CHAPITRE xrt
AÎVf AlIMOaUE lOYf I. Dfft G ALÈBEa; IL FAIT UH VOYAGE BU
ap^ irr ua aotu xh gcjiuhjb, r paocubx lb ikmjlâgbiurt 1^ n 8PIBITUBL pas PAUVaU GALBHinra.
iliwJ dai galèraa voyaut aTecqualtetteoëdiolioa ^ qoal fruit iMmdllaii poaryrôaarar lanliil deaàmea, Toulat loi four* |iate« d'éteadra safibarké aar laa for«aM ëétwin aux gale- INl^SBtii deaMUMte peut kii aii lao roi liouia Xlll, de trtat ■éBM{M, te oh«rgB.d*aiuaôaiiar royal daa gaten», qo*ll lui fe p«a il lui ea fit aipédter te teaval» Ga aoaval oflloao »Nr Mbavida fatra an voyage à Maraailte es Taiiiiéa 1622, po«r ÉÉigatefeaetooanaltre par lui mèoia tes néaaaiîtëa at Iqdr ••^yres fiNr^ate;, pour y puarvoiri al pour tea footegar 'il lui serait poaKÎbla.
nîM an oa lieu,» il vit un spaetaote te plus pitoyable qq'on ■HgîiMr^vdeBcriaiiiiels doublement nisérablea^ plusetuurgé pteipparlabto ,dè leurs péchés que de te pesaateur de leurs faaiilésdemiaàres et de peiues, qui teur dtetent le soiu et te knaaalaty et les portaient iueessaoïnsent au btesphème et au iC'élaît unevraieiDii^di*! Vnier,o&ron n'entendait parier [ne pour le ri'uieret ue^buuurer, et où te mauvaise dinpoii* I AiséraMi>seitchaiués,i.;ruaait touuss leurssouffranees iuu til s rib-Kteui liouc louobé d'un Mruiimeut de eompsssMaeiivars tMorgalit, lise mit ende voir de leseottsoler et assiiAer te mMi^ i; atanrtDUtlIamplojfatOttt eoqwaiaimiM4u»pit
suggérer, pour adoucir leurs etprîti et ks rendre par ce moymMÊh oeptibles du bienqu^U désirait procurer à leurs àmm. Pour eel eAtl écoaiatt leim plaintes arec grande pattenc6^ i! compatissait à Icmi peines, il leseoilirassait^ Ubaisait leui^ chaînes, et s employait autant qu'il pouvait par prières et rraionLrancea eiiTeiiles eomitefi et autm officiers, àceqa'lls fussent traités plus hti mai ttement, s msînuant dans leurs cœurs pour les gagner plus fmïemetit à Dieu,
C'est cequ*il ëcriTit uo jour à un des pnHres tle »a cougrégaHou, p^r un zèle un peu trop ardent u^ît de paroles rudes et âpres mi prédications enif ers les paysans^ pour lui montrer ques'tl voulait fiteret faire quelque fruit parmi ces pauvres geus^ It devait agir a un esprit de douceur, qui est le véritable esprit de Jésus- Clirlst^
Or ce fut le désir d'assister et servir ces [pauvres foirais, et procu qu'ils fussent du nombre decespédhenrs pénitents qui réjoaissmt le Ciel, qui lui fit accepter cette charge d'tuméuier royal, afin qu'ajaal juridiction sur eui, et Tuesor les autres aumùiùers dei^ galères, ilettt aussi plus de moyeu de réussir dansée pieux dessein, qui était tiisdigne de la charité très-ardente qui brûhiit dans son cœur, et qui M faisait embrasser atee tant d'affoetion toutes les occasions de proeti] en quelque manière que ce fftt, le salut et la sanctification des àmm^ particulièrement de celles qn'U Toyait les plus abandonnées.
