‹ Vie de Saint Camille de LellisChapitre 19 sur 49 · Guardi, Rislretlo cronologico ch-llu vita di San Camillo · texte numérisé non relu

Guardi, Rislretlo cronologico ch-llu vita di San Camillo

p. lt:J.

le Père Amadeo y fonder une maison. Le duc accueillit

les bous Pères avec la plus grande bouté, leur céda la maison et l'église de Saint-Thomas et les chargea du soin de l'hôpital.

Le mois suivant, on envoya des troupes italiennes pour recouvrer Canizza, place très importante de la Croatie, prise depuis peu par les Turcs. Le pape Clément. VIII et le grand-duc de Toscane demandèrent à Camille quelques-uns de ses religieux, pour assister, dans leurs armées, les malades et les mourants. Camille, accédant à leur demande, en accorda huit au Souverain-Pontife, cinq au duc. Tous travaillèrent avec une rare intrépidité pendant un an, et endurèrent, pour secourir les troupes, des fatigues incroyables à cause de la rigueur du froid et des incommodités sans nombre qui s'attachent d'ordinaire aux armées en campagne. Deux succombèrent à la peine, le Père Giovanni-Batista Picuro, Napolitain, et Hieronimo Bevilacqua, le premier dans l'armée du grand-duc, le second dans celle du Souverain-Pontife.

Pendant l'expédition, il survint aux Pères Ministres des infirmes quelques accidents extraordinaires que rapporte ainsi l'abbé Blanc.

« Le camp était établi sous les murs de Canizza ; on lança contre leur tente deux boulets de canon et trois balles de mousquets de gros calibre qui ne leur firent aucun mal; ce qui fut regardé comme une faveur de la Providence, car l'un des projectiles, du poids de quarante livres, passant au milieu d'eux pendant qu'ils étaient assis, s'abattit sur un coffre et brûla tout le linge propre qu'il renfermait, avec un manteau qui s'y trouvait aussi, mais respecta la croix qui se trouva intacte. Cet événement causa une grande surprise dans le camp et fut regardé comme un prodige. Un des principaux officiers de l'armée la demanda et la portait sur sa poitrine, comme une cuirasse impénétrable. L'autre projectile du même poids frappa les hampes du pavillon qu'il renversa, mit en pièces une chaise de bois sur laquelle se trouvait assis, un instant auparavant, le Père Picuro, qui confes-

Page 1