TV^ADDiNG, Annal. Minor., ad ann. 1211, n
2. Ibid., ad ann. 1220, n. 10. — La maison que les Frères obtinrent par l'intermédiaire de Pepulis et avec l'aide de concours matériels, était située au nord de la ville et se nommait S. Maria de Puliolis. Les Frères durent l'abandonner au bout de peu de temps à cause de sa situation insalubre, et se transporter dans le couvent nouvellement construit de « l'Annonciation de Marie » placé à la porte sud, dite Porta Steria. Le couvent de Puliolis fut occupé plus tard par les Augustins, et plus tard, encore, en i526, par les Sœurs de sainte Claire. — AVadding, Annal. Minor.. ad ann. 1211, n. 29, et 1220, n. i5.
les estima hautement à cause de leur humilité et de leur abnégation. Si, à leur arrivée, on les avait reçus avec de la boue et des pierres, maintenant on se pressait autour d'eux, on touchait et on baisait leurs vêtements avec vénération. La considération et Festime publique pour Bernard atteignirent un tel degré qu'il en fut effrayé et qu'il pria son Père de le retirer de ce poste pour se soustraire aux témoignages qu'on lui prodiguait. « Mon Père, écrivit-il à François, daignez envoyer d'autres Frères à Bologne, parce que je crains de ne pouvoir plus rien y faire ; et, au contraire, j'appréhende quelque dommage pour moi à cause des honneurs et de la considération dont je suis l'objet. » Quels ne furent pas la joie de François quand il lut cette lettre, et son amour pour son fils premier-né, qui le priait humblernent de l'arracher au danger des démonstrations de respect et de vénération. Il se rendit à ses sollicitations et envoya à Bologne d'autres Frères, qui travaillèrent avec le même zèle et le même succès que Bernard, et propagèrent FOrdre dans la Romagne (i).
Jetons, à la fin de ce chapitre, un regard en arrière, sur ce qui y a été dit. A peine une année s'était écoulée depuis que François accompagné de Fr. Sylvestre avait quitté la Portioncule pour prêcher au peuple, et déjà, en ce <:ourt espace de temps, il avait réconcilié et con-