‹ Vie de S. Vincent de PaulChapitre 42 sur 115 · CHAPITRE XUV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XUV

mcKHr A FAIT poua LE pan pK Ci BOTAUiqs ^ i>^ I DU fioi, pjsBDANT L^ T410UBUE9 QUI cônjijniofypnr 652, ' '

dîer effidiGeinfiirt à qwlqoe ippl^ ee Q'eK pai a^piic 4^g||. , fiets ; il feqt, «i l-on p^ut, §ii lam cei#w 44 is»me. ÏQOr imm «buritables Que H. Vinoeiit iinicMni^ au^ PW^IVI leir^ pppvaieot bien lei loulagqr c|'4u« piuiii; ckH w- OfAU l$sur faiwt res»eptir ; nuiib pour Ifs en M^UyFHT Ml: pvnr faire i^e^^er ic» ai4|re$ À^rdreu epouywul>)l«b ^ lorine^ qui «e cpinmettai^nt de loua^ cpléB peniiag) oe l)Htt «t de division, ce grand sei'viuur ùp UlieUf qiH fui i( tOMctié, ^t qui avait autant de prudenge qi^e de tji^^ [D^ tou( ce qu*pn ferait aurait peu de |uc4:è^ u f'pn I remède à la racine du maJ^ et ai pn n'eii ii^iM|it copier ^t la divûiou et li^ guerre, eu re^iiiibttan^ une pypi .*$i)tière soumisBiou et obeibaauce que les sujette ^i^enl paiu ; rpniou et la ju^te cor|*êi>pouilance fka ji|ett)^n:| fy étant étaiiiie de iiieu aubiu Ineu uana le ççirpi^ ^4^- 1^ le iuaturel| pour y maintenir l'ordre, et par çf^i^^ y mettre la paix, qui n e^i auue cUode^ ^^f^W^ ^ H» QtiÇ '& tranquilute de lordie \ t c^puc vojrant que le ieu de ta guerre ail4|it i'i^lqni4|ttl f éfila plupart Uebprovince»ae ce rojaiime, etprévq|{^| i^tre» et pour l'eut et pour la reiigion qui eu ârx^^ liai cuutmuai^ il 6e resoiut de a'empiojer, autapt qa'il ^ ^ouv y remeiUer et pour 1 éteindre. La première et ^.rijji-: Iji'il ut pour ce suje^^ ce fut de ^pecoufir a 4^ieu, ^d'm- 9 pei*hoimeii vertuei^be» et nieu mtentioniièt» qu'U cgfi- ^ de même, par priq-éb, aumone6| jeiiuef, çt ^|^p^ tifiteMce, poui* apaiser b^ JUdUçe, reparer leit ul)^u|^ \U[^ ba Majcttie, llecmi' ad uiibeficorUei ef obteuif i^p^s. r cet eliei eu la inaibou Oe b. -Lazare, qi^e toua i^ juqra i^rea jeiineituent a cette întcuti0U| i^^ ytiàixp^ un c|ero gue le prêtre célébrerait la mcMie ce MHf '^t f^ qH«? ^ suuiniuuieraieut pour la mâme iuteut)c|i4i et li)i-^ôi)ie paa de b'^cquitier exactement Oe ce Uevo«r k 11041 HMlf 1 ^u^ gue septuagénaire.

i entre les autres, étant extraordiuait')spiei)|^ VWsi)^ f^. plUttas qidtaiik Aagatt^ UK 40 snL

