‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 168 sur 239 · Acta SS., I, c · texte numérisé non relu

Acta SS., I, c

terrestres, quittèrent leurs palais et sollicitèrent leur admission dans de pauvres monastères. Des personnes unies par les liens du mariage se séparèrent d'un commun accord et entrèrent aussi dans les couvents. Les mères et leurs filles, les sœurs et les amies s'excitèrent réciproquement à se consacrer à Jésus-Christ dans la vie du cloître. Les femmes et les jeunes filles qui ne pouvaient abandonner leurs familles menèrent une vie monacale dans leurs maisons (i). Toutes brûlaient d'amour pour Jésus-Christ, toutes désiraient vivre de la vie très pure qu elles admiraient chez Claire, qui devint ainsi pour un grand nombre le chef d'une pieuse milice. On eût dit que le Psalmiste avait parlé d'elle en disant : « Toute la gloire de la fille du roi est au dedans avec des franges d'or; elle est couverte d'ornements variés ; les vierges seront amenées au roi après elle, ses plus proches vous seront présentées : elles seront présentées au milieu de l'allégresse et de l'exultation, elles seront conduites dans le temple du roi (2). »

Il ne faut pourtant pas se figurer que toutes les femmes appelées par Dieu se soient établies à Saint-Damien. Elles eurent le désir de se placer sous la conduite de François et de Claire, mais le Saint ne le permit pas. Il fut d'une grande prudence dans l'admission des postulantes: il ne voulut qu'un petit nombre d'âmes choisies. C'est pourquoi il prit lui-même la di-

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