Après avoir demenré qoeiqne temps à Marfleille^ il fui obligé de revenir à Paris, où Diea voalait se servir de lui en d autres ficca^iotn très- importantes pour sa gloire; et néanmoins il voulut qu'il fit m voyage pour mieui connaître le misérable état de ces pauvres foroits, afinqullprocoràtqnelqiieadoaeisseaieiitaux souffriiiKcsde leur»eorp et quelque remède ani néeesriiés de leurs ùmes ; comme il ât depeM par rétablissement des prêtres de sa compagnie à MarsieillCf qui ont soin de l'hôpital des galâriens, et qnide temps en lenipâ font des mis^ sions sur les galères, dont il sera parlé eu ï^oii lieu.
Etant donc de retour à Paris, il se mit en devoir d^allcT visiter le» criminels condamnés aux galères, lesquelî^ il trouva dans un état encore plus déplorable que ceux qu'il avait biseés à 31 arseiile ; ils éiaiest renfermés en des cachots de la Conciergerie et des autres prisons, ai ils croupissaient quelquefois longtemps, mangéii de vermine, extén de langueur et de pauvreté, et entièremeiu négligé) pour Je corps pour Tâme.
Les voyant dans une telle misère, il en donna avis à M, le des galères, et lui remontra que ces panvri*» gens lui apparteiuûenlr«t qu*en attendant qn*on les menât snr les gftlèreâ, il était de sa charité d'en faire prendre qnkpe aote, et lui proposa en môtuc temps u^T
le les assiftter corporellement et flpîritiieUement) que ee Ter- Bigneur approof a bien volontiers, et lui donna tout pouvoir de er. A cet elTet il loua Une nudaqn eiprès an faubourg Saint-Homa le toiainage de Téglifle Saiit-Boeb, pour y retirer eea pan- • BiliBOUsbonne garde; et ayant uaéd'nne très-grande diligence, mte que la maison fût en état de les recevoir dès la même an- 2^ qu'ils y furent menés. Ce fut en ce lien ob H. Yineent donna Ine étendue à sa cbarité, pour rendre toutes sortes de bonf I ces pauvres abandonnés : là il les visitait fort souvent, il As ait, U les consolait, il les disposait à faire de bonnes confemions es, il leur administrait les sacrements; et non content du soin «nait de leurs âmes, il pourvoyait encore au soulagement de rps, et quelquefois il se retirait avec eux^ y demeurait pour idre plus de services et leur donner plus de consolation ; ce qu'il Aase en des temps susmIiH de maladies contagieuses : Tamour irtait à ces pauvres i^igflajui faisant oublier et lui-même et sa conservation, pour se donner entièrement à eux. Quand il était les*absenter pour d'antres albires, il en laissait le soin è deux ; vertueui ecclésiastiques, dont Tun était len M. Portail, qui lonnéàM. Vincent plusieurs années auparavant, et qui ayant aide et par ses avis reçu le saint ordre de prMiise, s-était insétment uni aux volontés et ans ordres de ce sage directeur, et y a M jusqu'en Tannée 1 660, que la mort les a séparéarup de Taula terre, pour les réunir plus parfeitemoit daimfe sid. L'autre i H. Belin, chapelain de la maison de Gondy a Yillepreox, Ils nttopsdeux dans cet hôpital des forçats, ety célébraient hniînlp Dieu eut cette œu? re de charité si agrteble, qu'ayant été cMi- I de la sorte par M. Vincent, sa providence l'a fait subsister jnsaintenaut, qu'on a toujours continué de loger, secourir et asxirporellement et spirituellement ces pauvres forçats, qui ont isféresdu faubourg Saiut-Honoré auprès de la porte de Saintd.