\ miftëres que le fléau des guerres causait Dou-Bcutemeat en Franéê^ mais aussi oii phit^ieurs autres toyautnëschrétif^tis, au sortir de 1 orai- SDU meotale, dont le sujet était de rutilité des souffrauceSi il parla a toute sa communauté en et-s tcrmeîi : ^M

n Je reuouvefk la recoiumatidation que j*ai tant de fois faîte, ^^ qu'on ne t'aurait mei faire, de prier Dieu pour la paix, atia qu'il plaiëeàDieu réunir Ifs cœurs des priiiceB chrétieuf^« Hélas I nous voyons la guerre de tous côtés^ et eu tous UeuK ; guerre en ifauce, guerre eu K&pagne^ en Itatie, en Allemagne, eu Suède, eu Pologoe attaquée par trois endroits, en fjiberuie dont les pauvres habitants sont trausportéfi de leurs pu) h en des Heux stériles, en des moutagnea et des rochers presque inaceesbibles et inbabitables : l'Éeosse n'est guère mieux; pour rÂugieterre, ou sait Tètat déplorable où elle est; guerre en lin par tous les royaumes, et misère partant. Eu France tant de per&ounes qui sont dans la suull'ranee. O Sauveur i ù Sauveur ï combien y en a-t-il? Si pour quatre mois que nous avons eu lel guerre, nous avons vu Lant de mit^ères an cctur de la Irance, on leT vivres abondent de toutes parts, que peuvent faire ces pauvres gens des tronlières, qui sont exposés a toutes eeë misères et qui ressentent ces fléaux depuis vingt ans? S ils eut semé, ils ne savent s*ils pourront reeueiiUr: les armées viennent qui moissonnent, pi iieuL et enlèvent tout ; et ce que le soldat n a pas pris^ les sergents le prennent et remportent. Apres ceLa^que laire? il laut mourir. 8 il y a des vraie» 'Vertus, c est parLiculièremeul pi^trmi ces pauvres gens qu*elles se trouvent. Ils ont une vive loi ; ils croient simplement; ils sontsoumis aux ordres de JDieu; ils ont patienee dans Textrcmité de leurs maux ; ils souffrent tout ee qu'il piait a Dieu, et autant qu'il plaît à Dieu, tantôt par les violences de la guerre^ et puis par ràpreté du travail; ils sont

> tous les jours dans les fatigues, exposés tantôt aux ardeurs du soleil, et tantôt aux autres injures de l*air* Ces pauvres laboureurs et vignerons qui ne vivent qu a la sueur de leurs fronts, nous donnent leurs travaux, et ils s'attendent aussi qu'au moins nous prierons Dieu pour eux, Helas ï mes Irères, tandis qu Us se fatiguent ainsi pour noua nourrir^ nous cbercbous 1 ombre et nous prenons du repos l Dans les missions même où nous travaillons, nous sommes au moins à l'abri des injures de Tair dans les cgliHes, et non pas exposés aux vents, aux pluies et aux rigueurs des sciisons. Certes, vivant ainsi de la sueur ces pauvres gens cl du palrimoitie de Jésus- Cbrist, nous devrions toi jours penser, quand nous allons au réfectoire, si nous avons bieu gagné la nouri iture que uvhh j allons prendre. Pour moi, j'ai .souvent cette pensée qui me donne de la confusion, et je me dis à moi-même ; misérable, as- tu gagné le pain que tu vas manger, le pain qui te vient

du travail des pauvres? Au moins, mes frtrcs, si nous ne le gagnons l*as comme ils le font, prions Diou pour eux, elqu'il ne se passe aucun jour que nous ne les oUVions à >îotre-Scigncur, aiiu qu'il lui plaise leur doiiner la gnke do faire un bon usage de leurs soulTrances. >'ous disions, ces jours passes, que Dieu s'attend particulièrement aa\ prêtres pour arrêter le cours de son iudigualiou ; il 8*atlcnd qu'ils feront comme Aaron et qu'ils se mettront Tencensoir en main entre lui et ces pauvres gens, ou bien qu'ils se rendront enlremeliturs comme Moïse pour obteuir la cessation des maux qu'ils souffrent pour leur ignorance et pour leurs péchés, et que peut-être ils ne soufiriruieut pas s'ils avaient été instruits et si ou avait travaillé à leur iuu\L'rsiou. C'est donc a ces pauvres auxquels nous devons rendre cn» ofljces de cliarité, tant pour salisi'aire au devoir de noire caractère, que pour leur rendre quelque sorte de reconnaissance pour les biens qui' nous recevons de leurs labeurs. Taudis qu'ils souUreut et qu'ils lumbatteiit contre la uécessilê et contre toutes les misères qui les attaquent, il faut que nous lassions comme Moïse, et qu'à sou exemple nous levions continuellement les mains au ciel pour eux; et s'ils souffrent pour leurs péchés et pour leurs ignorances, nous devons être leurs, intercesseurs envers la divine miséricorde, et la charité nous «liflige de leur tendre les mains pour les eu relirer ; et si nous ne nous •'mptovons même aux dépens de nos vies pour les instruire et pour II-^ aider ù se convertir parrailement à Dieu, nous sommes en quelque Kiçon les causes de tous les maux qu'ils eudureut. »

