‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 214 sur 239 · A\"adding, ibid · texte numérisé non relu

A\"adding, ibid

PREMIÈRE VISITE DE l'aLVERNE 277

ses serviteurs indignes et inutiles. Ce que nous avons reçu jusqu'ici permet d'espérer que nous recevrons chaque jour le nécessaire. Au cas cependant où cela nous paraîtrait insuffisant, il y ajoutera davantage, si nous persévérons dans l'observation de ses divins commandements. Jetez tous vos soucis dans le sein de Dieu, qui nous nourrira sur cette montagne ; car il a aussi nourri Elie dans le désert, Antoine et Paul, dans la solitude. Les oiseaux du ciel ne sèment ni ne récoltent, et cependant le Père céleste les nourrit; combien plus ne donnera-t-il pas le nécessaire à ses serviteurs, lui qui n'abandonne jamais entièrement le juste dans la tempête, dont le regard veille sur ceux qui le craignent et se confient en sa miséricorde pour sauver leurs âmes de la mort et les nourrir au temps du besoin. Ne vous appuyez pas sur les princes de la terre, et ne placez pas votre espérance et votre confiance dans les propositions généreuses de votre grand bienfaiteur Orlando, car « maudit < l'homme qui se confie dans l'homme, et qui se « fait un bras de chair (i) ». Orlando agit noblement avec nous, il fait ce qui est de lui ; nous ne devons donc pas non plus négliger ce qui nous regarde, c'est-à-dire que nous ne devons pas manquer à la sainte pauvreté, en comptant trop sur les biens de ce seigneur comme sur des trésors entièrement à notre disposition. Croyez, mes chers enfants, que le meilleur moyen d'écarter

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