CHAPITRE LI
us MALADIES DE M. VIUCENT, ET LE SAIST USAGE QU'iL EN A FAIT.
Pour faire un holocauste parfait de la vie de ce saint prêtre, et afin qu'il ne restât rien en lui qui ne fût consommé en l'honneur et pour l'arnoor de son souverain Seigneur, il fallait que les maladies ache- TBssent en son corps le sacrifice que les afflictions et les peines avaient commencé en son àme: c'est pourquoi Dieu voulut que pendant le cours de sa vie il fût sujet à diverses infirmités, et que sur la fin il fût exercé par de grandes et douloureuses maladies, pour mettre le comble à sa patience, et donner la couronne de la vie à sa persévérance et à son amour.
Koas avons dit en l'un des chapitres précédents, que quoiqu'il fût d'un tempérament assez robuste, il ne laissait pas d'être sujet à plusieurs infirmités, dont il commença à être molesté dès le temps qu il demeurait en la maison de Gondy, oii il tomba dans une grande ma«
ladie qui lui laissa les jambes et les pieds enflés oa telle sorte, qae cette incommodité lui a duré jusqu^à la mort.
Outre cela, il était, comme nous avons dit, fort susceptible des impressions de Tair, ensuite sujet à une petite lièvre qui lui était ordinaire, et laquelle lui durait quelquefois trois et quatre jours, d'autres fois jusques à quinze et plus ; pour laquelle toutefois il n'interrompait en aucune façon ses exercices ordinaires, se levant à quatre heures comme les autres, allant à féglise faire sa méditation et vaquant à ses autres occupations et affaires, comme s'il eût été en pleine santé. Il l'appelait sa petite fiévrote ; et il ne la guérissait que par des sueurs qu'il se procurait plusieurs jours de suite, particulièrement durant Tété : pour cet effet, pendant les plus grandes chaleurs, lorsqu'à peine on peut souffrir un drap sur soi la nuit, il était obligé de se couvrir de trois couvertures, et mettre à ses côtés deux gros flacons d'étaia pleins d'eau bouillante, et passer la nuit en cet état : si bien que le matin il sortait du lit comme d'un bain, laissant la paillasse et ses couvertures toutes pénétrées de sueur, et s'essuyant lui-même, sans vouloir permettre que personne le touchât.
Il n'y a point de doute que ce remède ne fût plus fâcheux que le mal même ; néanmoins M. Vincent s'en servait volontiers, nonobstant la très grande incommodité qu'il eu ressentait ; et le frère qui l'assistait d'ordinaire en cela, assure que cette mortification lui semblait insupportable, non-seulement en ce qu'elle ôtait à M. Vincent le repos de la nuit, ne lui étant pas possible de dormir en ressentant une telle violence ; mais à cause de l'excès de la chaleur qu'il lui fallait souffrir, qui ne pouvait que lui causer une extrême peine, puisque pendant Tété les moindres chaleurs semblent si fâcheuses et difficiles à supporter.
Or, comme ces grandes et longues sueurs jointes au défaut de sommeil, qu'il ne réparait par aucun repos volontaire durant le jour, l'affaiblissaient grandement, de là provenait que la nature succombant à la faiblesse, il s'endormait souvent en présence de ceux qui lui parlaient, et quelquefois même devant des personnes de grande condition ; il se faisait de grandes violences pour résister à ce sommeil, et au lieu de dire la cause de ces assoupissements, qui étaient le défaut de sommeil pendant la nuit, il ne l'attribuait qu'à sa miserai qui était le terme dont il se servait ordinairement.
Outre cette fiévrote, il a été longtemps sujet à une fièvre quarte, dont il était travaillé une ou deux fois chaque année : et néanmoins c'a été pendant le temps de ces fièvres que Dieu s'est servi de lui pour, faire la.meilleure partie des grandes choses dont il a été parlé ; et c'eot en ce temps-là qu'au lieu de se tenir en repos dans une iiUirmerie, il
a traTaillë avec plas d'assiduité et de bénédiction pour le serTicc de TEglise, et pour le soulagement et le salut des pauvres.
