Très socii. c. in, n
LE FO^'DATEUR D ORDllE 79
me les a octroyés, distribuer tous mes biens, comme il vous paraîtra le plus expédient. — Demain matin, répartit François, nous irons à réglise, et nous apprendrons par Tévangile ce que le Seigneur enseignait à ses disciples (i). » Le lendemain matin, accompagnés de Pierre Cattani, jurisconsulte et légiste éminent (2), qui désirait également devenir disciple de François, ils se rendirent à Téglise Saint-Nicolas (3), et prièrent Dieu très instamment de leur donner la lumière nécessaire dans cette affaire importante. Après quoi, le Saint, tenant FEvangile dans les mains, se prosterna à genoux devant Tautel, ouvrit le livre et tomba sur les mots suivants : « Si- tu veux être parfait, va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; viens ensuite et suis-moi (4). » Très réjoui et remerciant Dieu, François ouvrit une seconde et une troisième fois le livre, en invoquant la sainte Trinité, et rencontra ces mots : « Ne portez rien en route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez point deux tuniques (5). » Et : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce lui-même, qu'il porte sa croix et me suive (6). » — « Mes Frères ! s'écria-t-il alors, voilà quelle sera notre vie et notre règle; quelle sera aussi la vie et la