Ibid., n
196 VIK DE SAINT FRANÇOIS d' ASSISE
traita lui-même consciencieusement toutes les affaires, et néanmoins vécut toujours dans le recueillement. Dieu lui avait accordé le don des larmes, don qui n'a rien d'amer, mais qui renferme en lui une extrême plénitude de douceurs et de délices. L'Ordre des Frères-Mineurs le connaît sous le nom de « Magister lacrimarum : Maître des larmes (i) ».
Parmi les nombreux Frères qui se distinguèrent au couvent de Saint-Gall, à Florence, nous citerons encore Jean Borelli, Jean Monaldi, Joseph de Florence et Michel de Albertis, qui firent le plus grand honneur à l'Ordre et à l'Église (2).
Pendant que François était à Florence, trois pères de famille lui amenèrent leurs enfants pour qu'il les bénît; c'étaient trois fils. Use rendit aussitôt au jardin, y cueillit cinq figues, puis alla auprès des visiteurs inconnus, et en donna une à chacun des deux premiers enfants, et remit les trois autres au dernier, en lui disant : t Vous serez un jour mon enfant chéri », puis il les renvoya après les avoir bénits. Nous ne savons pas ce qui advint des deux premiers, mais le troisième, que François appela d'avance son enfant, entra dans l'Ordre et s'y distingua sous le nom de Fr. Ange. L'humilité et un grand amour pour la sainte Vierge furent ses principales vertus (3).