‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 213 sur 239 · S. BoNAV,, c. VII, n · texte numérisé non relu

S. BoNAV,, c. VII, n

de satisfaction à nos frères les oiseaux (1). » En arrivant au sommet de la montagne, François fut charmé de la solitude du lieu et, surtout, de la simplicité avec laquelle les Frères s'étaient installés. Après s'être restauré, il remercia le comte avec une profonde émotion du don qu'il lui avait fait, et le pria de lui faire construire, sous un grand hêtre, non loin des cellules des Frères, une petite cabane avec une chapelle. Orlando acquiesça très volontiers à cette demande, mais incomplètement satisfait, le noble comte dit aux Frères : « Maintenant que votre fondateur a accepté cette montagne que je vous avais donnée, il y a deux ans déjà, vous devez considérer ce lieu comme vous appartenant, et compter sur moi et les miens comme vos protecteurs et soutiens dans toutes vos nécessités. Vous ne pourrez pas me faire de plus grand plaisir que de vous adresser très souvent et à chaque occasion à moi, comme à votre serviteur, et, si vous méjugez digne de cette grâce, comme à votre frère. » Les Frères le remercièrent profondément de tant de bonté (2).

François témoigna aussi sa vive gratitude, mais la grande bienveillance du comte lui inspirant des craintes pour sa chère pauvreté, il dit un peu plus tard aux Frères : « Mes chers enfants, c'est un inexprimable bienfait de Dieu d'avoir incliné les cœurs des fidèles vers nous,

1. Wadding, Annal. Minor., ad ann. I2i5, n. i3. — S. BoNAV., c. VIII, n. 118.

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