‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 170 sur 239 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

FRANÇOIS DOUTE DE SA VOCATION DE PREDICATEUR IL DÉSIRE LA COURONNE DU MARTYRE

Le cœur et les sentiments de François étaient profondément religieux ; il aimait surtout à prier et à méditer dans la solitude ; c'étaient ses meilleurs moments, durant lesquels il s'abandonnait aux embrassements les plus ardents de Tamour divin. Le court repos qu'il avait goûté à la Portioncule et ses rapports, tout en Dieu, avec Tâme pure et embrasée de Claire le mirent dans une sainte joie. Son âme languissait et tout à la fois s'enthousiasmait pour Dieu. Il paraissait consumé par l'amour divin et il s'enflammait en entendant seulement prononcer ces mots : Œ Amour de Dieu. » Tout éveillait l'amour en lui. Son esprit exultait de joie pour toutes les œuvres divines. En les considérant, sa pensée se reportait vers l'éternelle Beauté, et les créatures formaient pour lui les échelons à l'aide desquels il montait vers le Créateur. La céleste bonté de Dieu se manifestait pour lui en toutes choses ; il découvrait dans sa perfection une harmonie incomparable qui réjouissait son oreille et son regard, et élevait son cœur vers le Ciel (i).

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