‹ Vie de Saint Bernard, abbé de ClairvauxChapitre 29 sur 58 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

i ET L ÉGLISE ROMAINl

L'Église était menacée non moins gravement 1res points. Rome même, à cette époque (1145' proie à une révolution politique et religieuse; e qu'elle traversait allait arriver au dernier degré sous l'impulsion d'un moine que nous avons déji à cAté d'Abélard, mais qu'il faut maintenant é plus près : nous voulons parler d'Amauld de Bn

Né vraisemblablement vers la fin du onzième t d'une famille noble, Arnauld fut conrië de bonu un monastère ou à l'une de ces écoles institua soin des papes dans chaque évëché de l'Italie. ^ core , l'amour de la science le porta à quitter son j la France , qui était alors la première institutrice rope. Vers IHô, il suivit à Paris les leçons d'At il fut peut-être témoin de sa condamnation à en il2l. Au moins est-il sûr qu'il voua à son m affection que le temps et de communes inforlun

(1) Sur Arnauld de Rrescia,cr. Vacandard, Revue des Qui janvier IRBi , p. 52-lt4 ; Gieaebiecbt, Arnold ron Brescia 1873i Gaggia, Arnatdo da Brescia, Brescia IS8Î. Nous ti notre traTaîl de la Revue.

,;.;;,Gooslç

valent qu'affermir. Parlagea-t-il dès lors les erreurs du professeur de la montagne Sainte-Geneviève? Nul ne saurait le dire. La nature de son esprit le portait plutôt vers les questions morales que vers les spéculations métaphysiques. S'il hérita quelque chose d'Abélard , ce fut surtout une dialectique aiguisée, une ardente éloquence, et cet esprit d'indépendance qui devait plus tard dégénérer en révolte contre l'Église.

De retour à Brescia, il fut ordonné prêtre et entra dans un couvent de chanoines réguliers dont il devint bientôt après l'abbé, ou, pour parler plus exactement, le prévôt. Tout l'appelait à cet honneur et à cette dignité : la pureté de ses mœurs , son esprit de pauvreté, ses austérités même, sa science des écritures, son amour de l'étude, la perspicacité de son intelligence et l'originalité d'une parole toujours séduisante au service d'une morale sévère. Brescia en subit inévitablement le charme , et au bout de quelques -années Arnauld était placé à la télé du mouvement réformiste qui agitait la cité.

Comme la plupart des villes lombardes, Brescia faisait alors l'essai de la liberté, au moyen d'une municipalité à peu prés indépendante de l'Église et de l'Empire. Deux consuls annuels , élus par le peuple, la régissaient, cumulant les fonctions judiciaires et militaires. A côté de leur pouvoir, cependant, s'était maintenu le pouvoir de l'évéque. Et comme le prélat était le plus grand propriétaire du pays, — un cinquième environ du territoire brescian étant inféodé à son église, — ses nombreux vassaux lui assuraient une inOuence prépondérante dans la cité. De là, entre les deux pouvoirs, des conflits inévitables , oi!i se trouvaient engagés avec les passions politiques les intérêts de la religion.