Voila comme Al. Vincent excitait les sieus à prier, à travailler et à souffrir pour bannir l'ignorance et les péchés des peuples, comme l'taat les principales causes de tous les fléaux qu'ils ressentaient, et |>«iur obtenir de la t^onté de Dieu une paix véritable et assurée, qui ttoitle plus souverain remède de tous les désordres qu'on voyait alors. 11 ne se pouvait lasser de reeoinniander aux siens de persévérer à demauder u Dieu celte paix par leurs prières; et ayant coutume de réciter tous les matins publiquement dans l'église de Saint*Lazare, avec CYUX de sa maisor., les litanies du sacré nom de Jésus, quand il venait à ces paroles : Jcsu Oeus pav'Sj il les prononçait d'un ton plus Krave et plus dévot, cl les répétait toujours |)ar deux l'ois. Outre cela, il faisait en toutes occasions la même recommandation à toutes les per- ^)unes vertueuses qu'il connaissait, les exhortant d'offrir à Dieu des prières, et fairedes aumônes, des pèlerinages, des jeunes, des morliliccitîoQS et actions de pénitence, pour tâcher d'obtenir do Dieu cette paix À nécessaire et si désirée. Voici ce qu'en a témoigné un très-vertueux tcdésiastique des plus anciens de la Conférence de Saint-Lazare : T. I. 13

* Si 8ft charité (dit-il, parlant de M. Vincent) a été grani jsecours et pour lesoula*;cnient des pauvres ruines par [es gn zèlcii*a pat été moindre pour en faire cfsser la cause : pcndj dames de la Charité et autres personnes vertueuses s'emp recueillir tes aumônes et contributkïrts nécessaires pour les provinces désolées, nous savons avec quelle ardeur et quelle de cœur il leur recommandait de Joindre à ces œuvres de ni les Tœuxj les prières, tes jeûnes, les marltlicatioiiset autra de pénilence, les dévotions, les pèlerinagea à Notrc-Dami Geneviève et autres saints tutélaires de l*ariset de la France fessions et communions fréquentes, les messes et sacrifices sayerde fléclnr la miséricorde de Dieu et d'apaiser sa col savons ce qu ont fait par ses avis plusieurs bonnes èmes du sieurs années pour cela ; combien de dames fort délicates i très- rudes austérités en leurs corps, qui n*y ont pas épargr res, disciplines et aulreu macérations^ pour les Joindre au propres et a celles de sa Compagnie, afin d'obtenir cette désirée dont nous jouissons maintenant. Qui pourrait ex douleur sur les désordres des armées ? Combien il était sen et vivement touclié des violences qui se commettaient eu t et contre toutes sortes de personnes ; des sacrilèges et des pn du Irès^saînt Sacrement et des églises, et de tous les autres causés par les gens de guerre! Combien de fois a-t-il dil^ pi ecclésiastiques : Ah! Messieurs, si notre maître est pnit d< cinquante coups de bâton, tâchons d'en diminuer le nombre en sauver quelques-uns! Faisons quelque chose pour ré outrages^ qu'il y ait du moins quelqu'un qui le console dai] sécutîons et ses souffrances* »•