Il eut une grande et dangereuse maladie eu l'année 1645, pendant laquelle il eut la dévotion de communier tous les jours : la violence da mal ayant fait un transport au cerveau, il fut quelques heures en délire, durant lesquelles il no parlait que de l'abondance de son cœur, c'est-à-dire des paroles qui témoignaient les saintes dispositions dont il était rempli, et entre plusieurs autres, on lui entendit fort souvent répéter celle-ci: In spiritu humilUatiSj et in animocontrito, su^ctpianmr à le, Domine. C'est-à-dire, Daignez^ Seigneur ^ nous recevoir avec w esprit d*humiliti et un cœur conirit.
Il arriva pendant cette grande maladie de M. Vincent une chose digne de remarque, qni fut qu'un prêtre de sa Congrégation nommé ILDafoar, du diocèse d'Amiens, se trouvant pour lors malade dans la même maison, et apprenant que M. Vincent était en danger de sa vie, il fit poar ce père de son âme le même souhait que David avait bit autrefois pour Absalon son fils, qui était de mourir plutôt que lui, et, s'il était possible, de racheter sa vie aux dépens de la sienne : et OD remarqua que dès lors M. Vincent commença à se mieux porter, et la maladie de ce bon prêtre s'augmenta de telle sorte, que peu de temps après il mourut. La nuit qu'il trépassa, ceux qui veillaient M. Vinceut entendirent sur le minuit frapper trois coups à la porte de sa chambre, et allant voir qui avait frappé, ils ne trouvèrent personne ; et alors M. Vincent appelant un clerc de la Compagnie qui veillait, il lui fit prendre le bréviaire, et lui fit réciter quelque chose de l'Office des morts, comme sachant que le susdit prêtre venait d'expirer, sans néanmoins que personne lui en eût dit aucun mot.
Étant à Richelieu en Tannée 1649, il y fut attaqué d'une fièvre tierce, pour laquelle néanmoins il n'interrompit aucun de ses exercices, quoique les accès fussent assez longs et violents.
En Tannée 1656, il eut une autre maladie qui commença par une fièvre coDlinne de quelques jours, et qui se termina par une grande fluiion sur une jambe, qui le tint au lit quelque temps, et l'obligea de garder la chambre près de deux mois, avec une telle incommodité, que ne pouvant du tout se soutenir, il le fallait porter et reporter da lit auprès du feu : et ce fut seulement en cette maladie qu'on put gagner sur lui, et Tobliger de coucher dans une chambre où il y eût UDe cheminée, pour y faire du feu quand il était nécessaire pour remédier à ses incommodités.
Depuis ladite année 1 656 jusqu'à la fin de sa vie, il a eu de fréquentes attaques de fièvres, et d'autres maladies. Il passa un carême dans un grand dégoût, ne pouvant presque manger aucune chose. ^VaAxviée
f 65S il eut mal à un œil^ qui lui dura longtemp^^ et après aToir essayé plusieurs remèdes sans aucun soulagement, le médmu lui ordonna d'y mettre du san^d'un pigeon qu*on aurait fraîchemeul tné, et le frère chirurgien de la maison de Saint-Lazare ayant apporté te pigeon à cet effet j ïl ne put jamais souffrir qu*on le tuât, quelque raisou qu'on lui pût alléguer^ disant que cet animal innocent lui représentait son Sauveur, et que Dieu le saurait bien guérir par une autre Toie|j|| gui arriva en effet. ^^
Sur la fin de ta même année 1 658 , comme 11 revenait de la ville avec un autre prêtre, dans le petit carroRse^ la soupente se rompit^ et tout d'un coup le carrosse renversant lit tomber M- Vincent, qui heurta rudement m tète contre le pavé, dont il fut incommodé asse^ longtempSjj et à tel point qu'il pensait lui-même être en danger de mourir de cettô blessure, la fièvre étant survenue peu de jours après qu*il fut tombé*