A ces tentatives mal dirigées se joignait une autre cause

,;..; .,Coog[c

AHNAULD DE BRESCIA ET l'ÉGLISB ROMAINE. 247

de trouble. Les abus qui s'étaient introduits dans le clerçé sous le régime des investitures, la simonie et la clérogamie, s'étaient encore accrus à la faveur du schisme d'Anaclet. La nécessité d'une prompte et vigoureuse répression se faisait impérieusement sentir; aussi Manfred (1132-1133) y donna-t-il tous ses soins, dès le début de son pontificat. Après avoir épuisé à l'égard des coupables les moyens de douceur, il eut recours aux mesures énergiques ; il punit sévèrement quelques prêtres réfractaires et supprima leurs bénéfices. Mais les clercs dissolus, atteints ou menacés , se iig^ièrent contre lui et crièrent à la tyrannie, prétendant que le prélat réformateur violait les usages établis depuis un temps immémorial , non seulement à Brescia, mais dans toute la Lombardie et même dans toute la chrétienté. Le prétexte de la rébellion n'avait rien de canonique; mais, entre des usages sacrilèges et l'observation des canons , le choix des clérogames était fait. Arnauld fut le témoin attristé de ces discordes à la fois civiles et religieuses. Le spectacle qu'il avait sous les yeux fit naître dans son esprit des projets de réforme singulièrement hardis. Il crut remarquer que la richesse du clei^é et le pouvoir temporel de l'évêque étaient les causes principales des maux dont souffraient l'Eglise et la cité. Pour couper le mal dans sa racine, une mesure vio-' lente peut-être, mais efficace, ne s'offrait-elle pas naturellement h. la pensée? Dépouiller les couvents et les évêchés, et livrer leurs biens aux laïques comme aux seuls légitimes possesseurs, n'était-ce pas le moyen le plus sûr et le plus prompt de ramener le clergé à la pauvreté des temps apostoliques et par la pauvreté à la vertu? Ces idées poursuivirent Arnauld pendant quelque temps; et, pour en venir à la pratique , il osa formuler, dans ses sermons et ses harangues publiques, ces étonnantes propositions

â48 VIi: DE SAINT BERNARD.

qu'il devait plus tard répéter et développer à Rome : « Les clercs qui ont des propriétés, tes évoques qui tiennent des régales, les moines qui possèdent des biens ne sauraient faire leur salut. Tous ces biens appartiennent au prince ; et le prince ne peut en disposer qu'en faveur des laïques (1). v

Deux points rassortent clairement de celte doctrine : c'est, d'une part, l'incapacité du clergé à posséder, et de l'autreledroitabsoluduprince ou de l'État sur lapropriété en général. Ces principes n'ont peut-être rien qui choque certains utopistes modernes; au douzième siècle, ils durent surprendre à peu près tous les esprits. D'autres, avant Arnauld, la secte des apostoliques par exemple, avaient prêché la nécessité pour l'Église de retournera la pauvreté des premiers siècles chrétiens. Les Arialdistes, à Milan , avaient invoqué contre les simoniaques et essayé de remettre en vigueur les anciens canons qui réglaient l'administration et l'usage des biens ecclésiastiques. Quelques-uns enfm, comme le pape Pascal lui-même, avaient pu être tentés d'abandonner à l'Empire tous les fiefs détenus par les évêques et les abbés (2). Mais nul jusqu'à ce jour n'avait songé à nier absolument le droit de propriété que possédait l'Eglise : encore moins personne n'eùt-il entrepris de l'on dépouiller de gré ou de force.

Les difficultés de cette tentative n'arrêtèrent pas l'aventureux esprit du disciple d'Abélard, Séduit par la grandeur du but qu'il se proposait d'atteindre, entraîné par un zèle plus ardent qu'éclairé, il résolut de faire l'ap-

(1) « Dicebat nec clericos proprieUleiu , nec ppiiïcopas regalia, nec monadios posvssiones habentes aliqua ratione salvari posse-, cuncla h«c principis esse, ab ejusque beneGcenlia ia usum taotum laicoi'um cedere oportere. » Otlo Frising., Gala Frider., II, SO.

{2) t-'Merictt, II, SO etsuir.