Outre ces prières et exercices de pénitence, M. Vincent était de son devoir de s'employer autant qu'il pourrait en qui avaient quelque eréJit, pour les porter à procurer la faire en sorte que rautorite du roi fût reconnue de tous ses qu'on lui rendu en tous les lieux de son royaume une entièi faite soumission, qui était Tunique moyen de faire cesser le civiles et les divisions iiile*4tines. Et quoiqu'il se fût toujour de« affaires publiques, soit par humilité s'en jugeant incap aussi par une prudence chrétienne, pour ne se détourner ( très emplois qui concentaient le service de Bii^u et le bien ûe& âmes i néanmoins voyant la France menacée de sa dernil si ces guerres intestines duraient encore quelque temps, et saut btea que Tamour de la patrie <±st on devoir de charité,

nice qa on rend au roi fait une partie de celui qu*ou doit à Dieu, prit résolution de faire tout ce qui serait en son pouvoir pour searir sa patrie, et pour servir son prince dans une occasion si prèsnie et si importante.

Les premiers auxquels il crut devoir s'adresser pour cet eflet, furent K. les évéques, plufÂeurs desquels ayant quelque créance en lui, il B servit fort à propos pour les exhorter et encourager de résider en us diocèses pendant ces troubles; afin que, par leur présence et par V autorité, ils pussent contenir les peuples en leur devoir, et s op- MT aux desseins de ceux qui les voulaient soustraire de lobéissance n». Il écrivit diverses lettres sur ce sujet a plusieurs de ces prélats, X uns pour les congratuler davoir empêche que les villes de leurs Kèses u*eussent reçu ni favorisé le parti contraire ; aux autres, pour \ dissuader de venir à la cour se plaindre des dommages qu'ils souf- «eat par les armées, ne jugeant pas que le temps y fût propre pour rs; mais plutôt de demeurer daus leurs diocèses pour y consoler irs peuples, et pour y rendre tous les services qu'ils pourraient au i, qui saurait bien un jour les reconnaître et reparer tous ces dom- ^es. >ous rapporterons ici seulement les extraits de trois de ces Utcs, eu Tune desquelles, qui s'adressait à feu 31. Tévéque d'Acqs, 1 diocèse duquel il était originaire, il parle en ces termes : « J'avoue, Monseigneur, que j'aurais une grande joie de vous voir à uis, mais j'aurais un égal regret que vous y vinssiez inutilement, ne «jant pas que votre présence ici dût avoir aucun bon huccès en ce Bips misérable, auquel le mal dont vous avez u vous plaindre est quasi ûversei daus lout le ro\aume ; partout où les armées ont passé, elles ont commis les sacrilèges, lcs> vols et les impiétés que votre dioae a soullérts ^ et nou-beulemeut dans la Guienue et le l'érigord, mais ifisi eu Saiutouge, Poitou, bourgogne, Cliain[)agne, Ticardie et en aucoup d^autres, et môme aux environs de Pans; et généralement irtout les ecclésiastiques aussi hieu que le peuple sont fort allligés dépourvus ; eu sorte que de Paris on leur envoie daus les provins plus proches, du linge et des habits pour les couvrir, et quelques UBôaes pour leur aider a vivre ; aulremcut il eu demeurerait i'ort sa pour administrer les sacrements aux malades. De s'adresser à gisieurs du Clergé pour la diminution des décimes, ils disent que .plupart des diocèses demandant la inùme chose» et que tous se resde l'alILetiou de la guerre, ils ne savent sur qui rejeter cette [in. C'est un lléau général doiil il plait à Dieu exercer ce ijaiuie. Lt ainsi, 3Iouseigneur, nous ne saunons inioiix l'aire que de MM soaiOBiUre à sa justice, en alLendant que sa inisérieor Je remédie laatdfl laitàres. Si vous êtes députe pour l'assemblée générale

^^H de 1055^ €0 filera alors que vous pourrez plus justemf'nt prt^cndr ^^^H qiielqtii* 1^011 TagemPTit poitr voln' clergé. 11 sera cependant couf^olé t] ^^^ jouir de voire clière présence diî deîa, ou elle fuît tant de bien, mAÊÊ ^^^ pour le servies* du roi ♦ * ^|