bîaritable aumônier des galériens ayant si Irienjréussi en.cette re entreprise, M. le général en fut grandonent consolé; et l'année suivante 1 623, on eut fait venir les nlèresde Marsdllo eaux, au sujet de la guerre contre les héré^nes, il consentit dontiers que M. Vincent fit un voyage en €ruienne, pour aller fia cette province le même service à ces pauvres galériens, qu'il ait déjà rendu à Marseille et à Paris. ÉUnt donc arri? é à Bor- ^ s'associa plusieurs bons religieux de divers ordres; et a*étant Sset i&is à travailler deux en chaque galère, ils y firent la mis-
sioa et di^osèrent ce» paaTret geus à m réeowllkr à Diea pir de bon* DCA eoûfÊnsioûs généralett et à se iûoaietlr^ h toulen m %olotitéft,a aceepUnt leurs peinfit iiec patjeaeei et^ur fatîi^AicUoii ih leum pédié». H. VioeentygngDt unTvci Ditneti liiiglbe, et VtkjmX maà à PiriB, il le préfleot» i M. legânéral qui en i«çut bi^attcoup de cmko* iemeat } al fol mnimé Imuîmw bifl^itiaf el niaiti tiquant qu'ili^t eâcûn vivaat| il rend téiuoignagc dei abligaliom qu'il rt^coniiail aiûiri H. Viocent, k lacbarîté duquel, aprèi Ot^i il dit ^tre reder»b)c é iouflalat*
CHAPITRE XV, n. poEJHvotT Aor m^gesiTis gorporillbi it spitttTUKLif!^ ni^ pi^
vais DE LA TILLI DE VACOJV, àVEG Wf THis-GHAKH muiT,
Comme la cbarilé de H, Vincent allait toujouri^ «* al tuitia»t déplut m plus daat son o€ear, Dieu ae plaisait de lui en rouruir «usai di^ tioa* ▼cam sujets, pour lai aerrir de matière, et lui donner moyeu d'étendre et faire davantage abonder cette divine \ertti. rassaut par la ville di MàcoQ, il la trouva remplie d'un graud nombril de pauvres, qui étaient encore pina dénu^ des biens de Vàme que de cetjx du eorp^ ; ri ce qui estlepis, cest que u* ayant aucun seutimiuit de leur misère «piritu^e et de Tétat déplorable de leur couseience, il4 vivaii-nt daii;^ uue inmis* bilité des choses de leur salut, et com me dans une espèce d i rréli^un il de libertinage qui faisait horfeur; àquoi néaumoitiB ou ne aavait qud remède apporter. Ces pauvres, doublement misérabiai^ ne ftà^aienliatrescbof^s que eourirpar lea rues et par k» égibrs pour demautkr l'aumdpe, sans ae mettre eu devoir de §atU£aire aux (ois de rÉ|^ €tsaus se sonder d'enfreindre tcâ commaiideinent^ de Dieu. lU aW teudaienl presque jamais lamt^se; ils ue savaient ce que c était |at de se confesser, ou de recevoir aucun aaflrenient ^ ils passMitcnl leur vil dans une profonde ignorance de Oii'n et dcscbosci^de hur ^lut^et m piongeaicut eo toutes sorks^ilordures et de vices. M, Vincent vnjiil nue telle misère, en eut une extrême compassion, etqucit^*it uVilt aucuu dessein de s'arrêter eu ce lieu-là, il ne put iiéantnoîus pasaer outre ; mais comme vrai imitateur du bou âamarilatu, eul1^kllif ant teci» ces pauvres œmnie autant de voyageurs, qoi avaient eti^ depauillés^ dangereusement navrés parlesenuemisde Ieur$atut, ilM;nteulnl4 demeurer quelques jours à UdiMin pour eéèayer de^^ etleurdoDuer ou procurer quelque assiatauea. fvl un très- bou ordre, ayant associé des hommes pour et des femmes pour avoir aoto des malades. V«^|
-«7 - $ IHWin^lto», ftors supérieur de TOratoire de cette villei en a tégQjf par écrii* ^ .