ARNAUID DE BRESCIA ET L'ÉCLISE ROMAINE. 249

plication de ses principes à son propre pays. On devine aisément l'opposition formidable qu'il rencontra dans le haut clergé. Tant qu'il se borna « à tonner contre la simonie et le mariage des prêtres » et même « ù condamner, comme parle Gunther, le luxe des vêtements, les mets délicats, les jeux illicites, les plaisirs coupables des clercs, le faste des pontifes et l'orf^ueil des moines; » en un mot tant qu'il s'attaqua aux abus , il put trouver un appui dans les membres les plus honorables de l'Eglise de Brescia, L'austériti^ de ses mœurs, son renom de savoir, le prestige de sa piété, ta sincérité de ses convictions, qui donnaient à ses discours une si grande puissance, semblaient devoir précipiter les procès trop lents de la réforme religieuse. On croyait entendre dans sa voix ardente un écho de la retentissante parole d'un saint Pierre Damien ou d'un saint Bernard. Mais la partie politique de son programme aliéna ceux-là même qui auraient soutenu avec le plus de sympathie et de vigueur son entreprise si désintéressée. Il fallait .être, comme Arnautd, aveuglé par un amour-propre de théoricien, pour s'imaginer que l'évéque et les abbés consentiraient à le suivre jusqu'au bout et renonceraient à tous leurs droits, à toutes leurs prérogatives les plus légitimes, pour l'amour d'une idée révolutionnaire et anticanonique au premier chef.

Cette résistance inattendue irrita son orgueil. A bout de patience, il lit appel aux laïques pour imposer au clergé une réforme dont ce clergé s'obstinail à méconnaître les avantages ou même la justice. Bientôt les Gibelins de Brescia, les régalistes comme on disait alors, les nobles jaloux du pouvoir et des richesses du clergé , les déclassés, les envireux et les mécontents, tous ces éléments d'origine suspecte au regard de la religion et du patriotisme, formèrent, sous sa direction ou du moins sous son inspira-

250 VIE DE SAINT BER?iAHI).

tion, un parti imposant avec lequel Manfred et sos défenseurs furent contraints de compter [i).

La commune de Brescia traversa alors une crise terrible. La brièveté et l'incohérence des documents contemporains ne nous permettent d'en entrevoir le dénouement qu'à travers un léger voile. Mais des divers témoignagnes d'Othon de Freisingen, de saint Bernard et de Jean de Salisbury se dégagent au moins les faits suivants : un voyage de Manfred à Rome vers H38, une- insurrection pendant son absence, la tentative d'Arnauld pour l'empêcher de reprendre possession de son siège , l'appel et la condamnation du prévôt rebelle par le pape Innocent II au concile de Latran en H39 (2). On a cru longtemps que le 23= canon du concile , dirigé contre Pierre de Bruys et ses partisans, atteignait aussi Arnauld. Une accusation vague, portée contre son orthodoxie touchant l'Eucharistie et le baptême des enfants, adonné naissance à cette opinion. Mais ce soupçon, appuyé uniquement sur un on-dit, ut dicitur, ne parait pas fondé. Les invectives d'Arnauld contre le clergé, son attitude vis-à-vis de l'autorité épiscopale, et surtout ses théories sur l'incapacité du clergé à posséder formaient des griefs plus sérieui. « Pour arrêter la diffusion de sa pernicieuse doctrine, ditOthon de Freisingen, Innocent II le condamna au silence et k l'exil, » et défense lui fut faite de retourner à Brescia sans l'autorisation du souverain Pontife. Par un contre-coup facile à prévoir, les deux consuls qui représentaient son parti à la tête de la commune furent immédiatement chassés de la cité (3). La réforme suivit dès lors un

(1) « ClericoruDi ne episcoporum derogator.... Uicis tiintuni a<lalans. >.OlloFns\og.,loc.cU.C{. Hist. Poiitif,. ip- Mon. G., XX, 6.37.

(2) Ollo Frising., el l[iH. Po)Uif.,iot. cil.; Bern.,ei>. 105.

(3) Annal. J)rix.. ap. Mon. G.. XVlir, 812.

,i..;.,Coog[i:

ARNAULD IlE BHESUA ET h tiCLlSE HUMAINE. 231

cours lent, mais régulier, sous la conduite de Manfred.

