Ibid., n. 39. — S. Bonav., c, v, n
coutume de le faire, la permission de prêcher. « Frère, lui répondit froidement le prélat, il suffit que je prêche moi-même à mon peuple. » Le Saint se retira humblement. Une heure après, il revint solliciter la même autorisation, ce qui étonna fort Févêque. < Monseigneur, lui dit alors François, quand un père chasse son fils par une porte, celui-ci ne doit-il pas rentrer par une autre? » L'évêque fut désarmé. Il embrassa le solliciteur en lui disant : « Désormais, vous et vos Frères vous pourrez prêcher dans mon diocèse; je vous donne toute liberté à cet égard, car votre humilité le mérite (i). »
Petit à petit, il se rapprocha du Piémont. Parmi les villes qu'il doit avoir traversées, on cite Caira, où. il guérit une jeune fille sourdemuette, Cortemilia, Asti, Chiéri (2), Moncalieri, Turin, Avigliano et Suse. Après cette dernière localité, il franchit les Alpes et entra dans la France, qu'il paraît avoir traversée rapidement et sans s'arrêter. Du moins Wadding ne cite aucun endroit où il aurait séjourné (3).
Nous le retrouvons de nouveau, pour la première fois, à Logronno, une ville de la Vieille- Castille, où il s'immortalisa par un acte dune éminente compassion chrétienne. En eff"et, dans
1. CÉLANO, Vita II, p. III, c. Lxxxv. — s. BONAV., c. VI, n. 82. — Waddinc, Annal. Minor., ad ann. I2i3, n. 56.