^iliR Jl'v^Bpiî^tdU Ui^iJIl^M V<.t«t ^9 cei iwuiTee,^ )*ai rc-
piJMirTIiCiiie : car lôra.w rUistitutyon d^ cette diarlté, cdmme il gf^mné qoe tons i/» prenianijloon des mois, tooB les pattYresqnî ti|«iant |>QQiAQejK oopfiMeraiwt, les antres confesseurs etnufi fyriMsdes tieûlar^ âgiés de soUantè ans et pins, qui nous usaient l^y^t qalk 96 a*éâijbBut jaoïaw
Ken, de la Irès-saiptê Trinité, de la Natmté, Passion et Mon de pi^Ihriit, et antres mystères, ç^était nn langage qn*ils ii*entennt point. Or, par le mojen de cejtte Confrérie, on pourvut à ces dCsras; et en pru (le temps pn mit les panTtes hors de leurs misères de Il «t4*asprii. KL. réfèqpe de BIèeon, qui était alors messire Lotris et, approuva asdesieui deM. Vincent ; Messieurs du chapitrede la lédrale, et lâesfdeursdu chapitre de Saint-Pierre qui sont des cha- ICB nobles de quatre races, Tappuyèrent ; M. Chamboo, doyen de ithédrale, et H. de Releta, prévAt de Saint-Pierre, furent priés vêm les diasoteors, afoo M. FaUart, liept^nant-général, qui sui^ rt le règtepiMit qaa dMua M. Vincent : jB*e4 à savoir qu*on feiqdt MUlogua de tous Jas paavni|ébla vUi0q!ai f > voudraient arrêter ; .cens -là on donnerait Tauinène à/pertaioiijevMrs, elque si on les 9IMt mendier daf a les églises, 01^ par ic^ utaLsuus, ib hi i uk^uL punis pfiff/m pisioe, j^jff^ défense dejcur rim <imncr \ qm ïm puissants |||4 logés pourpre Plût etrenvoyés le leudcmiiiii nvccdeu]^ sous; liai ;pauvjrinbon|téii^ de It ville seraieat assiâtéàen leunt malades, pUffUS d'fliaMBqta et de oanU^es convenables, comme dam les anjliaii» nji la eliaiité jetait établie. Cet ordre commença sans qu'il j HPUBs déniera oqmfiuiffai mais M. Vincent n^ bien ménager pfnds et les (tetitpi» qfi'on ebacon se porta volontairement à con- Hpràonesibonne <Mr/)e, les fins en argent^ lesMitMenbté, ou l'untfaadeorées selon leur pouvpijr : de sorte que près dé trob cents ipea étaient log^ nomris çt entretenus fort rais<mnabl8taient« j^peantdofnala pnmli^r? aumôoe, et puisiye retira. • lîilacomm^t aeretixa-t* il ? Il le faut apprendrfde kd-méme. Toid l'ilanécriviteni'apnée 1635 à mademoiselle LeGras, qui était psr im allée à Beapyaia pa«ir quelque œuvre semblable, et qui avait îpd*unpettd'cffpp«rageniient: «Je vous le disais bien, lui écrivitaa vous trouveriea de grandes difficultés en l'aflaire deBeauvâis. adit Dieu, que vous Tayea heureusement acheminée. Quand j'éaja charité a Màcon, chacun se moquait de moi, pu me nmnlMtt igl par les ruea» projAul qne je n'eu pourra» jamais vmir à boU ;
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(.'l quaiid lu rho^e fui fuilc, rhaoïin fondait en larmes de joie; elles cH'iicvinsde lu viile me fuisaieut laiit dMiouoeur aa départ, que ne le pouvant porter, je fus contraint de partir en cachette ponr éviter cet applaudissement ; etc'estià uucdescharitésicsmieux établies. J'espère que la confusion qu*il vous a fallu souffrir au commencement, se converti ra à la fin en consolation , et que Tceuvre en sera plus affermie. > Les Révérends Pères de l'Oratoire de M àcon lui firent la grAce de le loger ehez eux pendant le séjour qu*il y fit, qui fut d'environ trois s^ roaincs; et ils s'aperçurent qu'il ôtaitle matelas de son lit et coocbaitsur la paille : il avait commencé cette mortification quelques années aapiravant, et l'a continuée jusqu'à sa mort, c'est-à-dire pins de cinquante ans; et comme il se vit découvert par ces bons Pères^ le dernier jour seulement qu'ils entrèrent en sa chambre de bon matin ponr lui dire adieu, il couvrit cette mortification de quelque autre prétexte.