L'année suivante, Arnauld expatrié, errant de ville en ville, entendit par-dessus les Alpes « un coup de sifflet » qui partait de France , et , reconnaissant à ce signal Abélard en détresse , vint se ranger auprès de son vieux maître, qui allait engager à Sens sa dernière bataille contre les champions de l'orthodoxie. L'abbé de Clairvaux les attendait de pied ferme. On sait comment l'agression tourna en déroute. " L'écuyer » fut enveloppé dans la défaite du M chevalier, » comme parle saint Bernard. Tous deux furent condamnés à la détention perpétuelle dans des cloîtres séparés. Mais la sentence ne reçut pas son applicalioa. Pendant que l'un allait chercher l'oubli du monde dans le monastère de Cluny, l'autre se retirait ostensiblement à Paris sur la montagne Sainte-Reneviève, déjà illustrée par le séjour qu'y avait fait Abélard, et il y ouvrit une école publique de théologie morale.

Arnauld ne compta qu'un petit nombre de disciples, et ces disciples, nous dit Jean de Salisbury, étaient fort pauvres, réduits même à mendier leur vie. Cet insuccès du nouveau professeur s'explique moins par le caractère de son enseignement que par l'horreur qu'inspirait naturellement au clergé la condamnation dont sa personne avait été l'objet. Ses leçons, assaisonnées d'ascétisme, étaient surtout polémiques. A Paris comme à Brescia, il dirigeait ses critiques contre le clergé séculier et régulier, condamnant spécialement le luxe et l'avarice des évoques, et flétrissant la richesse comme la véritable empoisonneuse de l'Église. Plusieurs de ses blâmes portaient coup; mais les vérités qu'il proclamait étaient mélangées d'erreurs manifestes , et ces erreurs étaient encore aggravées par te tour satirique de son langage. Les noms les plus respectés, la vie la plus pure, n'étaient pas à l'abri de ses

attaques, remarque un témoin , Jean de Salisbury. 1) dépeignait, par exemple , l'abbé de Clairvaux comme un homme « altéré de vaine gloire et jaloux de tous ceux qui avaient un uom dans les lettres ou dans la religion, s'ils n'étaient pas de son école (1). » Tant d'audace effrayait et tenait éloignés d'Arnauld les esprits modérés et soucieux de l'honneur de l'Éfflise.

L'abbé de Glairvaux, directement provoqué, releva le gant. Las de l'impunité dans laquelle l'autorité ecclésiastique laissait vivre « le schismatique incorrigible, le semeur de discordes, le perturbateur de la paix, le destructeur de l'unité, » comme il l'appelle, il se tourna vers le pouvoir civil et obtint « que le roi très chrétien chassât du royaume de France >> celui que l'Italie avait déjà exilé. Arnauld, contraint de changer encore une fois de résidence, se réfugia en Suisse et s'établit à Zurich, dans le diocèse de Constance (2),

La persécution ne refroidit pas son zèle. 11 reprit aussitôt ses prédications, et la semence qu'il jetait à pleines mains sur un sol déjà remué et préparé par l'hérétique Henri fructifia rapidement. Dons merveilleux de cet homme étrange I Sa parole était d'une douceur infinie, ses regards et tout son air pleins de séduction. Bien peu échappaient au parfum de mysticisme qui s'exhalait de sa personne et semblait former autour de lui une sorte d'atmosphère pénétrante. Ainsi enveloppé et fasciné, on ne songeait même pas à fuir la contagion funeste de son enseignement. Ses contemporains s'accordent à voir en lui un enchanteur. Othon de Freisingen et l'abbé de Clair mt à peu près les seuls qui aient découvert et sisi. Ponlif., lan. cil.

to Frisina., loc. Cil.; Bern., ep. 195.

