‹ Vie de Saint Bernard, abbé de Clairvaux [microform]Chapitre 60 sur 118 · AUX, D'APRÈS DOM MILLEY · texte numérisé non relu

AUX, D'APRÈS DOM MILLEY

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lieu de promenade ou de rep l'ombre et le frais. « Où finit 1( teur, commence le jardin part limites sont tracées par de p( l'Aube (1). » Aux heures du trav dez-vous des moines valides; le le bêcher, à l'ensemencer, à le roser.

Toujours plus à l'est, d'aprè Bernard fit construire la mais( particulièrement destinées au s étrangers (2) : l'entrée du mon l'ouest que dans les siècles post

Un puissant bras de l'Aube, 1 fut, comme nous l'avons dit, '\ Glairvaux, le long du coteau !

Monasterium vetusy où brusque replie vers l'est pour desservir lit, les moulins à huile et à farin tous les ateliers nécessaires à 1 nauté. Grâce à la description c nous a laissée de son parcours, différentes constructions qu'il a tes situées entre le mur méridi( que nous avons décrits. « Adm que le mur » du sud, « faisant fo met, le fleuve s'élance d'abord moulin où il est très affairé, e

(i) Descriptio situationis monasteri t. CLXXXV, p. 569.

(2) Voir les difFérenlés planches de I dans notre planche les n"" 73 et 74, yjE tum regio vêtus, voisins de l'entrée du

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repos : Je gazon, la verdure, it le verger, nous dit un visipartagé en carreaux dont les 3 petits ruisseaux dérivés de travail nïanuel, c'était le ren- 5; leur occupation consistait à i le sarcler et au besoin à l'ar-

iprès le plan de Dom Milley, laison des hôtes ^ et, la porte, au service des pauvres et des monastère ne fut reportée à postérieurs.

be, long de plus d'une lieue, lit, amené dans la vallée de" îau sud, jusqu'à l'entrée du squement il fait coude et se ervir, en retournant vers son farine, la tannerie, en un mot s à l'entretien de la commuion qu'un écrivain ingénieux >urs, nous pouvons visiter les l'il alimentait; elles sont tou- 5ridional et les lieux réguliers Admis dans l'abbaye, autant nt fonction de portier, le per- )ord avec impétuosité dans le ré, et se donne beaucoup de

'istei'u Clarmvallensis, apud Mîgne,

s de Dom Milley, et particulièrement 74, Mdes abbatUm antiqùa, Hospi- •ée du monastère.

mauyfiiaant^ tant pour broyer le froment sous le poids des meules, qae. p.our agiter le crible fin qui sépare la farine du son.

«Le voici déjà dans rédificevOiisimj il remplit la chaudière et s'abandonne au feu qui le cuit psur préparer la boisson des moines (la bière), si par hasar#îafcB|ng a donné à l'industrie du vigneron la mauvaise réponse èi- la stérilité.

« Mais le fleuve ne se tient pas pour quitte. Les foulons établis près du moulin l'appellent à eux. Dans le moulin, il s'est occupé de préparer la nourriture des frères; on est donc en droit d'exiger que maintenant il songe à leur habillement. Il ne contredit pas et ne refuse rien de ce qu'on lui demande. Il élève ou abaisse alternativement ces lourds pilons, ces maillets ou, pour mieux dire, ces pieds de bois (car ce nom exprime plus exactement le travail sautillant des foulons)... Quand il a fait tourner d'un tournoiement accéléré tant de roues rapides, il sort en écumant; on dirait qu'il est moulu lui-mêiiie.

a Au sortir de là, il entre dans la tannerie, oii, pour préparer les matières, nécessaires à la chaussure des frères, il montre autant çl'activité que de soin; puis il se partage en une foule de petits bras et va dans sa course officieuse visiter les différents services, cherchant diligemment partout ceux qui ont besoin de son ministère, pour quelque objet que ce soit, qu'il s'agisse de cuire, tamiser, tourner, broyer, arroser, laver ou moudre, offrant son concours, ne le refusant jamais. Enfin, pour qu'il n'y ait aucun remerciement qui ne lui soit dû, pour ne laisser aucune de ses œuvres incomplète, il emporte les immondices et laisse tout propre derrière lui.

« Le bras dérivé dans l'abbaye a donc rigoureusement terminé tout ce qu'il était venu faire; d'un cours rapide,

il va regagner l'Aube et verse dans son sein les eaux qu'elle nous avait fournies : le fleuve, d'abord appauvri et paresseux dans son ancien lit, reprend avec précipitation sa course un instant ralentie (1). »

Tel se présente à nous le vaste ensemble de constructions entreprises par les religieux de Clairvaux. Si, pour achever cette description, nous ajoutons que la petite cellule, occupée par le saint fondateur durant sa maladie, fut comprise dans la nouvelle enceinte au nord-est de l'église, et que la place laissée libre au nord et au chevet de l'église servit de lieu de sépulture pour les religieux et les novices, nous aurons une idée suffisamment exacte du plan du second monastère, au temps de saint Bernard (2).

. Il resterait à déterminer l'époque à laquelle ces travaux furent achevés. A cet égard, un seul point est sûr, c'est que la dédicace de l'église eut lieu avant l'année 1145 (3), probablement en 1138. Les évêques des diocèses voisins présidèrent la cérémonie; Bernard, malade et retenu au lit par une fièvre intense, eut la douleur de ne pouvoir y assister qu'en esprit. Ce fut sans doute vers le même temps que les religieux prirent possession des. lieux réguliers, cloître, chapitre, réfectoire et dortoir. A partir de cette date, le premier monastère devint la résidence à peu près exclusive des con vers et fut transformé en une véritable grange du type cistercien.

(1) Bernardi Vita, lib. ir, cap. y, ir 31. L'auteur de h Descriptio momsterii Clarevallis, &ip, Migne, t. CLXXXV, p. 570-572, n'a fait qye mettre de la couleur sur le dessin du biographe de saint Bernard.

(2) Voir planche, n«» 61 et 62, Cf. Henriquez, Fasciculus, ap'. Migne, t. CLXXXV^ p. 1559-60, cap. vi.

(3) Les FmgmmtQ' Gaufridi, qui soht de 1145, menUonnent cette dédicace {Ms. Parisiense, p. 10''). Cf. 1'° édit., t. ï, p. 418, note 4.

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