terre , et qui ont éi^ifé les saints et offus(|né les méchans, dé<« vëioppé les doutes, manifesté les vérités, déconrert les erreurs et montré les voies par lesquelles rEglise-en général et chaque fidèle en pëifieul^er pentmarcher avec assurance. »
/D’Aussi j lorsque les erreurs du jansénisme pa-
rnrent en France, Vincent de Paul hésita-t-il dans ses jtigeinens jusqu’au moment où elles iiirenl condamnées par l’Eglise; alors il sc prononça sans déguisement comme sans crainte.
« Sachez , écrivoil-il à un de ses amis, sachez que cette erreur du jansénisme est une des plus dangereuses qui ait jamais troublé l’Eglise , et que je suis obligé de louer très-particulièrement Dieu et de le remercier de ce qu’il n’a pas permis que les premiers et les plus cons^ râbles d’entre ceux qui professent cette doctrine , et qui étoient de mes amis, aient pu nte persuader de leurs sentimens ; je ne saurois vous exprimer la peine qu’ils ont prise et le* raisons qu’ils m’ont proposées pour cela ; mais je leur proposois entre autres choses l’autorité, du Concile de Trente , qui leur est manifestement contraire, et voyant qu’ils conlinuoient toujours, au lieu de leur répondre, je récitai tout bas mon Credo , et voilà comment je'suis demeuré ferme.dans la créance catholique, outre que de tout temps, j’ai toujours eu une secrète crainte dans mon âme , et je n’ai rien tant appréhendé qiie de me trouver par malheur engagé dans quelque hérésie qui m’emportât avec les curieux de nouveautés 'èt qui me fit faire naufrage en la foi.
La foi chrétienne fit toujours naître la confiance en Dieu ; il ne faut pas, sans doute , que , fataliste imprudent , le chrétien , dans une sorte de paresse d’esprit et de corps, attende tes bienfaits de la Providence sans occuper sa ▼ie; on peut définir la confiance en Dieu, Fétat d’une âme qui place l’espérance de toutes fcs œuvres en Dieu seul, c Laissons faire à ^iotre
Seigneur, disoitVincentdePaul, ayons bon courage; il sera noire premier, noire second dans Je travail qne notis avons commencé. «Quand il envoyoll les missionnaires dans un de leurs saints pèlerinages, il ne manquoit jamais de leur dire : «Allez , messieurs, au nom de Notre Seigneur; travaillez sans doute , mais souvenezvous que vous travaillez pour lui et par lui ; c'est pour son service et pour sa gloire que vous entreprenez ce voyage; ce sera lui aussi qui vous conduira et vous protégera; tenez-vous toujours dans une fidèle dépendance; ayez recours à lui en tous lieux; )etcz-vous entre ses bras avec une ferme confiance qu’il vous assistera et qu'il bénira vos travaux. »
Une des succursales ^e la commumulé lui ayant écrit pour lui exposer l’état déplorable où elle étoil réduite à cause de la cherté des vivres et de la stérilité de l’année, saint Vincent répondit ; « Il ne faut pas vous étonner ni vous eflrayer pour une mauvaise année ni pour plusieurs ; Dieu est abondant en richesses ; rien ne vous a manqué jusqu’à présent , pourquoi vous alarmer sur l’avenir? Le Seigneur n’a-t-il pas soin de nourrir les petits oiseaux qui ne sèment pas et ne font aucune moisson ? Combien plus auroit-il fa bonté de pourvoir à ses serviteurs ? Vous vouilriez avoir toutes vos provisions faites et les voir devant vous pour être assurés d’avoir tout à souhait. Dieu veuille avoir pitié du pauvre peuple qui étoit si à plaindre au temps delà disette; mais nous, combien de ressources u’avons-nous pas ? «
Ce n’étoit donc pas une doctrine de paresse et de repos que saint Vincent de Paul annon»
çoit dans scs paroles ; il vbiiloit «jue celle pe»^*, séc de la confiance en Dieu fût comme un noir-* veau sliuiuiant, comme une force atQUra^ui^ prévînt le découragement des cela celle doctrine utile pour les’ rüiMorts de l’ânDe avec Dieu l’étoit encore pour la société toute entière. 1). arrive trop souvent dans le cours d’une longue carrière des dégoûts de tonte espèce, *et si la pensée d’une Providence ne nous soutenoit, si nous ne pensions pas qné Dieu nous aidera dans nos travaux, il seroik trop à craindre que nous abandonnassions ce que nous avons entrepris , tant le dégoût noaa j)Oursuivroit ; ainsi la confiance en Dieu , bien entendue , en la séparant de toute pensée d’une fatalité aveugle , encourage et fortifie l'âme humaine. C’est ainsi , comme nous le montre sa vie toute entière , que- Vincent de' Paul la comprenoit. Nous le voyons, ce pieux serviteur d« ' Dieu , occuper tous ses momens sans se c6ndamner jamais au repos; H espère beaucoup en Dieu , mais à peine le jour paroîl-il j^^que 1^ voilà debout , employant toutes les 'forces de son âme à de pénibles travaux; il prie , mais il veille.; il croît que Dieu l’aidera; mais pour seconder la volonté du' Très-Haut , il se rend le minrstî^ agissant de sa bienfaisance et l’instruineat actif de ses charités, et ceci doit être remarqué; la providence de Dieu se manifesl»
avec justice; elle ne sert point la paresse , mais elle double les forces et l’industrie de Tborome; elle ne sert point celui qui dort , mais elle fait fructifier, lès travaux de celui qui veille; la Pmvidence, est Juste et j’oserai dire sociale ; elle dohne’, mais elle ne prodigue pas ses bienfaits
en aveugle. 11 ne faudroit pas la confondre dans noire religion épurée avec celte fortune do l’antiquité païenne , que les poètes ont représentée un bandeau sur les yeux, et qui balance dans son urne fatale les destinées des dieux et des honuues (5o).