ARNAULn DE BRESQA ET L'ÉGLISE ROMAINE. Î53

gnalé sous ces dehors d'une austérité singulière et charmante le masque hypocrite d'un séducteur dangereux. « Ses discours insinuants » sont un poison, écrit saint Bernard ; « ses paroles les plus douces ont un dard ; sa langue est un glaive aigu. Sa bouche est remplie d'amertume; il ne connaît pas le chemin de la paix : bref, c'est un ennemi de la croix du Christ (1). »

Le temps qu'Arnauld employa à endoctriner les Zurichois ne dut pas être long. Saint Bernard, ayant découvert sa retraite, écrivit aussitôt à Hermann, évëque de Constance , pour l'inviter à chasser le réformateur de son diocèse, ou même, s'il était possible, à l'enfermer en lieu sur, <■ de peur, disait-il, qu'il ne nuise encore en d'au- . très pays. » « 11 est impossible que vous ignoriez ce qui se passe chez vous... Chassé de Brescia, de l'Italie , de la France, Arnauld de Brescia opère maintenant lïniquité dans votre diocèse, nous dit-on, et dévore votre peuple comme une bouchée de pain... Plût a. Dieu qui! eiït une doctrine aussi saine que sa vie est austère! C'est un homme qui ne mange ni ne boit; il n'a faim et soif, comme le diable, que du sang des âmes... Par ses discours flatteurs et le semblant de ses vertus, il allèche les riches et les puissants. Puis, lorsqu'il a capté leur bienveillance, il s'insurge ouvertement contre le clergé, et, appuyé sur la force armée , il s'insurge enfin contre les évêques eux-mêmes et se déchaîne contre l'ordre ecclésiastique tout entier... Le seigneur Pape avait déjà ordonné de le lier; mais il ne s'est trouvé personne pour accomplir cette bonne action. Qui donc enfin liera ce loup féroce, afin qu'il n'escalade plus la bei^erie du Christ et n'égorge plus les brebis (2), »

(L) Bern., ep. 195; cf. Gualt. Ha|)es, IVugte cufial., Dist. 1, cap. 3i. 1^) Ep. 195, écrite en 1142 oii 1143.

âS4 VIE DE SAIM BERNARD.

L'évêque de Constance se mit-il en mesure de suivre les avis de l'abbé de Clairvaiix? et Arnauld fut-il secrètement informé de l'intention qu'on avait de sévir de nouveau contre lui ? De gré ou de force , quel que fût le motif de sa détermination, on le voit du moins, vers celte époque (1143), chercher un refuge en Bohême auprès d'un légat du pape, nommé Guy ou Guido (1). Ce prélat, — qu'il ne faut pas confondre avec son homonyme, disciple d'AbiJlard , et plus lard pape . — reçut le proscrit avec bienveillance et, comme tout le monde, il subit le charme de sa conversation. Toucbé de son infortune, il l'admit dans sa familiarité et ût même de lui son commensal.

Lorsque l'abbé de Clairvaux apprit cette mystérieuse nouvelle, il laissa éclater son étonnement et s'empressa d'adresser au légal des leçons de prudence : « On dit qu'Arnauld, ce monstre à tête de colombe et à queue de scorpion , que Brescia a vomi , que Rome abhorre , que la France a repoussé, que l'Allemagne abomine et que l'Italie ne veut plus recevoir, se trouve auprès de vous. Prenez garde, je vous prie, qu'à l'aide de votre autorité, il ne nuise davantage... Ne savez-vous pas quelles traces de son passage il a laissées partout? Ce n'est pas sans motif <iue le vicaire apostolique a forcé cet homme, originaire d'Italie, il passer les Alpes et ne souffre pas qu'il rentre dans sa patrie. La haine qu'il a en tous lieux suscitée contre lui est une preuve que sa condamnation n'a pas été arrachée subrepticement au souverain Pontife... Le fa-

(I) Sur cette légation, cf. Jaffé, Reyest., a' 8238; Annal. Grnii., ap. Mon. G., XVII, 651 ; Mou. Saiav., Mi., IX, 1S9. C'est bien m\irèi de ce Guy (Giesebrecht, Arnold, p. 16) qu'Arnauld dut se rêlugier; car la France, Vllalie et l'Allemague élaicnt fermées i l'eiilè. Cf. Beiu.,

Page 1