^^H Cette lettre marque^ d'une part, Vétat déplorable où la France éfai

^^H réduite, et rai^sistance qu'ottdonaait aux eccléRiai^tiques ruHi<!s, afi ^^^1 que le Ben i ce de Dieu ne demeurai pas abaudotiDé, pendant que I ^t diable s'efTofçait de le détruire. £t d*autre part elle fait voir t-oniRi

^M M* Vincent détournait prudemment ce bon prélat du desi^ein qa'i

^P avait de venir à Paris, pour l'obliger à demeurer eu son dioctAse, o3

il pouvait pluft avantageuseraent s'employer pour le bien de son Églia et pour le service du mi,

H y a une autre lettre qu'il écrivit à M, Jacques Raoul, é\ùqt la Uochelle, sur le même sujet, ou il lui parle en ces termes

« J'ai reçu comme une héaédiction de Dieu la lettre dont vous l vrz bonore; elle m'a fort consolé dans les alllictions communes de o puyw» Si celles qui ont menacé votre diocèse ne Tout pas tant incom nmdéj je crois qu'après Dieu il en a Tobligation à voîi sa^^es conduites qui ont détourné l'orage en servant le roi ; et c'est de quoi je rend gnkes à Dieu, ans?^î bien que de tant d'autres biens que vous faites 6 dedans et debors \otre ville, par lesquels les peuples sont maintenu eu leur devoir envers Dieu, envers F Église et envers leur prince. I^e hérétiques mêmes qui voient aussi lexceUeuce de notre sainte religion, rimportance et la grâce de la prélat nre, et ce qu*e!le peut quaiu elle est î^aintement [idministrce, comme elle Test par votre sacrée per* sonne. Je vous prie Dieu, Monseigneur , qu'il nous donne quantité é prélats îîemblables à vous, qui travailleut à ravancemeut spirituels temporel du peuple, etc. »

C'était utie pratique ass^cz ordinaire à M. Vincent^ quand il écrivai ou parlait nn\ personuea eoustitnées en dignité, de les porter aui.ao lions dignes de leur étal, plulùt par manière de congratulation qu^ d'exhortation; eequil faisait, et pour témoigner le respect qu'il leu portait, et aussi pour s'insinuer plus ellieacement et plus doucemen dans leur esprit»

Voici un extrait d'une troisième lettre qu'il écrivit à un autre pré lat encore vivant, qui exprime mieus. que les deux précédentes l'af tection de ee grand serviteur de Dieu pour le service du roi, et ti prudence avec laquelle il Tinspirait aux persounesde cette qualité * Je suis bien marri. Monseigneur, lui diL-il, de ce que le uialbeu du temps vous prive des iruits de votre abbajc : je me trouve biei cmpècbé de vous dire mou benlimcnt la-dt^sus, tant parce que je ne siil pas en lieux de vous servir, qu'a eaust' de» brouilleries du ro} j

noiiis, Moiiseigueur, il me semble que Tétat prcseut des affaires doil divertir du voyage de la cour^ jusqu'à ce que les choses l un peu éclaircies. Plusieurs de nosseigneurs les évéques se ent eu la même peine. H. de N. n'a pas seulement perdu tout avenu courant, mais encore toutes les provisions qu'il avait fai- >ur longtemps; et bien qu'il soit en grande réputation à la cour, a avec sujet, toutefois ayant fait un voyage ici pensant se réparer, a pas eu satisfaction. M de N. qui a tenu ferme en son diocèse, a avenir la ville sous l'obéissance du roi, lorsque dans les premiers k-ements elle s'était déclarée pour le parti contraire ; de quoi il a de grandes louanges à la cour, et s'est ouvert la voie à une reaissance. £t quoique vous n'ayez pas occasion de rendre un paiervice à Sa Majesté, votre présence néanmoins peut notablement * à contenir la province, étant estimé et considéré au (joiut que êtes. C'est une chose qui est fort à désirer, et qui sera aussi fort remarquée. Je vous supplie très-humblement d'agréer ma simté, et les offres de mon obéissance, etc. » . Vincent écrivit plusieurs autres semblables lettres à divers préiir le même sujet.

