CHAPITRE V
FRANÇOIS RENONCE SOLENNELLEMENT A l'héritage PATERNEL
Il en est de la vie spirituelle comme de la vie naturelle; les bonnes et les mauvaises dispositions, les peines et les joies, les luttes et le calme se succèdent tour à tour. Il en fut ainsi chez François. Il semble avoir joui de quelque repos, et s'être laissé aller de nouveau à la joie et à Tespérance.
Un jour quil implorait avec ardeur la miséricorde divine, Dieu Fassura que bientôt il lui ferait connaître ce qu'il aurait à faire. Dès lors il fut si heureux qu'il ne se sentait pas de joie ; toutefois il ne voulut confier son secret à personne ; il dit seulement qu'il n'irait plus dans la Fouille, mais qu'il ferait de grandes choses dans sa patrie. Aux amis dont il s'était séparé par la pensée, mais pas encore en fait, à ceux qui avaient remarqué son changement, et qui récemment lui avaient demandé en plaisantant s'il songeait à prendre femme, il répondait d'une manière évasive et sous forme d'énigme (i).
Ainsi qu'il arrive pour les cœurs purs, François trouvait un charme particulier à la con-