Enfin, pour ne pas ennuyer le lecteur par le récit de toutes les autre?! maladies que Dieu a envoyées de temps en temps a M* VincenI pour exercer ?a vcrlu, il suffira de dire qu'il y a peu d'infirmités et d'incommodités corporelles qu^il n'ait éprouvées ; Dieu l'ayant ainsj vouhi, afin qu'il fût capable de compatir à celles du procliainj et par^ ticulièrement de ses enfants spirituels. 11 ne manquait pas aussi de lei visiter quand il pouvait dans les infirmeries et ailleurs, les édifiânt| consolant, et réjouissant en toutes rencontres. Lorsqu'il en trouvait quelqu'un qui semblait perBre courage, ou qui s'imaginait que soil mal, pour être long ou extraordinaire, le ferait mourir ou languir; après lui avoir dit quelques mots d'édification, pour loi aider à élevei son esprit en Dieu, il lui disait ordinairement, et surtout àu\ pluâ jeunes pour les encourager : ^ Ne craignez pas, mon Frère, j*ai eu cfl même mal en ma jeunesse^ et j*en suis guéri ; j'ai eu le mal de la courte-baleine, et je ne Tai plus ; j'ai eu dos descentes, et Dieu me l64 a remises; J'ai eu des bandeaux de tète, qui se sont dissipés ; des op^l pressions de poitrine et débilités d'estomac, dont je suis revenu j attendez avec un peu de patience, lui disait il, il y a sujet d'espérer qui votre indisposition se passera, et que Dieu m veut encore servir de vous: laissez'le faire, résignez-vous à lui avec paix et tranquillité, etc. • Mais pour venir à la plus gniTide et plus ft\cheusc de toutes les in-J commodités de M. Vincent, que Ton peut appeler uneespt'cede mai>! tyre, qui a enfin terminé sa via, et qui l'a rendu plus conforme aul souffrances de Jé^us-Christ ^ comme il avait toujours tâche de rèlre eu la pratique de ses vertus et dans l'imitation de ses travaux, i\ faul savoir qu'il a porté rincommodité de Tenflure de ses jambes et de sel pieds, dont nous avons parlé, Tespace de quarante-cinq ans ; et ellfl étaii qaelquetoiB si forte, qu'il avait grand'peine de se soutenir.
démarcher, et d'autres fois si enflammée et si douloureuse, qu'il était contraint de se tenir au lit. C'est pour cela qu'il fut obligé dès l'année 1632, lorsqu'il vint demeurer à Saint-Lazare, d'avoir un cheval; tant parce que cette maison est écartée de la ville, que par la multitude des affaires qu'il commença à avoir en ce temps- là, et qu'il a toujours eues depuis. Ce cheval lui a servi jusqu'en l'année 1649 que le mal de jambes augmenta notablement, à cause du grand voyage qu'il fit en Bretagne et en Poitou, en sorte qu'étant réduit à un tel état, qo'ii ne pouvait plus monter à cheval ni en descendre, il aurait été contraint de demeurer dans la maison, comme il y était tout résolu, si feo M. Tarchevêque de Paris ne lui eût commandé de se servir d'un petit carrosse.
Cette enflure de jambes allant toujour;? croissant, et ayant monté jusqu'aux genoux en l'année IG56, il ne pouvait plus les i)loyer que difficilement, ni se lever qu'avec de grondes douleurs, ni marcher qu'en s'appuyant sur un bAton : et ensuite une de ses jambes s étant ouverte à la cheville du pied droit, il s'y fit de nouveaux ulcères en l'année 1658, et les douleurs des genoux augmentant toujours, il ne fat plus en son pouvoir, au commencement de Tannée I05î), de sortir de la maison : il continua néanmoins quelque temps de descendre en bas pour se trouver à l'oraison en l'égli^îe avec la communauté, et pour y célébrer la sainte Messe, comme aussi pour assister aux conférences des ecclésiastiques en la salle destinée à cet effet : et pour ce qui est de la Messe, quelque temps après ne pouvant plus monter ni descendre les marches de la sacristie, il fut obligé de s'habiller et se déshabiller à l'autel : au sujet de quoi il disait quelquefois en riant, qu'il était devenu grand seigneur, parce qu'il faisait en cela ce qui n'appartient qu'aux prélats de faire.