)rè8 cela, se ressouvenant que saint Bernard et plusieurs autres 8 personnages qui menaient une vie encore plus retirée que hii, rnt néanmoins quitté leurs solitudes et leurs retraites pour venir a ar des empereurs et des princes, quand il était question de pacies divisions et les troubles, et de procurer la paix et la tranquil- >ublique, il crut les devoir imiter : fermant les yeux à toutes les »D8 humaines qui renpouvaientdétoumer, et préférant leservict' )i et le bien de la France à toute considération de son propre inté- 1 résolut de s'entremettre et de faire tous ses efforts pour procua réunion des princes avec Sa Majesté. On n'a pas su en particulier ce qu'il fit pour réussir dans ce dessein, parce qu'il l'a tenu foiit ;t; mais il est certain qu'il alla plusieurs fois à la cour, et vers . les princes, auxquels il parla en diverses rencontres par ordre de [ajesté, et lui rapporta leurs réponses. On a trouvé après sa mort doute de la lettre suivante écrite de sa main sur ce sujet à M. ic inal Mazarin, pendantque la cour était à Saint Denis, où Ton peut quelque chose de cette entreprise.

ïe supplie très-humblement votre Éminence de me pardonner de ne je m'en revins hier au soir sans avoir eu Thonneur de rcceses commandements: je fus contraint à cela, parce que je me rvai mal. M. le duc d'Orléans vient de me mander qu'il m'enverra Hird'bni M. d*Ornano pour me faire ré|)onse, laquelle il a dér.irc ccrtcravcc le prince. Je dis hier à la reine l'ontrelicn c\uc\v\na\s

rbonueur d'avoir avec tous les deux ÈépèrétnenX^ qui fut bien i tueux et gradcux. J*ai dit à son altesse royale, que 8i l'on rctabli^gall le roi dans fion autorité, et que Ton donnrU un arrêt de justiltcation^ que votre Éinioetice douaeràit la p^aliâfaetion que Toei délire; qjmj difficilemetit pou\ait-ou accorder celte grande affaire pardesdéput^^l et^ttll fallait des perâonoeâ de réniproqtie coDriaQCO qui traita^sann IN choHes de gré à gré, il me t6m^>igna de p irole et de ge^te que cel^ lui revenait, et me répondit qu'il eu Cfjuféreriit avec «ou conseil Demaiu au matin j'espère être eu état d'aller porter sa réponse] V. É., Dieu aidant. *

On n'a pas trouvé dans les papiers de M. Vincent quelle fut la su de ces entremises qu'il tenait, comme nous avons dit, fort secrètes" mais le succès a fait voir que J>ieu y avait donné bénédiction, puisque peu de temps après, cet accommodement si important se traita^ et s'ac-

COMpUt.

Les troubles du royaume étant ainsi terminéii au dedaQH par la di-* vine miséricorde, M. Vincent ne laissa pas de faire toujours continuer en sa maison de Saint- Lazare les prières, les messes, les communions^ les jeûnes et autres eKcrciees de péniteuee qu'il y avait établis. Et comme on voulut lui persuader de tes faire cesser, attendu que ceH pratiques de pénitence étaient beaucoup à charge à la communauté, et que les divisions publiques et guerres civiles pour lesquelles on le^ faisait étaient finies, il répondit : « Non, non, il n enfant pas deraeu^ rer là, ri les faut continuer pour demandera Dieu la paiw généra le jl^H Et en effet, elles furent toujours continuées jusqu^an temps que cetfW paix tant désirée fut enfia heiireii^em?nl connUiii en Tau lij I6G0 c'est-à-dire huit ans après que ces pratiques de pénitence furent < mencdes, et si^ ou sept mois avant son d^cès; bien lui ayant voul donner avant sa mort la con^oUtioîi de voir le fruit de ses prièr^^ de ses jeàues et de m persévérance. ^H

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