‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 35 sur 239 · CÉLANO, ibid · texte numérisé non relu

CÉLANO, ibid

que, tout contristé et baigné de larmes, il implorait la miséricorde de Dieu, Jésus-Christ lui apparut sur la croix. Cette vue le remplit de consolations célestes et toute tentation disparut. Le souvenir des souffrances de Notre- Seigneur s'imprima dans son âme avec une telle force que depuis lors, ainsi qu'il l'avoua vers la fin de sa vie, la simple pensée de la Passion de Jésus-Christ, ou la vue du crucifix lui faisait verser des larmes abondantes (i). Cette apparition accrut son zèle ; plus encore que par le passé, il s'appliqua à la prière et aux œuvres de pénitence et d'abnégation. Ainsi que le fait remarquer saint Bonaventure, il prit pour lui les paroles de FEvangile : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce lui-même, qu'il porte sa croix chaque jour et me suive (2). »

Le docteur séraphique (3), parlant de la vie que menait alors François, fait cette observation : A partir de ce temps, il se revêtit de lesprit de pauvreté, du sens de Thumilité et de Famiour de la piété la plus profonde. Tandis que, dans le passé, il redoutait le contact des lépreux, et même évitait de les regarder, maintenant, pour l'amour de Jésus, il leur rendait avec une pieuse compassion les plus humbles services. Il visitait souvent leurs demeures, leur remettait de larges aumônes, et baisait charitablement leurs mains et leurs lèvres. Il

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