Sur la fin de Tannée 1659, il fut obligé de célébrer en la chapelle deTinfirmerie : mais les jambes lui ayant enfin manqué tout à fait en Tannée 1660, qui fut sa dernière, il ne put plus dire la sainte Messe, mais il continua de l'entendre jusqu'au jour de son décès, q^ioicpTil souffrit une peine incroyable pour aller de sa chambre à la chapelle, étant contraint de se servir de potences pour marcher.
Cependant il diminuait tous les jours, et ne matigeait presque point; et dans cet état caduc, accompagné d'extrêmes infirmités, il voulait qu^on ne lui apportât que très-peu de chose, et rien de délicat : le médecin néanmoins et quelques personnes de condition et de trèsgrande vertu qui prenaient grand intérêt à sa conservation, le firent consentir, quoiqu'à grand'peine, qu'il prendrait tons les jours des consommés, et mangerait de. quelque poulet : mais dès la première ou seconde fois qu'on lui apporta cette nourriture, W (\\l c\vC AW\\x\
faisait mal au rcpur, qu'il n'en voulait plus prendre, et gagna sur ces personnes ([u'on ne lui en préseulerait plus ; ce qui n'emi)Mia pas toutefois qu'il ne s'appliquât toujours aux affaires, et qu'il ne réglât toutes choses à son ordinaire.
Ce bon serviteur de Dieu don^ était réduit à ne pouvoir plus marcher que sur des potences, et encore avec des peines indicibles, et môme avec un danger continuel de tomber pour ne pouvoir presque plus remuer les jambes. Cela fut cause qu'au mois de juillet de la même année 1 0(10 on le pria instamment de consentir que de la chambre continué à la sienne on en fit une chapelle, afîn que sans sortir il put entendre la Messe; à quoi il ne voulut jamais entendre, disant, pour raison, que les chapelles domestiques, destinées pour y célébrer la Messe, ne se devaient point permettre sans quelque grande nécessité, laquelle il ne voyait pas à son égard. On le pria au moins de trouver bon qu'on lui fît faire une chaise pour le porter de sa chambre à la chapelle de TinUrmerie, afin qu'il n'eut pas tant de peine, et qu'il ne se mit pas en dangtT de tomber en allant chaque jour entendre la sainte .Messe : son Inimilité trouva encore moyen d'empêcher l'effet de cette proposition jusqu'au mois d'août, que ne se pouvant plus soutenir sur ses potences, il consentit enfin qu'on lui fit une chaise, de laquelle il commença à se servir le jour de l'Assomption de la trèssainte Vierge, et continua environ six semaines jusqu'à sa mort : ce lui était une nouvelle peine d'encauser à deux frères qui le portaient, et pour cela il ne voulait jamais se faire porter qu'à la chapelle distante de sa chambre d'environ trente ou quarante p^s.
Certainement, quand bien même ce vénérable vieillard n'aurait eu aucun autre mal, que d'avoir été près de deux ans obligé de demeurer tous les jours depuis le matin jusqu'au soir, sans se pouvoir presque reniuer ni soulager, et particulièrement la dernière année, celui aurait été un grand exercice de patience : mais si l'on considère les grandes douh^urs que ses genoux enflés et 8(»s pieds ulcérés lui causaient sans cesse, et principalement durant la nuit, ne pouvant trouver aucune place ni posture qui fût propre pour le seulageri on reconnaîtra que sa vie n'était pour lors qu'un continuel martyre: mais outre tout cela, Dieu permit encore qu'il lui arrivât un autre sujet de souffrance, qui le rendit tel qu'on pouvait bien dire de lui, par conformité avec son divin Maître, qu'il était véritablement un hommede douleurs; ce fut une grande difficulté d'uriner qui lui survint la dernière année de sa vie, qui lui causa beaucoup de douleurs et d'incommodités ; car il ne se pouvait lever ni aider aucunement de ses jambes, et le moindre mouvement qu'il s'efforçait de faire en se prenant avec les mains a un gros cordon qu'on avait attaché à une solive de sa
diainbre, lai causait de très-sensibles douleurs, au plus fort desquelles on n*entendait sortir de sa bouehe aucune plainte ; mhis seulement quelques aspirations vers Dieu, répétant souvent ces paroles ! A mon Sauveur! mon bon Sauveur ! et autres semblables, qu'il proférait avec un ton de voix plein de dévotion, et jetant souvent les yeux sur une petite croix de bois où Jésus-Christ crucifié était dépeint, qu'il avait fait mettre vis-à-vis de lui tout auprès de sa chaise, pour sa consolation.
Parmi toutes ses douleurs il est toujours demeuré constant dans sa manière de vie dure et austère, n'ayant jamais voulu souffrir qu'on le couchât sur un lit mollet, mais se faisant mettre seulement sur une paillasse pour y passer cinq ou six heures de la nuit, non tant pour y prendre du repos que pour y trouver une nouvelle matière de souffrance; caries sérosités mordicantes qui coulaient pendant le jour des Dicëresde ses jambes en telle abondance qu'elles faisaient quelquefois an petit ruisseau sur le plancher, s*arrétant durant la nuit dans les jointures des genoux, lui causaient un redoublement de douleurs, dont la continuation et la violence le desséchaient et consumaii^nt petit à petit.
On le voyait ainsi affaiblir et diminuer tous les jours, et cependant Une désistait pas d'un seul moment de s'appliquer aux soins de sa Congrégation, des compagnies du dehors qu'il dirigeait et des autres affaires dont il était chargé; il envoyait quelques-uns de ses prêtres aux lieux oii il ne pouvait aller, leur prescrivant ee quMIs avaient à dire, et de quelle façon ils s*y devaient comporter; il recevait grande quantité de lettres, les lisait et y répondait. Il assemblait souvent les officiera dcsa maison et les assistants; il leur parlait h tous ensemble ou à chacun en particulier, selon qu'il était nécessaire; il s'informait deux de Tétat des affaires et en délibérait avec eux; il pourvoyait à tout et donnait tous les ordres nécessaires; il en> oyait des ouvriers pour travailler aux missions, et les assemblait pour convenir avec eux delà manière de les faire utilement et fructueusement.
EiiCn, parmi tousses efforts d'agir et de pâtir, la nature devint eu lui fii faible, qu'il ne pouvait plus s'applitpier ui parler* qu'avec grantl- [•eine;et néanmoins dans cet abattement d'esprit et de corp'^, il a fiiit des discours de demi -heure et plus avec tant de >igueur et de grâce que ceux qui i'écoutaient en étaient tout étomiés; et ils ont assuré depuis qu ils ne Tavaient jamais ouï parler avec tant d'ordre et d'énergie. Etcequi est encore digne d'admiration, est (|ue parmi toutes Ms angoisses si longues et si fâcheuses, il a toujours paru, tant à ceux delâmaison qu'aux personnes du dehors qui ruilaieiil voir, avec un ^rit doux, ua visage riant, et des paroles fort affables, de même que s'il eût été en pleine santé; que si on lui demandait des uoun^VW^ (\w
~ 236 — mal qu'il souffrait, il en parlait comme d'une chose dont il ne fallait pas faire p:rand cas, disant que ce n'était rien en comparaison dessouffrancesde Notre Seigneur, et qu'il avait mérité d'autres châtiments; et sur cela il détournait adroitement les discours de ce qui le conceiv naît, pour compatir à celui qui lui parlait, quand il le savait en quelque peine ou infirmité, comme si elle eût été plus sensible que ses propres douleurs.